DNID à 43 ans. Et demain ?
le 15 jan. 2004
: de Jacky
Bonjour ,
J'ai 43 ans. DNID depuis 2 ans, traité au glucophage 500 mg (2 par jour)
jusqu'à aujourd'hui. Au début, bonne résistance 6,5 % puis depuis 1
ans entre 7,4 et 7,9 %. Assez sérieux dans l'alimentation, sportif régulier, je
n'arrive plus à équilibrer au jour le jour ; matin entre 1,60 et 1,90 et soir
entre 1,40 et 1,70 ni en HbA1c. Je me dis : qu'adviendra-t-il dans quelques
années si je ne maîtrise pas aujourdhui ?
Vu avec mon médecin à ce jour : on passe au gluco 850 (même
tarif) et on rajoute Avandia 4 mg, 1 cp par jour !!! et là ! j'ai peur !
L'ordonnance de médicament d'exception me tétanise... (même si
médicament d'exception pour personne exceptionnelle me ravit ... je blague,
bien sûr). Plus sérieusement, j'aimerais en savoir plus sur celui-ci avant de me
décider à me lancer.
Je précise que j'ai un Crohn depuis l'âge de 18 ans (pentasa 500 mg 4 par jour).
De plus, j'aimerais savoir aussi si le fait d'avoir une sensation de vertige, de tête
lourde et brumeuse à chaque fois que je grimpe en glycémie est un cas
isolé ou si d'autres personnes connaissent la même sensation...
Merci.
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Cher Jacky.
Bonjour à vous,
L'évolution naturelle du DNID (diabète non insulino dépendant) se
fait presque toujours vers le DIR (diabète insulino requérant) par
épuisement progressif du pancréas.
Elle se fait généralement en 10-15 ans à partir du début de ce
diabète. Mais, dans cette forme, le début passe pratiquement toujours
inaperçu. Lorsque le diagnostic est porté, l'évolution vers le DIR a
déjà commencée depuis plusieurs années. La
stratégie appliquée par votre médecin est la bonne:
régime, exercice physique, perte de quelques kilos et, dans un premier temps, un
" économiseur " d'insuline (glucophage). Dans un second
temps, il a chois d'y associer une molécule l'Avandia qui est une autre
molécule active contre l'insulinorésistance. Si les résultats ne sont
pas suffisants et en fonction de l'évolution naturelle de votre diabète, votre
médecin va être amené à supprimer l'un des 2
" économiseurs d'insuline " et à le remplacer par un
" insulinosecréteur " probablement de type
sulfonyluré (Diamicron, Daonil, etc ..) Puis au bout d'un certain temps, si comme
possible les résultats se dégradent, il va augmenter les doses
d'antidiabétiques oraux. Commencer à vous parler d'insuline. Puis, s'il est
prudent, vous proposer de prendre l'avis d'un diabétologue.
Vous allez discuter, ergoter, négocier. Peut-être même, fatale erreur,
changer de médecin. Ce nouveau médecin ne voudra pas, d'entrée,
vous faire de peine. Il va essayer un autre régime, d'autres médicaments. Et
vous risquez de perdre un temps précieux.
Car lorsque vous aurez enfin accepté et commencé l'insuline, car vous y
arriverez, vous reprochez à votre/vos médecins, comme tous les
diabétiques dans votre cas, de ne pas avoir suffisamment insisté, de ne pas
vous avoir même " forcé " plus tôt à
commencer l'insuline
Amicalement,
Dr. Pierre Massabie
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Hypoglycémies et épilepsie.
le mars 2004
: de Philippe
Bonjour ,
J'ai 40 ans, je suis professeur de physique et DID depuis l'âge de 9 ans. Mon
diabète est bien équilibré dans son ensemble.
