C'est... TOUT NEUF !
 
Brèves de congrès : ALFEDIAM Bordeaux 2003. (chap. 1)
Pr. Léon PERLEMUTER

Bordeaux fut cette année le siège de tout ce que les pays francophones comptent de diabétologues et de professionnels de santé impliqués dans le diabète. Remarquable congrès où la qualité des travaux présentés était excellente. Nous avons choisi quelques unes de ces présentations pour leur importance et l'intérêt. Tout en restant aussi proches que possibles de l'objectivité nous avons émis quelques commentaires qui, comme en politique, n'engagent que ceux qui les lisent. Quoique dans notre cas….
Nous avons essayés d'être aussi simples que possible, pour que tout visiteur comprenne, en conservant la précision des communications.
Voici ce que nous avons retenu . A vous de nous dire si cela vous incite à poser des questions.

 

1 - Insuline mon beau souci
 
La recherche de l'insulinothérapie idéale est , comme la conquête du Graal, l'apanage de diabétologues sans peur et sans reproches, accrochés au bien absolu : la seule et vraie prescription qui maintienne une glycémie quasi normale ; L'irruption sur le marché de nouvelles insulines fait renaître à chaque fois l'espoir de la perfection. Voici une tentatives digne de louanges.

Combinaison optimisée d'analogues de l'insuline rapide (lispro) et retard (glargine) dans le traitement intensif du diabète de type 1 (G Bolli et coll. Université de Perugia, 06126 Perugia, Italie)
Deux idées ont tarabusté les auteurs :
1) La glargine, qui porte le doux nom de Lantus dans plusieurs pays européens, peut être administré avec la même efficacité soit avant le dîner, soit avant le coucher vers 23 heures, contrairement à la NPH qu'il est préférable d'injecter au coucher . Dans cette optique trois groupes de diabétiques ont bénéficié de l'étude :
- groupe 4N : continuation de la NPH 4 fois par jour (N = 17),
- groupe GD : glargine 1 fois par jour au dîner (N = 17)
- groupe GC : glargine 1 fois par jour vers 23 h (N = 17).

2) La glargine améliore mieux l'HbA1c que la NPH administrée 4 fois par jour.
121 patients , tous traités par lispro à chaque repas, ont été suivis un an après randomisation de l'insulinothérapie basale avec NPH 4 fois par jour (N = 65) ou glargine 1 fois par jour au dîner (N = 61).
Conclusion : l'insuline glargine peut être administrée indifféremment au dîner ou au coucher. Comparativement à l'insuline NPH administrée 4 fois par jour, l'insuline glargine administrée au dîner, réduit l'HbA1c de 0,4 % supplémentaire grâce à une baisse des glycémies préprandiales. Il est important de noter que cette amélioration s'accompagne d'une réduction et non d'une augmentation des hypoglycémies.
La tolérance ? Il n'y a pas que des maisons pour ça !

Ainsi la glargine est une belle et grande insuline. Mais La NPH injectée 4 fois par jour ? N'y aurait-il pas certaines superpositions qui pourraient inciter à penser que ce n'est pas la méthode idéale ? Parfois on pourrait penser que le diabétologue n'est pas le diabétique

 
   
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