Vous avez été traité (e) par des comprimés pendant des mois ou des années. Et puis un jour vous êtes surpris parce que votre médecin vous a proposé l'insuline. Peut-être l'a-t-il déjà fait et vous avez énergiquement refusé... Vous avez probablement eu tort.
Le diabète EST un manque d'insuline et lorsque le remplacement de cette géniale hormone est nécessaire, demandez plutôt que refuser ! Vous avez un diabète qui requiert l'insuline.

 
  L'insuline, moi ? Toujours !

La définition du diabète insulinorequérant ou insulino-nécessitant est clinique. Les conditions sont les suivantes :

Diabète non insulinodépendant, sans tendance spontanée à la cétose, échappant à un traitement oral maximum, après au moins deux ans d'évolution.

L'échappement au traitement par les antidiabétiques oraux survient le plus souvent après plusieurs années d'évolution. Le critère de deux ans, retenu dans la définition, vise à éliminer certains diabètes de type 1 à évolution relativement lente.

Le traitement oral maximum : il signifie l'association, à dose maximale, d'un sulfamide hypoglycémiant de 2e génération:
(3 comprimés/j de Daonil, Diamicron ou autres sulfamides ) et de metformine ( 3 comprimés/j.de Glucophage 850 ) ou des thiazolinediones ( 2 à 3 comprimés/j d'Actos ou d'Avandia ).

Absence de facteurs diabétogènes surajoutés, non observance du risque du traitement, infection larvée, prise médicamenteuse cachée.

 
  L'insuline, quand ?

Prendre la décision de traiter un diabétique par l'insuline n'est jamais facile, tant les préjugés sont enracinés : la piqûre c'est horrible, l'insuline fait grossir, quand on se pique c'est pour la vie... On se calme.
retenir
Si l'on s'en tient aux critères internationaux et nationaux :
tout diabétique dont l'HbA1c dépasse 8 % à 2 contrôles successifs, doit, en l'absence de facteurs surajoutés ou de non observance, se voir proposer une thérapeutique plus active, en l'occurrence l'insuline s'il est sous antidiabétiques oraux à dose maximum.

D'après une récente enquête nationale, 86 % des diabétiques de type 2 en France et dépassant ce seuil sont maintenus indument sous traitement non insulinique, la responsabilité étant en général partagée par le médecin traitant et le patient.
En France, seulement 10 % des DNID ( diabétiques non insulinodépendants ou de type 2 ) sont insulino-traités, alors que le taux de conversion annuel à l'insulino- requérance (5 à 10 %/an) aurait fait attendre un chiffre beaucoup plus élevé (la moyenne d'âge chez les diabétiques de type 2 en France est de 67 ans).

 
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