Je suis très sportif. Mon HbA 1c est toujours entre 6 et 8. Je ne présente
aucune complication. Cependant, depuis 1989, je présente des
hypoglycémies nocturnes qui se traduisent par de violentes convulsions (deux
à trois fois par an). J'ai subi plusieurs électroencéphalogrammes
pour écarter tout risque d'épilepsie.
Les tracés sont toujours parfaits. Or, la semaine dernière, j'ai eu une
hypoglycémie nocturne avec des convulsions (glycémie 0.27) et ce matin, j'ai
eu des convulsions avec perte de connaissance, alors que je présentais une
hyperglycémie de 2.43. Mon épouse, très inquiète, a
aussitôt contacté une neurologue que nous avons trouvé très
compétente dans notre ville (Dax), le docteur V. D. , qui m'a reçu 3 heures
après mes convulsions et qui m'a fait un électroencéphalogramme.
Le tracé ne présentait aucune anomalie. Toujours pas de trace
d'épilepsie. Elle m'a dit que c'était certainement une " crise
rebond " consécutive au coma hypoglycémique de la semaine
précédente et au fait que le seul épileptogène était
abaissé. Mon insuline peut-elle être la cause de ces crises convulsives ?
Je suis traite par Profil 30 deux fois par jour: 28 u le matin, 18 u le soir. Ces
convulsions m'effraient et angoissent mon épouse au plus haut point. Suis-je un cas
unique? Je compte sur votre réponse car nous sommes mon épouse
et moi-même très désemparés devant ce problème.
Je vous prie de croire à l'expression de mes sentiments distingués
Merci.
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Cher Philippe
Compte tenu de l'âge de début de votre diabète, celui-ci est,
très probablement, de type plus ou moins insulino instable. C'est-à-dire que,
à régime et à exercice physique constants, vos besoins en insuline
varient de façon plus ou moins importante d'un jour sur l'autre.
Ces formes prédisposent tout particulièrement aux hypoglycémies.
Comme il semble démontré que vos crises ne sont pas des crises
d'épilepsie, elles correspondent donc très probablement à des
hypoglycémies brutales épileptiformes (de type épilepsie), sans
signe prémonitoire. Par chance (relative), ces crises surviennent chez vous la nuit.
Elle peuvent être liées à une activité physique plus intense
dans la journée, à un dîner du soir insuffisamment riche en glucides,
à un peu (trop) d'alcool en soirée, etc . Et de, toute façon, à
une dose du soir inadaptée, trop forte, par rapport à vos besoins ces jours-
là.Revoyez votre diabétologue que nous connaissons de nom et de
réputation.En abaissant légèrement la dose du soir ou peut-
être en utilisant un mélange préconditionné d'insuline
comportant plus de rapide et un peu moins de NPH si les hypoglycémies surviennent
en deuxième partie de nuit
Amicalement,
Dr. Pierre Massabie
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Association diabète et Maladie d'Addison.
le mars. 2004
: de France
Bonjour ,
Je suis à la recherche d'une personne atteinte de la double pathologie
diabète insulinodépendants + Maladie d'Addison, on vient de diagnostiquer
à mon fils diabétique âgé de 16 ans, une Maladie
d'Addison; il est sous hydrocortisone depuis un mois et ses taux de glycémie
sont très élevés. Je suis une maman inquiète et voudrais
contacter des personnes qui me renseigneraient sur les évolutions de cette double
pathologie
Merci.
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Chère France
Bonjour,
Prenez contact avec l'AJD 17, rue Gazan 75014 PARIS Tél : 01.44.16.89.89
Fax : 01.45.81.40.38 et consultez leur site : www.ajd-educ.org
Leur équipe médicale est certainement celle qui a, en France, la plus grande
expérience de cette association diabète-Maladie d'Addison chez le jeune.
Toutes les possibilités de documentation vous y seront offertes.
Prenez contact de notre part.
Amicalement,
Docteur Pierre Massabie
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Adhésion de Madagascar.
le mars. 2004
: de Rakotovao.
