L'insuline du non diabètique

Un sujet non diabétique est doté d'un pancréas qui sécrète de l'insuline toute la journée et toute la nuit. Cette sécrétion est régulière, elle se produit toutes les 12 minutes et cesse pendant un court laps de temps. Les cellules ß de Langerhans fabriquent ainsi une quantité d'insuline appelée sécrétion basale. Tout se passe comme si le sujet se faisait 120 injections d'insuline
(5 par heure pendant 24 heures !). Lors de l'alimentation, l'apport de glucides provoque une sécrétion supplémentaire d'insuline. Cette quantité supplémentaire est d'environ 1 unité d'insuline pour 5 à 7 g. de sucre. A l'inverse, lorsque l'individu arrête son alimentation ou fait un exercice physique, la sécrétion d'insuline diminue. Ainsi, un sujet non diabétique adapte constamment son taux d'insuline à ses besoins. Rien ne doit être prévu, tout est automatique. Quelle chance !

 
  L'insuline du diabètique

Dans un diabète de type 1, il n'y a plus du tout d'insuline. Quelquefois il en reste un peu, surtout au début du diabète, mais cette quantité résiduelle tend à disparaître totalement en quelques mois ou années. Le vrai problème est donc de remplacer l'insuline de façon à éviter les complications et être aussi peu gêné que possible dans la vie quotidienne.

Il faut savoir qu'il existe deux difficultés :

Les doses à administrer :Une trop grande quantité d'insuline provoque des hypoglycémies Une trop faible quantité expose au mauvais contrôle du diabète et aux complications à long terme. Si vous dites " marteau " je dirai " enclume "

La répartition de l'insuline:
Lorsqu'on compare aux 120 " injections " du sujet non diabétique, la bonne répartition des injections chez le diabétique est loin d'être simple

peu d'injections (1 à 2) sont certainement confortables mais exposent généralement à plus de risques d'hypoglycémies, car les quantités d'insuline à chaque injection sont plus importantes

plus d'injections (3 à 4) sont certainement plus précises mais moins confortables.

La décision appartient certes au médecin, mais aussi à vous-même. Vous vous rendrez vite compte qu'une injection d'insuline, avec les outils modernes, " ce n'est rien ". Mais c'est quand même une petite contrainte. En revanche, éviter les hypoglycémies et les complications du diabète, c'est quand même important, non ?

 
precedent suivant
accueil site

www.diabetenet.com    ©L.D.F : Tous droits réservés