Prévenir
le diabète : est-ce possible
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Pr
Léon Perlemuter
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Voici
deux études qui viennent de paraître dans le fameux New
England Journal of medicine (vol 346 N°22 du 30 mai 2002.
Ces deux études ont pour objectif de définir les moyens
qui pourraient servir pour prévenir l'apparition du diabète.
Dans les deux cas elles étudient les moyens de défense
de l'organisme mais elles sont très différentes dans
leurs méthodes |
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L'insuline pour empêcher le traitement par l'insuline. Est-ce
bien raisonnable ?
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Le
Diabetes Prevention Trial, est un groupe de chercheurs dirigé
par le très grand diabétologue J. Skyler de l'Université
de Miami. Ce groupe a rétudié 84228 parents (1er et
2e degré) de diabétiques dot 3152 avaient des anticorps
dirigés contre leurs cellules sécrétant de l'insuline.
De cet ensemble de personnes ils en ont testé, par des moyens
très sophistiqués, immunologiques et génétiques,
339 qui avaient plus de 50 % de risque de devenir diabétiques
insulinodépendants dans les cinq ans. Et devinez quoi ? Ils
ont tiré au sort deux groupes de patients : les uns ne recevaient
rien et les autres étaient traités par de petites doses
d'insuline (0,25 U./kg). Et pourquoi l'insuline ? Dans l'espoir que
ce traitement permettrait de bloquer la réaction immunologique
qui détruit les cellules du pancréas. Après tout,,
Mithridate empereur du Pont, absorbait bien du poison pour se protéger
de l'empoisonnement. Avec un tel succès que le jour où
il voulut se suicider, le poison ne fit aucun effet : un soldat dut
lui donner la mort !
Mais ne plaisantons pas avec l'histoire, ni le diabète : l'idée
était que de petites doses d'insuline pouvaient peut-être
protéger les cellules pancréatiques chez les personnes
à haut risque. Quels sont les résultats ? La bonne nouvelle
est que moins de diabètes ne se sont développés
que ce qu'on pouvait craindre (15 % et 14 %). La mauvaise nouvelle
est que l'insuline ne protège pas contre le déclenchement
du diabète. |
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Les anticorps monoclonaux ? compliqué mais efficace !
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Un
important groupe de chercheurs américains, dirigés par
K.C.Herold de l'Université de Columbia ont étudié
les effets d'un anticorps monoclonal portant le doux nom de hOKT3g1(Ala-Ala).
Je vous explique : la réaction qui détruit les cellules
fabriquant l'insuline est en grande partie due à l'effet de
certains globules blancs appelés lymphocytes T CD3. Des substances
anti CD3 pourraient donc avoir un effet protecteur contre le développement
du diabète . Vous avez deviné : le produit en question
est l'anticorps dont vous connaissez maintenant le nom.
Les auteurs ont inclus dans leur étude 24 patients ayant déclenché
un diabète depuis six semaines. Deux groupes ont été
constitués : 12 personnes ont reçu l'anticorps et 12
n'ont rien reçu.
Dans cette étude les résultats sont " encourageants
" : la sécrétion d'insuline a été
meilleure et plus prolongée chez 9 patients sur 12 dans le
groupe traité et seulement 2 sur 12 dans le groupe non traité.
L'équilibre glycémique fut meilleur dans le groupe traité
et les doses d'insuline nécessitées par le diabète,
inférieures.
Mauvaise nouvelle : on n'a pas empêché l'apparition du
diabète. Bonnes nouvelles : les diabètes du groupe traité
ont été retardés et moins sévères.
Il est clair que l'approche immunologique du traitement préventif
du diabète est tout de même pleine de promesses. |
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Il
est clair que l'approche immunologique du traitement préventif
du diabète est tout de même pleine de promesses. |
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