Chers Amis,
SOUVENEZ-VOUS,
En 2005 la LDF présentait lors du Colloque organisé par l'IEPS (Institut d'Etudes Politiques de Santé) un dossier sur l'amélioration de la prise en charge des diabétiques de type 2 (DT2). Nous avions à l'époque prononcé le mot de « desease management » et insisté sur l'importance d'inclure l'éducation thérapeutique dans le parcours de soins. Nous proposions concrètement une éducation thérapeutique de groupe dispensée par les paramédicaux et payée au forfait, tel que proposé dans les maisons du diabète.
1940/2007 ... Depuis sa création la LDF est restée sur la même trajectoire, avec les mêmes objectifs et les mêmes priorités. Elle a apporté sa contribution déterminante au concept et soutien à la création de la première Maison du Diabète par Lucien HANICOTTE à l'époque premier vice-président de la LDF.
J'ai à mon tour, mis toute mon énergie dans la création de la Maison DOC* de Saint-Maur des Fossés dans le Val de Marne il y a quatre ans, et aujourd'hui dans celle de la Maison DOC de Paris Rive Gauche, dans les locaux du Centre de Santé de la MGEN, un des plus grands centres de santé de la capitale.
Que la MGEN, la plus grande mutuelle de santé française, soit la première à mettre en place une « consultation de prévention » et s'implique dans la création de la Maison DOC est à mes yeux d'une importance capitale.
Notre grand combat va maintenant être de faire des médecins des partenaires de notre démarche, de travailler avec eux afin qu'ensemble nous fassions de ces structures d'accueil un défi aux complications dues au diabète et un pari à une meilleure qualité de vie.
Il nous faut agir vite et efficacement face à l'épidémie de diabète à laquelle nous assistons. Nous n'avons plus de temps à perdre et n'avons pas le temps d'attendre que l'éducation thérapeutique des diabétiques de type 2, reconnue pourtant et enfin aujourd'hui comme première étape du traitement et prise en charge de la maladie, soit une réalité dans les faits. Utopie de penser que les médecins libéraux ont ou auront la possibilité d'assurer cette éducation.
Parce que nous pensons que les patients ont une part de responsabilité dans la qualité des soins qu'il leur sont prodigués et que les associations doivent s'emparer des pouvoirs qu'ils leur ont été donnés pour être des forces de propositions et de changements, nous continuerons, et j'y veillerai personnellement, à assumer ce rôle.
Vous le savez, en 65 ans, la LDF s'est dotée de 4 présidents et 4 secrétaires généraux, tous diabétiques, non rémunérés, un Conseil d'Administration composé uniquement de diabétiques dont 3 (2 DT1 et un DT2) depuis plus de 50 ans.
Nous sommes particulièrement heureux de voir qu'aujourd'hui, d'autres associations commencent à partager notre point de vue sur la priorité à donner à l'éducation thérapeutique.
*Diabète, Obésité et risque Cardiovasculaire