Bonjour ,
Je vous adresse cette présente lettre pour vous demander si les personnes qui
résident à Madagascar peuvent faire partie de votre association? Si oui,
comment devrait-on procéder? Espérant une réponse de votre part,
je vous adresse mes remerciements d'avance.
PS: Madagascar est une île de l'océan Indien à coté de
l'île de La Réunion
Merci.
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Cher Rakotovao.
La cotisation annuelle à la LDF est de 20 .
L'abonnement à la revue Diabète & Nutrition est de 26 pour
l'étranger. La LDF et moi-même, entretenons depuis longtemps des rapports
privilégiés avec le Pr Georges Ramahandridona et l'Association Malgache
du Diabète (AMADIA). Et nous avons lancé en 1999, une action humanitaire
" De l'insuline pour Madagascar " qui nous a permis d'envoyer
jusqu'ici des quantités d'insuline, hélas très insuffisantes mais tout
de même significatives, au Pr Ramahandridona et à l' AMADIA.
Les transports sont assurés par des " sherpas" Malgaches
ou Français sûrs.
Si vous avez le moindre problème avec votre diabète et au cas, improbable,
où vous ne le connaîtriez pas, prenez contacts de notre part avec le
Pr Georges Ramahandridona Hôpital Befelatanana BP 3097 ANTANANARIVO
qui connaît admirablement le diabète et maîtrise au mieux la
globalité des problème spécifiques qu'il pose le diabète
à Madagascar.Bienvenue parmi nous.
Si vous aviez un problème de transfert, ne vous faites pas de soucis, nous nous
arrangerons avec l'AMADIA.
Amicalement,
Pierre Massabie
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Bouche sèche et diabète.
le 15 jan. 2004
: de Marie.
Bonjour ,
J ai 54ans. Depuis 15ans je suis suivi pour le diabète. Depuis 6mois mon
médecin ma prescrit du glucophage 1000 deux fois par jour. Avant j avais du stagid.
Depuis décembre j ai une sécheresse buccal le matin et le soir. Apres
quelque temps que j ai pris les médicaments car je suis suivi aussi pour la tension et
le cholestérol. J ai une vie sédentaire. Presque pas de sport.
J'en ai parlé à mon médecin mais il m'a changé depuis
15j le zocor pour le cholestérol mais j ai toujours les mêmes
symptômes. Depuis 4jours j ai arrêté de moi même la prise de
glucophage et je sent un petit mieux au niveau de la secheresse mais toujours la sensation
désagréable au niveau de la langue et a l intérieur des
lèvres et joues Pouvez vous me conseiller
Je dois voire mon docteur demain. Merci
Merci.
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Chère Marie.
La sécheresse de la bouche est l'un des premiers signes d'un diabète
méconnu ou mal équilibré. Elle est liée à
l'hyperglycémie et à la déshydratation.
Vous visitez www.diabetenet.com, preuve que vous vous intéressez au
diabète. Je suppose donc que votre diabète est, au moins à peu
près, assez bien équilibré. Encore que vous ne dites rien sur ce
point. Cette sensation ne figure ni sur la liste des effets indésirables de Glucophage
susceptible de donner des troubles digestifs (nausées, vomissements,
diarrhées) ni sur celle du Zocor. Cherchez avec votre médecin plutôt
du côté de votre hypertension (surtout s'il s'agit d'un diurétique ou
d'autres médicaments ou d'un somnifère si vous en prenez).
Lorsque vous aurez identifié la cause exacte de vos troubles, soyez assez gentille
pour m'en faire part. Simple demande de consultation d'un médecin à un
patient car il faut toujours essayer de comprendre. Merci pour votre réponse.
PS -- Très important : on n'arrête jamais un médicament
prescrit contre le diabète sans avis médical.
Vous êtes diabétique 24 h sur 24 et pour tous les jours de votre vie. Vous
devez prendre vos médicaments, en l'occurrence le glucophage, tous les jours.
