L'impossible réponse
le 24 décembre 2001
: de Rebecca
Professeur ,
Mon diabetologue a decidé il y a un mois de changer mon
insuline lente qui etait la NPH et de la remplacer par de l'umuline
zinc compose qui a normalement une plus longue durée d'action.Et
il m'a affirmé qu'avec cette nouvelle insuline , mes glycemies
du matin au reveil redescendrait car je tournais au environ de
2 a 3 g.Alors ,quand je ne fait pas la grace matinée ,ca
va encore ,mais des que je me lève plus tard la glycemie
grimpe.Est-ce que je dois decaller l'heure de l'injection qui
a lieux au moment du diner ou bien augmenter les doses.
Merci.
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Chère Rebecca
Il est évidemment impossible - et peu souhaitable - de remplacer
votre diabétologue, surtout par Internet ! Mais vous
devriez lui poser la même question . Il vous connaît
bien et sera certainement de bon conseil.
Amicalement,
Professeur Léon PERLEMUTER
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questions sur l'insuline
le 2 Septembre 2001
: de Normand St-Faustin, Québec
Monsieur, ,
Un mot pour dire combien j'ai apprécié et le site et
le forum, surtout la qualité et la pertinence de vos réponses.
J'ai deux "curiosités". 1-
L'insuline a-t-elle un effet autre qu'hypoglycémiant, a-t-elle
un rôle à jouer dans d'autres processus biologiques? 2-
Qu'arrive-t-il au pancréas d'un diabétique de type
II si l'individu se met à l'insuline injectée? Passe-t-il
à l' "hibernation" (est-ce réversible?).
Continue-t-il un certain rôle de modulation en fonctionnant
de pair avec l'apport externe d'insuline? Somme toute, comment
se comporte-t-il à court et à long terme?
Merci.
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Cher Normand
Voilà deux questions passionnantes. J'espère pouvoir y répondre
de façon aussi précise que possible. 1)
L'insuline est une hormone "évoluée".
Elle a remplacé chez les êtres "évolués"
que nous sommes les facteurs de croissance primitifs qu'on trouve
déjà chez les mammifères préhistoriques.
Ainsi, l'insuline possède encore certaines propriétés
de ces facteurs de croissance. Un jeune enfant qui n'a pas suffisamment
d'insuline est petit et chétif ( hypotrophique). Mais
à l'état physiologique normal, telle qu'elle est,
notre belle insuline a surtout l'effet que nous connaissons
: elle fait pénétrer le glucose dans nos cellules. 2)
Le diabétique de type II est tout de même un diabétique
: il ne fabrique pas assez d'insuline et cette situation progresse
au fil des années. A 100 ans, il sera plus que probablement
"insulino-nécessitant". Si j'ai bien compris, votre question est de
savoir si l'ajout d'insuline permet de gagner du temps et protège, à
long terme, le pancréas de cette évolution vers l'insulino -
nécessitance. Il n'y a pas de réponse "scientifique"
évaluée. En revanche il est prouvé qu'en phase de
décompensation, c'est à dire lorsque la glycémie est
élevée malgré un traitement oral maximum, l'ajout d'insuline
permet de lutter contre cet état et de récupérer
une certaine fonction pancréatique en diminuant ce qu'on
appelle la glucotoxicité. Il a en effet été
montré que des taux élevés de glucose bloquaient
les possibilités restantes des cellules du pancréas
qui fabriquent l'insuline. Ai-je répondu suffisamment ?
Amicalement,
Pr.Léon .Perlemuter
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Ou trouver un accueil?
le 27 août 2001
: de JCD
Bonjour ,
Je suis diabétique de type 2, je vis en province sur Saint-Etienne
(42), et je suis suivi par mon médecin local, j'aurai deux questions :
1° Venant de quitter Paris, je voudrais savoir s'il existe ici une structure d'accueil
compétente pour les diabétiques ? mon nouveau médecin local
souhaite m'aider mais je ne le connais pas suffisamment encore...
2° Le STARLIX sera-t-il mieux que le NOVONORM, et vers quel date sera-t-il disponible
?
Merci de vos conseils avisés.
