Manifestement les résultats du
traitement du diabète ne sont pas spectaculaires sur
léquilibre glycémique. Ainsi lhémoglobine
glyquée (HbA1c) est à un taux de 9,5 % avec un pic
de 11,5 % vers 18 - 19 ans, ce qui signifie des glycémies
moyennes largement au-delà de 2.50 g./L. On note que deux
hommes et huit femmes ont eu une céto-acidose sévère
(1 décès) et une hypoglycémie grave avec
séquelles portant sur la mémoire.
Les
médecins et les diabétiques sétaient
donnés cependant beaucoup de mal puisque les multi - injections
( au moins trois injections par jour) passent de 47 à 80
% sans différence significative de l'HbA1c. L'autocontrôle
s'améliore dans 46 % des cas et se détériore
dans 54 % des cas. Le poids augmente au cours du temps. L
index de masse corporelle ( IMC ou BMI ) , normalement inférieur
à 25, sélève chez les diabétiques,
montrant un surpoids chez 21 % des jeunes femmes diabétiques
au début de létude et 54 % à la fin.
Chez les hommes ces chiffres sont de 2 % au début et 28
% au terme de létude.
Concernant
létat psychologique qui était la partie
la plus originale de cette étude, un certain nombre de
faits sont très intéressants et les auteurs soulignent
quil existait une bonne corrélation entre les réponses
des enfants et des parents.
Au
début de l'étude les filles avaient plus de réactions
émotionnelles et moins d'estime de soi. Un suivi psychiatrique
fut nécessaire chez 10 % des garçons et 23 % des
filles pour dépression, troubles du comportement alimentaire,
tentatives de suicide. Une jeune diabétique évolua
vers un état schizophrénique.
Léquilibre
du diabète était-il lié à des problèmes
de comportement ? Pendant les 8 ans de létude les
troubles étaient statistiquement plus fréquents
en cas de taux élevés d'HbA1c, mais seule la survenue
de céto-acidose, cest-à-dire de déséquilibre
grave était prédictive de troubles psychologiques
sévères.
Anxiété
et dépression étaient plutôt liés à
des taux d'HbA1c plus bas.
Les
auteurs concluent en insistant sur le fait que la prise en charge
psychologique des jeunes diabétiques est probablement insuffisante
et doit être accrue lors du passage de ladolescence
à lâge adulte.
Pr.
Léon Perlemuter