Séquelles.
le 29 Décembre 2002
:de Yolande
Bonjour ,
je suis allemande et mon mari est diabétique type II depuis 3 mois environ. Son taux de
glycémie était de 3,95 g./L. Il à été hospitalisé et devait se faire 4
injections/j.à raison de 1x30U, 2 x20U, Insulin Actrapid et 1x18U Protaphan.
Il à pris ça très à coeur et à perdu 17 kg. De ce fait son taux de
glycémie s'est amélioré, il est passé de 4 Injections a 3 puis 2 puis1 et enfin 0 ,
puis la prise de 1 cachet Glucophage 500mg. puis un demi et ensuite plus rien. Depuis son taux de
glycémie est plus ou moin stable mais il a des séquelles : trouble de la vue, (eiweiss) je crois
que l'ont dit ainsi, de l'urée dans les reins. Il souffre énormément de brûlures
interieures : le diagnostique est : polyneuropathie. De plus il déprime de plus en plus, je ne sais plus
quoi faire pour le soulager Pouvez vous me dire quoi faire ? Je vous remercie d'avance et vous souhait de
bonne faite de fin d'année.
Merci.
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Chère Yolande
L'histoire que vous racontez est assez typique : l'amaigrissement permet toujours d'améliorer les
glycémies d'un diabète de type 2. Mais, selon l'âge et l'ancienneté du
diabète, les complications ont pu avoir le temps d'apparaître, c'est-à-dire dans le cas que
vous citez, la présence d'albumine (eiweiss) dans les urines, les troubles de la vue et la
polyneuropathie .
Le problème est d'obtenir un très bon équilibre du diabète (jugé sue le
chiffre d'hémoglobine glyquée - glycated haemoglobin - inférieure à 7.5%).
L'insuline, même à faible dose, peut être nécessaire si ce taux ne peut être
obtenu avec la metformine ( Glucophage ) seule. Votre diabétologue saura vous conseiller.
Reste la question du traitement des douleurs : il existe plusieurs classes de médicaments souvent
efficaces, vos médecins devraient pouvoir vous conseiller.
Amicalement,
Pr. Leon PERLEMUTER
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Diabète et pratique de l'ULM.
le 22 Décembre 2002
:de Philou
Bonjour ,
Je suis diabétique non-insulino-dépendant depuis 7 ans. Avant cela je pratiquait l'ULM (ultra
léger motorisé, sport aéronautique). Mon médecin m'a déconseillé
de continuer. J'ai cessé cette pratique sportive. Cependant cela me manque beaucoup. Pensez vous
que je puisse me remettre à cette pratique? Quels risques cela pourrait avoir?
Je vous remercie d'avance pour votre réponse et bonnes fêtes de fin d'année.
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Cher Philou
Les sports à risque majeur : alpinisme, plongée sous-marine, parachutisme,course automobile
et aviation sont déconseillés au diabétique traité par insuline du fait des
conséquences dramatiques que peuvent avoir les hypoglycémies éventuelles. Dans le
diabète non insulinodépendant la question est de savoir si le risque hypoglycémique
existe : il peut exister lors de traitement par sulfamides hypoglycémiants ( Daonil, Diamicron, Amarel
etc.). Il faut faire des contrôles glycémiques au bout du doigt, entre les repas, pour savoir
comment est la glycémie et éventuellement supprimer le traitement avant le sport. Mais il n'y a
pas de contre indication absolue comme dans le diabète insulino-traité. Tout est affaire
d'autocontrôle personnel.
Bonnes fêtes à vous aussi !
Amicalement,
Pr. Leon PERLEMUTER
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Merci.
le 19 Décembre 2002
:de Pascal
Bonjour ,
j'ai enfin contrôlé ma glycémie, mon HBA1c est de 7.5%, il y a un an elle était de
8.1. A mon avis c'est tout bon. urée 0.29g/l, créatinine 9.9mg/l.
Merci.
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Cher Pascal
C'est vrai que c'est tout bon. Nous sommes très heureux d'avoir pu vous être utile : notre
Association vous attend...