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CherJCD
Voilà deux questions différentes . 1)
Saint-Etienne est une ville qui, en dehors de sa célèbre
équipe de foot possède certainement une équipe
de diabétologues compétents. Parlez à votre
médecin du professeur Bruno ESTOUR, il vous orientera. 2)
On ne peut JAMAIS en matière médicale poser la
question de savoir si tel médicament est meilleur qu'un
autre. Un médicament a toujours un objectif précis,
dans votre cas de faire baisser la glycémie. Le Novonorm®
agit comme les sulfamides hypoglycémiants en stimulant
la sécrétion d'insuline. Ses inconvénients
sont les mêmes que ceux de cette clase de médicaments
( lisez sur notre site le chapitre qui est consacré aux
sulfamides ). Le Starlix n'étant pas commercialisé
en France j'attendrai qu'il le soit pour répondre à
votre question, tout au moins pour vous dire comment il agit,
l'objectif étant évidemment de faire baisser le
taux de sucre sans effets nocifs
Amicalement,
Pr.Léon .Perlemuter
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Hypoglycémies
le 18 août 2001
: de Khalid
Bonjour ,
Je me permets de vous écrire afin d'avoir de plus amples
renseignements sur mes hypoglycémies. J'ai
37 ans et je suis diabétique insulino-dépendante
depuis 11 ans. J'ai fait de nombreuses hypoglycémies
durant ces années.Depuis quelques temps je ressens plus les signes
d'hypoglycémies (sueurs,etc.).Il m'arrive d'être à 0,35 de
glycémie et continuer mes activités sans me rendre compte de
rien.J'aimerais s'il vous plaît, que vous ayez la gentillesse de bien
vouloir m'expliquer ce phénomène.
Merci.
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Cher Khalid
La perception du niveau de l'hypoglycémie s'émousse
avec le temps. Ce phénomène de
"désensibilisation"
des récepteurs du système nerveux central est
bien connu. Il survient chez des diabétiques anciens
qui font des hypoglycémies fréquentes et
souvent méconnues ( nocturnes surtout).Mais
le phénomènes n'est pas irréversible. Lorsque
les hypoglycémies diminuent en fréquence
et en gravité le niveau de perception redevient normal
en quelques mois.En bref, vous n'êtes en rien mystérieux. En revanche
il faudrait peut -être revoir votre traitement
avec votre médecin afin de mieux répartir vos injections
et vos doses d'insuline en fonction de vos activités.
Amicalement,
Pr.Léon. Perlemuter
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Taches disgracieuses
le 18 août 2001
: de Cécile E
Bonjour ,
Je suis diabétique depuis 1985, cela fait donc 16 ans,
je n'ai aucune complication majeure, à part une complication
rare, paraît-il, une nécrose lipoïdique.
Je voulais savoir si un traitement pour supprimer ces taches disgracieuses
sur mes jambes existe.
Merci.
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Chère Cécile
Il est parfaitement exact que nous n'avons pas traité sur
notre site les complications cutanées du diabète.
En effet s'il est vrai que certaines d'entre elles sont
plus fréquentes au cours du diabète, il n'existe
aucune preuve que le diabète provoque des complications
TOTALEMENT spécifiques. La nécrobiose lipoïdique est une
maladie très particulière, plus fréquente au cours du
diabète, affectant 0,3% des diabétiques. La preuve
qu'il s'agit bien d'une nécrobiose lipoidique est fournie par la biopsie.
Personne ne connaît sa cause précise ni évidemment
son traitement. Elle a été soulagée
dans certains cas par des corticoïdes locaux, par l'association aspirine
+ persantine, par la pentoxyphylline - Torental® et
par l'oxygénothérapie
hyperbare. Aucun traitement n'a fait la preuve d'une efficacité
régulière.Pour votre information je vous joins (en privé) quelques
publications scientifiques (en anglais) publiées ces dernières
années;
Amicalement,
Pr.Léon .Perlemuter
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début d'un diabète?
le 23 juillet 2001
: de Eric
Bonjour ,
je me permet de vous poser une question concernant le diabete
Lors d'un controle sanguin en fevrier on a decouvert une glycemie a jeun a 1,30.
Fin avril un nouveau bilan a demontré une glycemie a jeun
a 1,26 ainsi qu'un taux d'hemoglobine Glyquée A1C de 5,4%.
J'ai fait un electro d'effort ainsi qu'un fond d'oeil ; tout est
OK depuis j'ai effectué 2 controles "dextro"
en cabinet medical . A chaque fois environ 1H30 apres un repas
normal ( pates, viande, laitage,fruit) on a trouvé une taux de 1,20.
J'ai 40ans sans surcharge ponderale ( 68k pour 1,76m) avec antecedent
(pere diabetique recent), une tension de 13/8,5.
