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Forum 2003 / Page 1
Contrôle glycémique en
continu. le 20 déc.
2003
: de Carine
Bonjour ,
Je m'appelle Carine H., J'ai 30 ans de diabète
insulino-dépendant et j'ai aujourd'hui 40 ans. Je n'ai aucune complication mais
au bout de toutes ces années, j'arrive à saturation et ne trouve plus de
motivation pour maintenir mon hémoglobine glycosylée inférieure à 6%. Les
injections et le contrôle des glycémies ne me dérangent pas. Ce qui me dérange
le plus est de ne pas savoir en continu où en est ma glycémie. Cinq à six
glycémies par jour ne me suffisent pas. Je suis maman et je roule en voiture. A
quand la mesure du glucose en continu ???? Je sais que c'est cela dont j'ai
besoin, vraiment besoin...
Merci de me répondre sans me donner une fausse
joie. Trop souvent, la déception et la désillusion s'est présentée à mon
coeur
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Chère Carine.
La mesure de la glycémie en continu, de façon ambulatoire, peut se faire de
deux façons: soit par lecture à posteriori, ce que l'on appelle le Holter
glycémique avec les résultats lus 14 à 48 heures après, soit en temps réel avec
le système Glucoday des laboratoires Menarini mais qui nécessite une petite
intervention chirurgicale et qui ne peut excéder 48 heures. Dans un avenir
peut-être pas si lointain le système de Pendragon sera peut-être commercialisé.
Il s'agit d'un appareillage de la taille d'une grosse montre, se portant au
poignet et dosant les glycémies toutes les 5 à 15 minutes avec affichage! Les
études sont en cours. Dans la vie de tous les jours, il faut continuer à se
piquer la peau pour avoir une goutte de sang pour les dosages!
Amicalement,
Dr. B. Yomtov
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Cannabis et diabète le 20 déc. 2003
: de Caroline.
Bonjour ,
je m'appelle caroline j'ai 21 ans et je suis did depuis 4ans et
j'aurais voulu savoir quel effet avais le cannabis sur la glycémie d'un did et
si des études avais été faites pour le savoir ceci dans le but d'expliquer de
potentielles hypoglycémie nocturne Je suis consciente que ce produit est
toxique, mais merci de me
répondre
Cordialement
Merci.
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Chère Caroline
Une recherche de la bibliographie mondiale sur le medline n'a rien retrouvé
comme travail sur ce problème! Il y a juste une observation mais on ne peut
conclure. A priori comme tous les produits agissant au niveau du système nerveux
central, le cannabis est susceptible de perturber la perception des
hypoglycémies et de retarder leur prise en charge, mais cela reste une hypothèse
à vérifier par des travaux sur ce sujet précis
Amicalement,
Dr. B. Yomtov
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Diabète insulinodépendant -
hypertension - cortisone. le 20 déc. 2003
: de Jacqueline
Bonjour ,
On me propose pour traiter 2 hernies discales au niveau des
vertèbres cervicales une infiltration sous contrôle radio. La cortisone
peut-elle être indiquée quand on est diabétique et que l'on a de hypertension. A
savoir : j'ai déjà eu plusieurs infiltrations et à chaque fois la glycémie s'est
élevée à 4 voire 5g. A noter également que j'ai des complications :
rétinopathie, perte de sensibilité au niveau des
pieds
Merci.
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Chère Jacqueline
Les corticoïdes, ce que l'on appelle la cortisone dans le grand public,
déséquilibrent effectivement le diabète. Cependant, si le traitement est
indispensable, il peut être administré avec les précautions habituelles, en
adaptant le traitement antidiabétique et en augmentant les doses d'insuline. Vu
les complications déjà mentionnées, un équilibre parfait du diabète est
indispensable et il y a lieu de revoir votre diabétologue
rapidement
Amicalement,
Dr. B. Yomtov
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Benfotiamine. le 20 déc. 2003
: de Teisso.
Bonjour ,
Diabétique depuis août date de découverte mais probablement plus
ancienne j ai 47 ans infirmière de nuit j ai eu connaissance d un article sur la
vit B1 disponible en Allemagne pouvant prévenir les complications vasculaire et
je voudrais savoir si elle va arriver en France et ce que l on peut en attendre
vraiment
Merci.
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Chère Teisso.
C'est malheureusement inexact, la vitamine B1 n'a qu'un impact sur le système
nerveux et en association avec la vitamine B6 est prescrite en cas de
neuropathie L'équilibre glycémique est le meilleur moyen de prévenir les
complications du diabète, notamment les micro angiopathies. En ce qui concerne
le risque vasculaire, l'arrêt du tabac, une TA et des taux satisfaisants de
lipides (cholestérol, triglycérides), sont indispensables!
Amicalement,
Dr. B. Yomtov
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Injections d'insuline le 20 déc. 2003
: de Joseph.