Amicalement,
Pr. Leon PERLEMUTER
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Grossesse et pompe à insuline.
le 18 Décembre 2002
:de Léa
Bonjour ,
J'ai 32 ans. Je suis diabétique depuis août 1999, insulino-dépendante, mon
médecin m'avait hospitalisée pour le changement de mon traitement quand elle a appris que je
suis enceinte, comme ça je suis passée de la NPH à l'insuline rapide (trois injections
par jour plus une lente au coucher) je suis en arrêt maladie pour l'instant et j'ai peur qu'à ma
reprise de travail, d'avoir des taux élevés à cause de mes horaires pas faciles. Je veux
que mon bébé soit en bonne forme et c'est pour ça que mon médecin veut que je
sois dans la fourchette 0.60-1,40 g./L. de glycémies. Il m'a parlé de la pompe à insuline,
qu'en pensez-vous ? Serait - il possible de me renseigner aussi sur les inconvénients et peut-on
l'arrêter quand on veut.
Merci.
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Chère Léa
Il est vrai qu'au cours de la grossesse une insulinothérapie "optimisée" est indispensable pour
la maman et le foetus. C'est la raison pour laquelle votre insuline a été répartie par votre
médecin en quatre injections.
Si malgré cette mesure, et compte tenu de votre travail, les glycémies sont trop variables, la
pompe à insuline pourrait être une bonne solution. Ce n'est qu'une seringue sophistiquée
qui "pousse" l'insuline toutes les 10 minutes avec des quantités supplémentaires que le
diabétique "pousse" lui-même. Il est possible de revenir à tout moment aux injections
classiques au cas où les résultats ne seraient pas ceux qu'on espère. Les centres de
diabétologie utilisent la pompe externe depuis 1982; ils en ont donc une grande expérience et la
prise en charge technique actuelle est assurée par
des prestataires de service et remboursée par la Sécurité sociale française.
La précaution à prendre est d'avoir quelqu'un capable de diminuer le débit de la pompe
la nuit en cas d'hypoglycémie.
Amicalement,
Pr. Leon PERLEMUTER
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Mal perforant
le 16 Décembre 2002
:de Pascale
Bonjour ,
Je suis une jeune femme de 32 ans, je suis diabétique de type 1 depuis 21 ans maintenant. Je souffre
du mal perforant plantaire au niveau de mon gros orteil depuis 1 an et je ne sais plus à quel saint me
vouer! J'ai essayé une semelle orthopédique, des souliers plus grands, des coussins, de la
crème antibiotique générale. rien n'y fait et j'ai peur de perdre le contrôle, si
contrôle il y a, et de me rendre à l'amputation! J'ai déjà vu un reportage sur un
nouveau traitement de ce mal, est ce que vous pouvez m'aider?
Merci.
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Chère Pascale
Le mal perforant plantaire est fréquent chez les diabétiques anciens ( plus de 10 ans). Le mal
perforant est dû à trois facteurs :
1) Le mauvais équilibre du diabète ( hémoglobine glyquée 8,5% )
2) Une atteinte du système nerveux des jambes
3) Des facteurs irritants au niveau des points d'appuis;
Pour guérir un mal perforant plantaire on met en oeuvre trois types de
traitement :
- Une insulinothérapie "optimisée" donc très exigeante : 4 injections par jour ou pompe
à insuline pour obtenir le meilleur équilibre possible.
- Une désinfection locale soigneuse
- une immobilisation aussi totale que possible pour éviter tout appui au niveau de la zone
lésée (beaucoup d'auteurs conseillent un plâtre, c'est dire qu'on ne plaisante pas avec
l'immobilisation).
La pose de pansements locaux préparés à partir de tissus
régénérants (Dermagraft ®) viennent en aide importante dans des cas bien
précis que seul le médecin peut évaluer.
Mais soyons clairs : les soins assidus d'un mal perforant plantaire permettent presque toujours de le fermer
à condition d'être persévérant car les soins sont souvent peu faciles à
supporter (surtout l'immobilisation).
Enfin il peut y avoir des risques supplémentaires par atteinte des vaisseaux, ce qui n'est pas
très fréquent chez les personnes jeunes, sauf si elles fument.