Depuis la decouverte de ces chiffres je m'astreins a un regime
sans gateaux, sans cocacola (sauf light), sans bonbons, sans sucre
dans le café et en evitant le pain (sauf complet ou aux
cereales). de fait j'ai perdu 3 kilos depuis le mois de mars que
pensez vous de ce bilan et quels sont vos conseils?
Merci.
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Cher Eric,
D'après les critères internationaux le taux de glycémie
à jeun au dessus duquel on parle de diabète est
de 1,26 g./L. à deux reprises. Vous êtes donc dans
la zone dite "douteuse" . Anxieux c'est évident
mais douteux en ce qui concerne le diagnostic de diabète.
Vous n'avez donc pour l'instant qu'un seul risque : celui de
devenir un jour diabétique. Ca peut et ça peut ne
pas. se produire. Vous avez un poids normal pour votre taille et donc, tout est
parfait. Reste la question de l'alimentation; Est-ce bien utile
de supprimer tous les sucres ? Est-ce bien raisonnable de perdre
du poids avec un poids normal ?Il n'y a aucune étude qui a
démontré que les régimes restrictifs en glucides
préviennent l'apparition du diabète. Ce qui semble favorable est :
alimentation normale et exercice physique. Pour le reste nous sommes dans le
domaine de l'hypothèse. Alors...faites-vous plaisir avec bonne conscience.La
vraie question est : à quels intervalles doit-on vérifier
la glycémie à jeun ou l'hémoglobine glyquée,,
en cas de risques particuliers ( familial,personnel ) qu'on ne devient pas
diabétique?. Il n' y a pas de réponse globale et vérifiée
mais les réponses, suivant les cas varient entre 2 et 5 ans.
Amicalement,
Pr. Léon Perlemuter
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Traiter ou pas?
le 16 juillet 2001
: de Khalil
Bonjour ,
J'ai découvert mon diabète en Novembre 2000 avec des
glycémie à 2.50.mon médecin m 'avait conseille
de différer la médication et commencer par le régime
et sport. Ma glycémie est descendue actuellement à
1.10-1.20 et n'a rarement dépassée 1.40. (Autour
de 1.50 pendant environ 10 jours au mois de Février suite
a un déménagement dans une autre ville et autour
de 1.60 au cours du mois d'Avril suite une Hépatite A).
Jai effectue 2 hemo. glyquée aux mois de Novembre et avril
(8.3 et 9.2). Sur ces faits, mon nouveau médecin me conseille
un traitement alors que l'ancien que j'ai également consulté
propose de différer encore cette phase puisque la glycémie
s'est stabilisée et que l'Hba 1 élevée est
normale compte tenu des variations engendrées par les facteurs
precites. -quel est votre avis? -est ce que vous pouvez me renseigner
sur la fréquence des mesures de glycémie?
-est ce que l'utilisation d'un prélèvement capillaire
(glucomen de Menarini) est suffisante?
Merci.
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Cher Khalil
Je n'ai pas d'avis sur votre cas précis : un médecin
ne donne un avis que s'il connaît la personne : âge,
poids, taille, histoire familiale, histoire personnelle, habitudes etc. Vous
trouverez sur notre site une réponse à vos questions en lisant les
rubriques de "Vivre avec le diabète" qui vous concernent.Toutefois
je peux vous dire que : 1) Votre hémoglobine glyquée est anormale : elle
montre des glycémies moyennes aux alentours de 2,60 g./L.
( entre 1,70 et 3,10). Il suffit pour le vérifier de mesurer votre glycémie 1h.
après les repas et au coucher.Votre diabète n'est pas
équilibré.2) Il n'y a pas de règle pour tous les diabétiques
concernant la fréquence de mesure des glycémies
au doigt. La réponse est : que veut-on savoir ? Si on
veut connaître les moments où le sucre "grimpe"
c'est 1 h. après les repas ( ce qui permet de contrôler
l'alimentation et le traitement ); si on veut savoir quand il
y a un risque d'hypoglycémie c'est avant les repas que
la mesure est la plus intéressante.
Amicalement,
Pr. Léon Perlemuter
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Suis-je diabétique ?
le 9juillet 2001
: de Eric
Bonjour ,
En Janvier 1997,on m'a decouvert un taux de glycemie de 3g, j'ai
ete traite au diamicron pendant 05 mois. Depuis j'ai perdu 14
kilos et je n'ai aucun traitement actuellement exepte le regime.
Ma glycemie est normale le matin a jeun,mais j'ai des pics a 1,70
1,80g le matin 1h30 apres le petit dejeuner,une demi heure apres
elle est revenue a la normale?Je n'arrive pas a me l'expliquer.
