Faire des injections d'insuline n'a jamais été source d'une joie profonde
pour le diabétique. Plusieurs voies de recherche ont été
défrichées pour pallier à la contrainte des injections. Où
en sommes-nous en l'an de grâce 2005 ?
Par la bouche ?
Les " pilules " d'insuline n'ont jusqu'à présent pas fait la preuve de leur
efficacité. Comme l'hormone est détruite dans le tube digestif on a
essayé de trouver des formes galéniques - des enveloppes de pilules
ou de gélules - qui protégeraient l'insuline de cette destruction jusqu'au
moment où elle pourrait être absorbée. Jusqu'à
présent les résultats sont aléatoires et les quantités
d'insuline à introduire dans les gélules, pilules ou comprimés
très élevées.
Par le nez ?
Incontestablement, administrer l'insuline par voie nasale est possible. Plusieurs
firmes pharmaceutiques travaillent sur le problème. Sniffer l'insuline au lieu de
se la shooter pourrait être avantageux, surtout en cas de besoins
modérés, dans le diabète de type 2. Les problèmes les plus
délicats sont ceux de la régularité de l'absorption et la
possibilité d'allergies locales. De plus, si vous êtes amenés un jour
à utiliser cette voie, ne soyez surtout pas enrhumé !
Par les poumons ?
Les poumons constituent une surface d'absorption considérable et les
médecins savent déjà utiliser cette voie pour traiter les
asthmatiques et même la grippe avec des médicaments antivirus.
L'insuline peut être mise dans un inhalateur spécial et
pulvérisée dans les poumons. Les essais sont tout à fait
prometteurs mais les médicaments non encore commercialisés.
Et alors ? ? ? ?
Actuellement la méthode la plus sûre pour s'administrer
de l'insuline reste l'injection sous-cutanée au moyen des outils dont nous
disposons : superbes seringues, magnifiques stylos, aiguilles de rêve... mais
une technique d'injection pro !