Amicalement,
Dr. Pierre Massabie
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Culturisme, dopage et diabète.
le mars. 2004
: de Loéticia.
Bonjour ,
Mon fils Julien est diabétique depuis 94, il se pique 2 fois pas jour , il a 22 ans et fait
beaucoup de sport; Comme il fait de la musculation il demande s'il peut utilisé ces
produits: -Somatrop -Sécrétagogue -Créatine -Chitosan -Garcinia
-L-Carnitine Fumarate pas tous en même temps mais savoir quel prendre pour
renforcer sa musculation sans danger d'augmenter son diabète
Merci.
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Chère Loéticia
Chacun sait qu'après les sportifs professionnels de haut niveau, les culturistes
sont les plus gros consommateurs de produits dopants.
Je ne connais pas tous les produits que vous me citez. Il est probable que deux ou trois
d'entre eux soient sans danger et donc sans action.
Par contre, la somatropine et la créatinine sont sur la liste des substances
interdites. Et le terme de Secrétagogue (qui fait secréter les glandes) me
paraît inquiétant de par son imprécision.
Essayez de persuader votre fils qu'à 22 ans, un diabétique peut et doit se
fixer d'autres challenges que l'image de son corps. Qu'il équilibre parfaitement bien
son diabète, qu'il se fixe comme premier objectif, une hémoglobine A 1c
normale, qu'il choisisse un véritable sport dans lequel il ira le plus loin qu'il pourra.
Les diabétiques ont fait la preuve qu'ils peuvent aller très loin dans ce
domaine. Mais qu'il ne s'entête pas à surcompenser ce qu'il croit être un
handicap par un esthétisme du corps potentiellement, depuis longtemps,
dangereux. Et qu'il pense aux autres diabétiques qui, un peu partout dans le monde,
n'ont pas la chance de pouvoir se soigner correctement où même de survivre
parce qu'ils n'ont pas accès à l'insuline.
L'associatif et l'humanitaire peuvent lui apporter beaucoup de satisfaction
Amicalement,
Dr. Pierre Massabie
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Bétadine, infirmière et intolérance.
le mars. 2004
: de Aurélie.
Bonjour ,
Je prépare le concours d'infirmière et je fais des malaises quand je sens de
la bétadine. J'aimerai savoir pourquoi ? et si je peux faire quelque chose pour
arranger ça?
Merci.
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Chère Aurélie
Dans un certain nombre de cas, notamment chez les diabétiques et en particulier
au niveau des plaies des pieds, la Bétadine est déconseillée. Car elle
colore fortement la peau et ne permet pas d'évaluer correctement
l'évolution des plaies.
Mieux vaut lui préférer le Dakin, dérive du chlore, qui reste le
désinfectant de référence.
Amicalement,
Dr. Pierre Massabie
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Corticoïdes et diabète
le mars 2004
: de Roger.
Bonjour ,
Suivi pour le coeur, infarctus en 1987, avec dilatation de la circonflexe. Mon
médecin traitant à commencer à s'inquiéter de mon
diabète, alors qu'il était, à jeun, à 1.70 g/l, (en 1995) . Il m'a
adressé à un diabétologue, et après étude de mon
cas, on est arrivé à stabiliser mon diabète aux alentours de 1.30-1.40
g/l, rien qu'en surveillant mon alimentation. J'avais 48 ans. Cela a durée jusqu'en
2001 (6 ans) . J'ai eu, malheureusement, une injection de cortisone, suite à une crise
d'arthrose, depuis impossible de stabiliser mon diabète. D'abord un traitement avec
du GLUCINAN, 3 fois par jour, ensuite GLUCINAN plus 1 NOVONORM par jour, puis 2, puis 3
NOVONORM, Glycémie à jeun aux alentours de 1.80 g/l, post-prandial aux
alentours de 3 g/l, mais aux alentours de 0,60 g/l le soir, surveillance avec dextro pour le
NOVONORM (prendre ou ne pas prendre, suivant le cas ) .