Le medecin m'a parle d'intolerance au glucose,alors qu'en 1997
on m'a declaré diabétique.
Pourriez vous m'éclairer.
Merci.
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Cher Eric
Vousimaginez bien que nous ne donnerons jamais de consultation par e-mail.
Les chiffres de glycémie que vous communiquez étaient
bien dans la zone diabétique. Ils se sont améliorés
après amaigrissement, ce qui est habituel dans le diabète
de type 2 ( lire " vivre avec le diabète" sur notre site).
Pour le reste, posez la question à votre diabétologue,
il vous répondra certainement en fonction de votre
hérédité, de votre poids actuel, de votre taille, de votre âge,
de votre activité, de votre alimentation, de votre hémoglobine
glyquée et du retentissement général de votre diabète.
Ca fait beaucoup, non ? Ben, oui, c'est pour cela que votre diabétologue est
utile !
Amicalement,
Pr. Léon Perlemuter
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Infiltration de cortisone et diabète
le 9juillet 2001
: de Gipeur
Bonjour ,
Objet de la question : comment réagir aux effets d'une
infiltration de cortisone sur un diabétique traite a l'insuline
bien equilibre. A la suite de douleurs à l'épaule,
et des essais de traitements anti-inflammatoires inefficaces,
mon rhumato envisage une infiltration de cortisone. Nous savons tous que de telles
infiltrations ont un effet hyperglycémiant tres important. J'ai 46 ans,
diabétique depuis plus de 25 ans et je suis assez bien equilibre (hémoglobine
glyquée autour de 7.2). Voici mes questions :
1) Pensez vous que ce problème peut être pris en
charge par le diabétique seul comme je le pense?
2) Que proposez vous comme protocole s'il en existe un, ou faut-il
reagir au coup par coup aux glycémies élevées?
3) Avez vous quelques conseils préalables?
D'avance merci. .
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Cher Gipeur
Il suffit d'une toute petite infiltration de cortisone ( ou
d'un de ses dérivés) pour élever les glycémies
d'un diabétique. Les corticoïdes ( ça s'appelle
comme ça ) ont une double action : ils s'opposent à
la fabrication de l'insuline par le pancréas et d'autre
part ils s'opposent à l'action de l'insuline qui circule.
N'importe quelle infiltration élève donc la glycémie
de façon importanteLorsque
le sujet est traité par des comprimés il est très
souvent nécessaire de l'insuliner pendant un temps variable. 2)-
Lorsque le sujet est traité par l'insuline il est presque
toujours indispensable d'augmenter les doses d'insuline de façon
importante ( on peut avoir à les doubler, voire plus...).
Il n'existe pas de protocole standard. Chaque diabétique
a ses besoins. On se base sur les glycémies plusieurs
fois par jour pour ajouter ( 3 à 4 fois par jour )
les quantités d'insuline nécessaires pour désucrer
le patient. Cela oblige évidemment à une contrainte
supplémentaire mais en sachant que, le plus souvent,
lorsque l'effet des corticoïdes cesse, le sujet est ramené
à son état de départ, c'est à dire
les doses d'insuline ( ou le traitement oral) d'avant l'infiltration.. 3)-
Les conseils pratiques sont destinés au médecin
plus qu'au diabétique ! Il ne faut infiltrer que ce qui
est nécessaire ( mais dans ce cas ne pas hésiter).
l faut prévenir le diabétique des effets de l'infiltration.
ll faut le rassurer : les effets ne sont en général
que passagers et contrôlables par une augmentation des
doses d'insuline. Enfin on n'ajoute en général
que de l'insuline d'action rapide, plusieurs fois par jour ( 3 ou 4)Pas
simple ? C'est vrai, mais faut ce qu'y faut....
Amicalement,
Pr. Léon Perlemuter
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Glande hypophyse et diabète
le2juillet 2001
: de France Gascon
Bonjour ,
Suis-je dans le forum de discussion ?? J'ai l'impression que c'est un
docteur qui répond aux questions. Est-ce exact ? Bon allons-y.J'ai
38 ans. J'ai eu la maladie de Graves-Basedow traitée à
l'iode radioactif à deux reprises. Prenant des synthroids,
j'ai été stable pendant plus de 7 ans. Cet hiver,
j'ai commencé à perdre du poids
(30 livres en 3 mois), perte d'appétit, je me nourrissais
mal, sautais des repas, et je buvais beaucoup d'eau. Lors de ma visite annuelle
ma TSH était élevée : 14.01 et mes T4 normales : 15.2.
