C'est... TOUT NEUF !
 
  Bon chien, chasse l'hypo  
 
Professeur L.Perlemuter
 
 

Les Anglais sont de grands amis des animaux et c'est réciproque. Lisez plutôt Dans la prestigieuse revue British medical Journal , Mimi Chen, Mark Daly et coll. de Liverpool, publient un travail intitulé : Detection non invasive de l'hypoglycémie par un nouveau système d'alarme parfaitement biocompatible et agréable à utiliser.
Pour ne pas vous faire languir, vous trouverez dans cet article la photo du système en question. Les auteurs insistent sur ce système qui détecte les hypoglycémies avant qu'elles ne se produisent, en l'absence de tout symptôme et particulièrement efficace et " amical ".
Le premier cas est celui d'une femme de 66 ans traitée par 2 injections d'insuline par jour depuis 1979. Depuis 1999 elle a eu des épisodes d'hypoglycémie le soir et la nuit avec sueurs irritabilité, anxiété et faiblesse. Depuis un an, Candy sa petite chienne bâtarde, avant qu'aucune manifestation apparaisse, saute, se cache sous une chaise ( photo) et ne sort de sa cachette que lorsque sa maîtresse a absorbé du sucre. Les glycémies capillaires sont en effet à 0,20 g./l.

 
 



Le deuxième cas
est celui d'une femme de 47 ans, traitée par deux injections d'insuline par jour depuis cinq ans.
Elle éprouve une à deux hypoglycémies chaque semaine, surtout la nuit, avec des sueurs, des sensations de malaise et souvent des signes de confusion.
 

Depuis un an, sa petite chienne Susie, une bâtarde, vient la pousser du museau pour la réveiller, et ne repart se coucher qu'après que sa maîtresse ait absorbé du sucre . Pendant ces épisodes, la glycémie capillaire est constatée à 0,36 g./L. A noter que pendant ce temps le mari continue à ronfler tranquillement ! Enfin, il arrive même à Susie de refuser ses friandises lorsque sa maîtresse doit sortir faire ses courses et qu'elle n'a pas pris de sucre.

 


Le troisième cas est celui d'une femme de trente-quatre ans, diabétique de type 1 traitée par insuline depuis 1970 et n'ayant plus de symptômes l'avertissant d'hypoglycémies surtout nocturnes. Son golden retriever de 3 ans, Natt, s'agite met son museau sur ses genoux pendant la journée et aboie la nuit et gratte à la porte de sa chambre en cas de menace d'hypoglycémie. Les chiffres constatés sont de 0,20 à 0,30 g./L.

 
 


Les auteurs concluent sur le fait que la plupart des chiens peuvent détecter non seulement un malaise imminent chez leurs maîtres mais que beaucoup pourraient peut- être subir un entraînement pour augmenter leur capacité à reconnaître les hypoglycémies.

Ah ! Ces Anglais ! Leurs animaux nous tiendrons toujours en haleine !