Bonjour ,
Après examens au mois de mai dernier, on a découvert que je suis
diabétique. On m'a mis sous Daonil et glucophage. Cependant, j'ai toujours des
fatigues, et mal aux jambes. Que me conseillez-
vous
Merci.
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Cher Joseph.
Difficile de répondre à une question aussi imprécise :de quels malaises
s'agit il et depuis quand (puisqu'ils existaient avant la découverte du
diabète), quelles sont les doses de médicaments? quel est le taux de glycémie ?
votre age ? .Dans quelle partie de la ou des jambes souffrez-vous ? La 1ère
réponse est d'en parler à votre médecin traitant. je pense que notre rôle sur le
site est de répondre à des questions aussi précises et spécifiques que possible,
justement celles auxquelles un généraliste ne peut répondre et que nous ne
devons pas nous substituer à ce dernier pour des questions d'ordre
général
Amicalement,
Dr. R. Bernheim
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Injections d'insuline.
le 20 déc. 2003
: de Claire
Bonjour ,
Diabétique de type 2 depuis 2 ans 1/2, je suis traitée à
l'insuline depuis 2 mois pour préparer une grossesse (qui vient d'ailleurs de
débuter). Me piquer le bout des doigts plusieurs fois par jour ne pose
absolument aucun problème. Mais l'insuline! 9 fois sur 10, je n'arrive pas à me
piquer sans me faire mal. J'en suis venue à redouter ces 3 injections
quotidiennes. Sans cette grossesse qui débute, je renoncerais bien souvent à me
pîquer. Pourtant je ne suis pas douillette loin de là. J'ai beau piquer bien
verticalement, rien à faire. Chaque fois je me fais mal, et chaque fois je
saigne. Alors pourquoi?
Merci.
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Chère Claire.
Il se peut que la douleur soit liée au solvant de l'insuline plutôt qu'à
l'insuline elle même. On peut essayer de changer de type d'insuline (par ex.
Humalog ou Novorapide plutôt que les rapides conventionnelles), l'alternative
étant de passer sous pompe type Minimed. Par ailleurs y a t'il un problème de
lieu d'injection ou de type d'aiguilles Il serait plus simple pour répondre
correctement d'avoir des questions plus documentées
Amicalement,
Dr. R. Bernheim
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Ablation du pancréas le 27 nov. 2003
: de Odile
Bonjour ,
Ma belle-soeur a été opérée, il y deux ans, de la tête du
pancréas (gros kyste). Depuis 1 mois, elle fait des pancréatites à répétition et
un chirurgien envisage sérieusement l'ablation complète du pancréas. Elle
deviendra diabétique. Mais cette solution nous effraie : peut-t-on vivre sans
pancréas ? Quelle est son espérance de vie ? Personne ne peut nous
répondre.
Merci de bien vouloir m'en dire plus. L'opération est imminente.
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Chère Odile
Le diabète aurait pu apparaître après la 1° intervention ! Il faut absolument
en parler au chirurgien qui pose l'indication d'une nouvelle opération. S'il le
juge nécessaire,il peut le faire et la patiente devra effectivement se traiter
comme une diabétique c'est-à-dire équilibrer au mieux ses glycémies grâce à des
injections d'insuline, Ce qui n'est pas un drame ,comme vous le savez! Et
heureusement que l'insuline existe!!
Amicalement,
Pr Jean Raymond ATTALI
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Plantes hypoglycémiantes.
le 17 nov. 2003
: de François.
Bonjour ,
En supplément des traitements habituels, existe-t-il des plantes
susceptibles d'améliorer le diabète, des plantes à action hypoglycémiantes .....
engélules par exemple ..... ou à l'état naturel ..... l' ail , l' oignon
peut-être ?? Merci d'avance pour votre
réponse
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Cher François.
La phytothérapie est une branche des médecines dites "alternatives et
complémentaires" qui peuvent avoir un intérêt dans le diabète (comme dans toute
autre maladie chronique). Il existe bien sûr de très nombreuses plantes dans les
médecines traditionnelles de très nombreux pays qui semblent agir dans le
diabète. Leur mode d'action est souvent encore très mal connu et surtout très
peu ont fait l'objet d'essais cliniques rigoureux. En général les plantes sont
consommées soit sous forme de décoctions, soit sous forme d'infusions, soit sous
forme de poudres (en gélules ou autres formes galéniques). Cela se complique
encore quand on sait que l'effet peut être différent selon qu'il s'agisse de la
tige, de la feuille ou des racines de la plante et également du moment de leur
cueillette ! Il existe en tout cas des préalables importants à leur utilisation
et surtout dans le diabète : " les plantes font partie d'un traitement médical :
c'est dire qu'il faut toujours avertir votre médecin traitant et lui en parler.