Amicalement,
Pr. Leon PERLEMUTER
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Diabète de type II
le 14 Décembre 2002
:de Renée
Bonjour ,
je suis diabétique de type II depuis 1997. J'ai 50 ans, je pèse 85 kg et je mesure 1m60. Mon
diabéte n'est pas toujours bien stabilisé avec la prise de cachets de 3 glucophage/jour , de 1
Tahor/j et de 1Cozaar/j . Mon taux d'hémoglobine glyquée est de 7,5% . J'ai du sucre dans les
urines depuis 6 mois environ ; mon diabétologue me dit de faire plus attention à mon
régime mais je n'y arrive pas tout le temps . Je n'aimerais pas que la prise de cachets augmente quel
conseil pouvez-vous me donner?
Merci.
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Chère Renée
Votre problème est celui posé par les diabètes déclenchés ,
favorisés et aggravés par le surpoids. Seul un amaigrissement pourra améliorer votre
diabète qui actuellement n'est pas encore sévère. C'est d'autant plus important que
vous avez d'autres facteurs de risques : l'hypertension ( le Cozaar est un traitement de la tension, non du
diabète ) et l'hypercholestérolémie ( le Tahor est un traitement du cholestérol,
non du diabète). Or, à 50 ans on est encore jeune, même si c'est l'âge où
survient la ménopause ( qui doit être traitée ).
Dans ces conditions le traitement est entre vos mains : le régime bien sûr un amaigrissement de
5 kg. transformerait la situation - et de l'exercice physique régulier, tous les jours, pendant 1 heure - la
marche par exemple . Sans exercice physique le régime seul est peu efficace. Votre médecin a
raison, mais évidemment, ce n'est probablement pas lui qui doit faire le régime !(quoique...), ni
l'exercice physique ( quoique...) !
Amicalement,
Pr. Leon PERLEMUTER
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Pompe à insuline autonome
le 12 Décembre 2002
:de Patrick
Bonjour ,
DID depuis juin 2002 et toujours en lune de miel (pourvu que ça dure....) je suis avec beaucoup
d'attention les progrès réalisés en matière de pompe implantable. A priori, et
pour simplifier, tous les espoirs sont permis d'ici 5 à 10 ans. Mais je suis très
étonné que l'expérimentation s'effectue avant tout sur la mesure en continu des
glycémies contrôlées par une pompe "implantée". N'y a t-il pas un compromis
à faire entre les pompes externes d'aujourd'hui qu'il faut programmer soi-même et les pompes
de demain, autonomes et implantées ? En d'autres termes, peut-on espérer à court
terme bénéficier de pompes "externes" autonomes ? Ce qui a priori devrait être moins
coûteux et invasif et donc offert à un plus grand nombre de patients.
Bien cordialement
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Cher Patrick
Voilà une question à laquelle il est bien difficile de répondre ! Le principe de la pompe
autonome est justement d'être...autonome, donc implantée parce que non gênante en
particulier à l'abri et permettant les bains etc. Le principe de la pompe externe est d'être un
pousse-seringue sophistiqué.
Pourrait-on gagner quelque chose à utiliser une pompe externe automatiquement réglée
par un sensor (un glucomètre) automatique mais obligatoirement débranchable comme l'est la
pompe externe ? Ce n'est pas évident... D'abord on n'a pas encore le sensor fonctionnel (Celui qui est
implanté par le Pr. Renard à Montpellier est encore expérimental). Enfin, comment
brancherait-on et débrancherait-on le sensor sur la pompe ?
En définitive, une recherche orientée sur une pompe externe autorégulée a bien
été initiée chez l'animal, ne serait-ce que pour tester le fonctionnement de la pompe et
sa réactivité à la glycémie, mais pour l'homme, l'objectif déclaré
est "pompe implantée, autorégulée".
Amicalement,
Pr. Leon PERLEMUTER
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Parent
le 11 Décembre 2002
:de Joe
Bonjour ,
Lors d'une prise de sang le médecin a découvert que le cholestérol était
légèrement élevé sur un enfant de 9 ans .Puis-je avoir quelques informations sur
cela . L'enfant ne fait pas de sport, pèse environs 92 livres ( 41 kg.) et a environs 4 pieds 1/2 ( 1,37m.) .
L'enfant vit dans une famille dysfonctionnelle . Sur le coté du père il y a des trouble de
cholestérol de même. Et sur le côté du père il y a aussi du diabète,
dont mon fils qui a commencé a avoir le diabète à 20 ans . Sur le coté de la
mère c'est une famille qui a des problèmes de poids. Sur le reste je ne puis dire plus .
Que l'enfant doit - il manger pour contrôler son diabète ? .
