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Diabétologues
HEU...REUX et diabétiques bien portants:
faut-il créer un réseau ?
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Le diabétologue est-il un homme HEU...REUX ? De temps à autre
le Président de votre Association préférée se pose la question
avec certains de ses collègues. En effet, le propre d'un bon docteur
est de guérir ses patients: avec un peu de compétence et de chance
il y arrive dans beaucoup de cas. D'ailleurs lorsque le médecin
ne sait pas guérir le malade, celui-ci a souvent la gentillesse
de guérir tout seul. Mais voilà, avec le diabète on ne plaisante
plus: le médecin doit accepter quelque part un échec.
Il doit se dire HEU...REUX puisque son patient ne meurt plus
depuis 1922, date de la découverte de l'insuline.
En revanche il lui faut s'occuper "du reste" c'est-à-dire
de l'accompagnement à la vie de son patient. Ainsi le couple médecin-diabétique
est marié pour le meilleur et pour le pire. Connaître les insulines,
les techniques d'injections, la diététique est, pour le médecin,
la base du métier. Encore faut-il lire la littérature, courir
les congrès, être à l'affût des nouveautés, juger des traitements
en fonction de leur efficacité et des avantages qu'ils procurent
et ne pas trop se fier aux modes.
Ouf! Quant à lui, le diabétique va bien, Dieu merci! Certes il
doit injecter son insuline, mais c'est supportable. Il doit régler
son alimentation mais ça peut aller. Il doit surveiller ses glycémies
mais ça n'est pas la mer à boire. Il doit éviter les hypoglycémies,
adapter ses doses d'insulines, surveiller ses pieds. Ouf! Pour
rester en bonne santé ça fait tout de même de l'occupation. L'apprentissage
de cette gestion de la santé dépend, pour beaucoup, de la qualité
de l'équipe diabétologique mais également de la formation du médecin
traitant et même des infirmier(e)s de ville et du pharmacien,
sans oublier le podologue. Ça fait du monde.
Afin d'améliorer
la prise en charge des diabétiques un certain nombre de collègues
diabétologues , médecins généralistes, paramédicaux ont imaginé
de créer un réseau où chacun trouvant sa place serait à la disposition
des diabétiques. Un tel réseau fonctionne déjà dans l'Essonne
par exemple.
Une première évaluation est en cours qui nous permettra de savoir
si cette réalisation est viable et rentable au double plan de
la santé et des économies. Si tel était le cas il nous appartiendra
de passer également à l'acte et de constituer un beau réseau.
Professeur Léon PERLEMUTER
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