"elles sont complémentaires c'est-à-dire qu'elles ne peuvent que se rajouter au
traitement habituel du diabète. Et enfin il faut être parfaitement au courant
des effets secondaires connus ou encore mal connus...
Amicalement,
Pr Jean Raymond ATTALI
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T1 et grossesse. le 17 nov. 2003
: de Caroline.
Bonjour ,
J'ai 29 ans et je suis DID depuis 96, traitée depuis peu à
l'UMALOG MIX 50 pour un meilleur équilibre. J'avais des HbA1C autour de 8 / 8,5
et les dernières sont à 7,1 et 7,2. J'ai lu que des personnes avaient des HbA1c
à 4 ou 5... Cela me fait rêver ! J'ai jamais atteint ce chiffre même au mieux de
mon traitement (6.9 mini).
1. Pour envisager une grossesse, un résultat
autour de 7 est-il correct ? Sinon, quel est l'objectif à atteindre en termes
d'HbA1c ?
2. Faut-il poser une pompe ou peut-on envisager sa grossesse avec
des injections ? Quelles sont les conditions ?
3. Quels contrôles
additionnels avant et au cours de la grossesse ?
4. Quelle est en moyenne la
période"active" et "arrêtée" lorsqu'on travaille ?
Je vois mon diabétologue
en Janvier prochain, mais si je peux avancer dans ma réflexion, cela m'aiderait
bcp.
Merci.
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Chère Caroline
L'apparition du dosage de l'hémoglobine glycosylée (ou glyquée, ou HbA1c) a
constitué un progrès majeur pour la surveillance du diabète. Encore faut-il que
ce dosage soit fiable et cela dépend de sa méthode de mesure. Globalement,
seules sont acceptables les méthodes donnant des résultats normaux égaux ou
inférieurs à 6%, c'est-à-dire les méthodes qui dosent l'hémoglobine glycosylée
spécifique. Donc si la normale est 6%, le traitement "idéal" du diabétique est
celui qui se rapproche le plus de ce chiffre. Pour les diabétiques de type 1, il
est classique de considérer que l'équilibre est correct aux alentours de 7% (les
recommandations de l'ANAES disent par exemple que pour le diabétique de type 2,
au-delà de 8%, il faut modifier son traitement et passer par exemple à
l'insuline...). Pour votre problème particulier d'envisager une grossesse, le
résultat autour de 7% peut être considéré comme correct. Vous pourrez bien
entendu y parvenir plus facilement en fractionnant les doses d'insuline et en
adoptant soit un schéma basal-bolus (avec une Ultralente et des bolus de Rapide)
ou avec une pompe externe à insuline. Au cours de la grossesse, c'est
l'équilibre quotidien du diabète qui est important à maintenir le meilleur
possible et dans ce cas là ce sont les glycémies capillaires (au moins 4 par
jour) qui vous guideront le mieux puisqu'on vous apprendra à modifier quasiment
jour après jour selon les besoins vos doses d'insuline. Votre diabétologue vous
confirmera tout ceci et surtout il vous confiera à une équipe d'Obstétrique
généralement bien entraînée pour suivre ces grossesses chez la femme diabétique.
Actuellement une grossesse se passe quasi normalement chez la femme diabétique
(de la même manière que chez les non diabétiques) grâce à un contrôle et à un
suivi beaucoup plus rigoureux qu'avant, seul garant d'un équilibre du diabète le
plus parfait possible. Tous mes vœux pour fêter bientôt l'heureux événement
!
Amicalement,
Pr Jean Raymond ATTALI
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T1 et grossesse. le 17 nov. 2003
: de Ysabel.
Bonjour ,
Je suis une jeune femme de 28 ans, diabétique de type 1 depuis
l'âge de 12 ans. Comme j'aimerais avec des enfants dans un avenir rapproché, je
suis à la recherche d'informations sur "le diabète de type 1 et la grossesse".
Je suis aussi intéressée à connaître les statistiques de risques que mon enfant
soit diabétique également.S.v.p... pouvez-vous
m'aider.
Merci.
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Chère Ysabel.
La réponse que je viens de faire à Caroline vous aidera sûrement... Il existe
de nombreuses informations sur le diabète de type 1 et la grossesse, soit dans
des livres, soit dans des brochures que vous trouverez facilement chez votre
diabétologue ou dans des services de Diabétologie ou aux Sièges des différentes
associations de diabétiques. De nombreux sites Internet peuvent également vous
renseigner. En ce qui concerne plus particulièrement la deuxième partie de votre
question, comme vous le dîtes vous-même, ce ne sont que des statistiques...
l'apparition d'un diabète est soumise à des facteurs génétiques et à des
facteurs environnementaux. Le pourcentage de ces deux sortes de facteurs est
tout à fait variable surtout selon le type de diabète. C'est en tout cas dans le
diabète de type 2 que les facteurs génétiques semblent être le plus important.