En juillet 2003, devant l'insuccès, J'ai signé un protocole, de ce fait, le
NOVONORM a été remplacé par l'AVANDIA 4mg, 1 par jour, le matin,
le GLUCINAN a été remplacé par du STAGID 700. Depuis mes
glycémies ont continué à monter, à jeun, 1.95 à
2.30 g/l et aux alentours de 3.50 g/l post-prandial.
Je souhaiterais votre avis, je vois mon diabétologue dans quelques temps, pour
faire le point.
Merci.
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Cher Roger.
Les corticoïdes sont hyperglycémiants et quelle que soit leur voie
d'administration (y compris intra articulaire ou en pommade) sont susceptibles de
déclencher un diabète. Ce diabète, dit cortico-induit,
dépend toutefois d'une prédisposition (génétique
ou métabolique), des doses et de l'âge (le plus souvent après 50 ans)
et de la durée de traitement. L'on comprend donc que les corticoïdes
même puissants, même à faibles doses,
- déséquilibrent, parfois de façon sévère un
diabète de type 1 jusque là bien équilibré par augmentation
brutale des besoins en insuline, - transforment rapidement un diabète
Non Insulino Dépendant jusqu'alors bien équilibré en
diabète Insulino Requérant avec besoins en insuline souvent
élevés. La poursuite de la metformine est le plus souvent
contre-indiquée et celles des sulfonylurés ou autres
insulinosecréteurs sans grand effet. Ce qui semble être votre cas.
Les décompensations peuvent n'être que transitoires.
Mais avec des glycémies entre 1,95 et 3,50, vous avez intérêt à
vous rapprocher assez rapidement de votre diabétologue pour mise,
éventuellement transitoire, sous insuline.
Merci pour votre confiance.
Amicalement,
Dr. Pierre Massabie
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Stress et diabète.
le fev. 2004
: de Marcel.
Bonjour ,
J'ai 58 ans, mon diabète s'est déclaré il y a 4 ans à la suite
d'un gros choc émotionnel consécutif à un problème
familial grave. Parti au printemps 99 de taux moyens de 2.10 à 2.50, avec une
hémo glyco à 10%, le traitement par comprimés
Glucophage/Daonil associé à une bonne hygiène de vie m'a
ramené dans les 6 mois à un taux inférieur à 6%...ce qui
m'a sans doute amené à penser que tout celà n'était plus
qu'un mauvais souvenir. J'ai sans doute relâché mon effort, au plan
diététique sans doute, mais aussi au plan exercice du fait d'un genou
douloureux (à nos âges, c'est comme les vieilles voitures, on répare
d'un côté, ça craque de l'autre...) Fin 2002 j'ai noté une
remontée de mon taux (vers les 8%) qui a toutefois amorcé un reflux
vers les 7% à la fin du printemps 2003 après que ma diabétologue
m'ait augmenté les doses de comprimés...
Puis patatras, fin 2003 je suis de nouveau à 10% avec des taux moyens dignes
des beaux jours (??) de 1999...Après une hospitalisation à
la journée, ma diabéto m'a prescrit l'insuline Lantus, une injection le soir
de 12 u que je prends en plus de mes comprimé. Après 3 semaines de
traitement, je parais m'orienter vers une stabilisation vers 0.80/1.20, avec, de temps en
temps quelques pointes aussi inattendues qu'inexpliquées qui frisent
les 1.80 à 2.0...J'ai trois questions: 1/ Je pensais rester aux comprimés
beaucoup plus longtemps. Est-il classique de passer à l'insuline au bout de 4 ans
seulement ? 2/ Si cette évolution se poursuit, ne dois-je pas craindre de devoir
passer à des doses d'insuline de + en + fortes et fréquentes ? 3/ A quoi
peuvent correspondre ces "pointes" que je vous ai signalées ci-dessus ?