J'attends une réponse de plus : la nervosité peux t'elle monter le cholestérol ?.
Bien à vous Joe
Merci.
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Cher Joe
Le problème que vous posez est double :
1) L'enfant a-t-il réellement une hypercholestérolémie avec risques de complications ? Il
convient, avec votre médecin, de refaire des dosages à jeun de cholestérol total et
cholestérol HDL et une nouvelle interprétation.
Par "contrôler son diabète", vous voulez dire le prévenir ? Ou bien est-il
déjà diabétique ?
2) Y a-t-il une conduite alimentaire adaptée. D'une manière générale les
recommandations des Sociétés savantes US et Canadiennes privilégient une
alimentation plus pauvre en graisses animales ( moins de viandes grasses, laitages, fromages ) moins de
sucres raffinés et surtout beaucoup plus riche en fruits et légumes frais.
Un(e) diététicien(ne) devrait aider l'enfant sans trop l'ennuyer, d'autant qu'il s'agit d'une
alimentation normale que chacun d'entre nous devrait suivre.
Cette alimentation est conseillée aussi bien pour le surpoids, le diabète et
l'hypercholestérolémie...
Amicalement,
Pr. Leon PERLEMUTER
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Pourquoi pas moi?
le 11 Décembre 2002
:de Andréane
Bonjour ,
je m'appelle Andréane, j'ai 16 ans. Je prends de l'insuline intermédiaire et rapide. Je n'ai
jamais fait d'hypoglycémie. Hier je me suis aperçu que j'ai fait une erreur de dosage de 5U au
lieu de 2U. Cette nuit j'ai donc décidé de me lever pour vérifier ma glycémie. Elle
était a 10,2 mmol/l alors que hier elle était a 10,8 mmol/l. Ce matin c'était exactement
comme hier, pourquoi alors que j'ai pris trop d'insuline par accident, je n'ai pas fait une baisse de sucre?
Pourquoi aussi quand je fait du sport, ma glycémie ne change pas (Je ne prend pas de collation avant
le sport puisque ça fait de l'hyper pour rien)? Aussi une autre petite question... Dès que ma
pédiatre change ma dose d'insuline Rapide, ma glycémie est belle 1 ou 2 jour après et
puis ca se met a remonter.
J'aimerais spécifier que je suis diabétique depuis avril 2002. Puis j'ai aussi un site Internet,
venez jetter un coup d'oeil. http://andreanevan.iquebec.com
Merci.
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Chère Andréane
Les injections d'insuline ne peuvent pas reproduire tout le temps le fonctionnement normal du
pancréas (de la sécrétion d'insuline). Mais l'essentiel est d'avoir un équilibre
à long terme de bonne qualité : c'est évalué sur le chiffre de
l'hémoglobine glyquée (- 7%).
Pour le sport, si tu en fais de façon intense et longtemps ta glycémie va baisser ! Si ! Si! Alors
fais comme tu fais d'habitude et n'oublie pas un peu de glucose dans tes poches.
Ton site Internet est super génial. L'as-tu fait toute seule ? En tous cas nous serions fiers d'être
sur un de tes liens.
Allez gros bizous des cousins français ! On reviendra te voir !
Amicalement,
Pr. Leon PERLEMUTER
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Pompe à insuline
le10 Décembre 2002
:de Babel
Bonjour ,
Je suis à la recherche de personnes qui ont une pompe à insuline, je suis diabétique
depuis 3 ans et n'arrive pas à équilibrer mon diabète. Mais je n'arrive pas à me
faire à l'idée de dépendre d'une machine
Merci.
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Chère Babel
Le diabétique dépend toujours de la contrainte des injections d'insuline. Une pompe externe
n'est jamais qu'un injecteur d'insuline, une seringue sophistiquée. Le vécu du
diabétique est beaucoup plus compliqué que cela !
Quant à la pompe elle se branche, se débranche et...se rebranche. Le vrai problème est
: en avez-vous vraiment besoin ? Votre diabétologue vous conseille-t-il une pompe ? Si oui, il peut
évidemment vous mettre en contact avec d'autres personnes si elles l'acceptent.
Et si vous êtes adhérente de notre association nous pourrons faire également cette
démarche auprès de nos membres porteurs de pompe.
Amicalement,
Pr. Leon PERLEMUTER
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