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À
la botte ou à la patte ?
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Le diabétologue ne peut pas guérir le diabète. Une fois
admise cette notion simple mais insupportable pour un médecin,
il lui reste à aider, conseiller et surveiller le diabétique.
Il se crée ainsi un lien fort entre le pa-tient et lui. De son
côté diabétique réclame un soutien sans faille . Sans parler de
sa compétence , la disponibilité du médecin est un impératif qui
ne souffre ni manque ni approximation. Le diabétique ne comprendrait
pas qu'en cas de malaise, de fièvre, de problème dans sa vie courante,
le bon docteur ne puisse répondre vite et précisément . En bref,
le praticien se doit d'être, dans la meilleure acception du terme,
" à la botte " de son patient.
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En
revanche, le diabétique est lié à son médecin par les mêmes rigidités.
A qui avoir recours en cas de besoin ? Quand faire les examens
pé-riodiques pour évaluer le retentissement du diabète ? Comment
savoir si les risques évolutifs sont importants ? Quelles sont
les adaptations théra-peutiques nécessaires si on part en voyage,
en vacances ? En bref, le diabétique a un véritable " fil à la
patte " qui le relie à son diabétologue et plus généralement à
l'équipe qui le prend en charge.
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Est-il possible de développer une sorte de relation élastique
qui permettrait en toute convivialité que le diabétique, tout
en conservant son in-dépendance, puisse rester en contact avec
son médecin ?
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Manifestement
la poste n'est plus le moyen privilégié : trop lente pour un conseil
thérapeutique. Le téléphone pourrait être utilisé : rapide, efficace,
précis. Mais pitié pour le docteur !
Ce qui peut convenir pour quelques personnes ayant des problèmes
d'urgence ne peut permettre de surveiller et conseiller 400 personnes
( si on ne compte que les adhérents de l'AMPEM )
Nous
avons donc mis en œuvre, les adhérents de l'AMPEM et le service
de diabétologie, une étude qui utilise les possibili-tés de communication
de l'ordinateur : à un bout le diabétique, à l'autre bout le médecin.
Entre les deux un programme qui permet l'envoi d'un carnet électronique.
Le recueil des glycémies est automatique.
Le diabétique conserve ses observations et envoie par E-mail un
double à son mé-decin. Il reçoit en retour, toujours par E-mail,
les remarques et conseils éventuels inspirés par son état .
Même la Sécu n'avait pas rêvé une telle relation. Il est vrai
que nous n'avons pas réclamé d'argent ( pour l'instant).
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Professeur
Léon PERLEMUTER
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