Merci de m'apporter des pistes de réponses, si cela vous est possible.
Un éternel stressé.
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Cher Marcel.
1 - Un choc émotionnel ne peut pas déclencher à lui seul un
diabète. Il peut par contre aggraver un diabète antérieur
méconnu ou, tout au plus, déclencher un diabète chez un sujet
prédisposé. 2 - L'évolution naturelle du diabète de
Type 2 Non Insulino Dépendant se fait vers le diabète Insulino
Requérant au bout de 10 à 15 ans d'évolution. Ce qui permettrait de
supposer que vous étiez déjà diabétique depuis plusieurs
années lorsque le diagnostic en a été porté chez vous.
3 - Il n'est pas du tout certain que vos besoins en insuline aillent en augmentant
rapidement. Disons, pour faire simple, que votre pancréas n'était pas
totalement épuisé. La mise sous insuline peut constituer une mise au repos
et vos besoins en insuline peuvent baisser durant un certain temps.
De toute façon, la gravité d'un diabète n'est pas fonction du nombre
d'unités nécessaires chaque jour.
4 - Vos poussées de glycémie sont parfaitement explicables.
La glycémie des diabétiques varie en permanence en cours de
journée et augmente notamment après les repas.
La Lantus est une insuline dont la durée d'action est de 24 h - et peut-être pas
dans tous les cas - dont la courbe d'action est plate. Elle n'est donc pas capable
d'écrêter les pics d'hyperglycémie tant soit peu importants
d'après les repas ou de fin de nuit.
Si ces pics ne peuvent pas être décapités par le régime, il peut
être nécessaire d'avoir recours à des injections
complémentaires d'insuline d'action rapide avant chaque repas.
La Lantus est une excellente insuline qui a des indications précises. Elle simule le
débit basal du pancréas mais il est, le plus souvent, nécessaire de
faire 2 à 3 injections supplémentaires d'insuline rapide pour couvrir les
repas. Vous trouverez des informations complémentaires dans les deux derniers
numéros (193 et 194) de Diabète & Nutrition qui vient de paraître (1, rue
de Ségure - 64000 PAU).
Amicalement,
Dr Pierre Massabie
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Glycémies irrégulières..
le fev. 2004
: de Nicky.
Bonjour ,
j'ai appris mon diabète il y a 2 mois mon médecin m'a prescrit du
diamicon 2 fois par jour depuis 3 jours il me fait passer a 3 par jours je prends
également du temormin pour de l'hypertension j'en ai mare j'ai des nausées
et la nourriture me dégoûte je ne sais plus quoi faire mon médecin ne
me donne pas d'information claire si ce n'est que de 360. Je suis passe a 220 en 1 mois.
Je ni comprends rien. Merci de me répondre
Merci.
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Chère Nicky.
Le diabète est une maladie chronique. Sa prise en charge passe par une
éducation thérapeutique minima. Il faut que vous compreniez ce qu'est le
diabète (trop de sucre dans le sang), quel est l'objectif du traitement (ramener la
glycémie aussi près que possible de la normale (1 à 1,5) tout au long
des 24 h et pas seulement le matin à jeun et de quels moyens vous disposez pour y
parvenir. Le traitement repose sur un régime personnalisé, des
comprimés (il en existe plusieurs familles qui peuvent être
éventuellement associés) et en cas d'échec, l'insuline qui ne semble
pour l'instant pas indiquée dans votre cas.
Votre glycémie a baissé de façon significative. C'est bien.
Mais demandez à votre médecin de vous faire faire un dosage d'HbA 1c
toutes les 2 à 3 mois. C'est le seul critère pour évaluer
l'équilibre de votre diabète. Comme prévu par les
Recommandations de Bonne Pratique Si vous voulez être tenu informé,
adhérez à une association..
Amicalement,
Dr Pierre Massabie
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