Ma docteure m'a demandée si j'avais changé mes habitudes
dans ma prise de médicament. Cet hiver de prenais des vitamines
du complexe B (60 mg) avec acide folique ainsi que la vitamine
C (600mg)en même temps que mes synthroids. Elle pense mes
vitamines peuvent influencer l'absorption du synthroid dans l'organisme.
J'ai cesser de prendre mes vitamines, et on refera un tests à
la fin de juillet pour voir si ma TSH est redevenue normale.
Et, ce jour-là, on a découvert que je souffrais de diabète,
cause de ma perte de poids... Je me retrouve donc, avec des problèmes
de thyroïdes ainsi qu'une nouvelle superbe maladie du sucre!!
Soupçonnant un diabète de type 1, je suis traitée
présentement à l'insuline ultra-rapide (Humalog) et lente (Humulin H).
Donc, visitant l'hôpital assez régulièrement, et
faisant affaire avec plusieurs endocrinologues, certains me disent
que les vitamines n'ont aucune influence sur mon débalancement
de ma TSH, que ma posologie de synthroïd n'est pas assez
forte. Ils m'ont aussi dit ce débalancement n'est pas la
cause de mon diabète, que le pancréas n'est pas
sous la "régie" de l'hypophyse, que mes deux
maladies sont indépendantes l'une de l'autre. J'ai lu,
sur un forum dédié aux diabétiques, le cas
d'un jeune garçon qui a eu une hystiocytose x
(je n'ai aucune idée qu'est-ce cette maladie) à
la glande hypophyse et il est devenu diabétique.Mes
questions sont : Est-ce possible que ma glande hypophyse soit
malade et soit la cause de mon débalancement de ma TSH
et de mon diabète ? Existe-t-il des cas de problème
de thyroïdes combiné au diabète ? Si mon diabète
est contrôlé, peut-il influencer ma TSH ?
Je vous remercie beaucoup pour votre "oreille attentive"
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Chère France ,
Oui vous êtes dans un forum mais au sens Romain du terme :
tout le monde a droit à la parole mais la discussion
est orientée pour éviter le tout et nimporte
quoi, ce qui est trop souvent lhabitude dans les forums sur Internet.Oui
cest un Docteur qui répond ( pour linstant
je nai pas encore de docteure comme partenaire mais jespère
bien résoudre ce problème).Les
réponses que vous réclamez sont assez simples
à vous fournir et elles vous ont certainement été
expliquée par les excellents endocrinologues canadiens
que vous fréquentez :1) - Après traitement de l'hyperthyroïdie
de Graves-Basedow par l'iode radioactif il est très fréquent
que la glande thyroïde devienne insuffisante. Dès
lors le traitement par l'hormone thyroïdienne est
( Synthroïd® au Canada et USA ) est indispensable pour
répare le déficit. L'équilibre se
juge sur le taux de TSH hypophysaire car cette hormone augmente
lorsque le taux d'hormones thyroïdiennes est trop
bas . Inversement la TSH baisse lorsque le taux d'hormones
thyroïdiennes est trop élevé. C'est
le principe des deux plateaux de la balance !. C'est beau
non ? Votre endocrinologue vous dira que votre hypophyse est
très chouette et qu'elle réagit comme il
faut. Il réglera aussi avec vous vos problèmes de dose de Synthroïd.
2) - Il est vrai que la maladie de Graves-Basedow est une maladie
auto-immune , c'est à dire du système de défense
de l'organisme, par anticorps contre la glande thyroïde et que
diabète est aussi une maladie auto-immune. Ce sont des affection parfois
associées, l'une précédant l'autre dans un ordre
non défini. Donc vous n'êtes pas du tout dans
le domaine de l'inconnu. Mais...la question du pourquoi
et du comment reste tout de même difficile à expliquer
de façon précise.3) La question de l'histiocytose X n'a
rien à voir avec votre histoire : c'est le résultat du
danger des forums où on mélange
volontiers l'éllébore et la ciguë.4)
Les vitamines hydrosolubles ( B, C, PP, ) et les liposolubles
( A, D,E,K ) n'ont aucune influence sur l'absorption
des hormones dans les conditions habituelles.Reste
à remplacer votre insuline qui manque ( comme vous le
faites avec votre Synthroïd pour l'hormone
thyroïdienne )... et ça c'est plus difficile... mais pour une
compatriote de Banting et Best, rien n'est impossible !
Amitiés,
Professeur Léon PERLEMUTER
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