Là encore, votre diabétologue pourra en parler plus longuement avec vous et
j'espère que vous aussi fêterez très prochainement un heureux événement
!
Amicalement,
Pr Jean Raymond ATTALI
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Forum 2003 / Page 2
Nouvelles insulines.
le 25 oct. 2003
: de Benoit.
Bonjour Professeur ,
DID équilibré (Hb A1c à 5.2%) sous Lantus Humalog, je viens de découvrir
l'existence de deux nouvelles insulines visiblement en cours de demande d'approbation aux EU et en Europe
: insuline Glulisine par Aventis (analogue d'insuline à action rapide) un analogue lent appelé
Detemir (Novo Nordisk) qui serait en concurrence avec la Lantus ? Qu'apporteraient ces nouveaux produits ?
Cordialement,
Merci
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Cher Benoit.
La Detemir n'est pas encore commercialisée. C'est une insuline d'action lente qui est très
proche de la Lantus. Elle doit encore faire ses preuves mais représente certainement pour Novo une
réponse à Aventis. Concernant la Glulisine, il s'agit d'un analogue de la lispro de Lilly. Une
insuline très rapide et de courte durée. Elle n'est pas encore commercialisée non plus.
Des chercheurs de Düsseldorf auraient montré un effet protecteur sur les cellules du
pancréas encore fonctionnelles. S'agissant des diabétiques et de leur traitement rien de
révolutionnaire, surtout chez un diabétique parfaitement équilibré
comme vous
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Diabete type 2 et canabis.
le 22 oct. 2003
: de Remy.
Bonjour ,
Je suis tombé par hasard sur votre site en recherchant des infos sur le pancréas pour expliquer
a ma femme ce qui m'arrive. En effet , cet été (2003) j'ai eu des problèmes de
tonicité (mou tout le temps) puis en septembre un trouble visuel (genre éblouissement).
Contrôle par le médecin du travail a l'infirmerie de mon entreprise: tout allait bien y compris ma
glycémie dixit le médecin "1,8g de glycémie tout va bien (a 9h du matin avec juste un
jus de fruit sans sucre ajouté et 2 cafés soit 2 mx de sucre)"!!!
Le soir chez le médecin généraliste il ne faut pas dépasser 1,2g!!
Analyses et là : 1,4g de glycémie a jeun (mais curieusement vu ce que je mange, pas de
cholesterol....une relation de cause a effet?).
Problème au CHU le plus proche (50 kms) pas de rendez-vous avant 2004!!! Je suis donc allez chez un
diabétologue en ville (le seul des ardennes soit dit en passant). Régime strict mais toujours
plus de 1,4 g de glycémie a jeun. Je dois commencer un traitement avec de l'Avandia demain matin (3
mois). Question : outre le tabac qui l'accompagne, le canabis peut-il avoir une importance? (je ne suis pas un
gros consommateur , une peu plus de 1 par mois avec 1gr de cana frais)
Merci.
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Cher Remy
Le diabète est reconnu sur une glycémie à jeun supérieure à 1,26 g./L
à deux reprises. L'équilibre du diabète est jugé sur le taux d'HEMOGLOBINE
GLYQUEE (HbA1c). Votre diabétologue a certainement demandé ce dosage.
Le traitement comporte une diététique visant à obtenir un poids normal. L'Avandia est un
sulfamide hypoglycémiant c'est-à-dire un produit qui stimule la sécrétion
d'insuline du pancréas lorsqu'elle est insuffisante. Souvent, lorsque le poids diminue, le traitement
médicamenteux peut être diminué voire arrêté.
Quant au tabac et au cannabis ce sont deux toxiques prouvés. On ne voit pas bien ce qui justifie leur
prise (même à dose peu importante) chez une personne diabétique (ou non
diabétique !).
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Voyage et Lantus.
le 21 oct. 2003
: de Catherine
Bonjour ,
Je suis DID depuis 97.Je viens de passer à la Lantus et mon diabète semble être mieux
stabilisé. J'ai également la chance de partir en voyage aux Caraïbes fin novembre mais je
ne sais pas comment gérer cette insuline avec le décalage horaire ( - 5 heures ).
Merci.
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Chère Catherine.
Ahhh la chance ! Pendant que y en a qui vont se geler les gloupis !
La deuxième chance est que la Lantus a une durée d'action régulière de 24
heures. Et que l'horaire d'injection ne modifie pas la durée d'action. Si la Lantus est faite le soir avant
le départ et que le lendemain est en avion, elle va durer jusqu'à l'heure d'arrivée. Deux
choix : ou bien on la fait à l'arrivée - et pendant tout le séjour - ou bien on comble le
"vide" avec un peu d'insuline rapide et on recommence le soir. Il y a toujours une solution intelligente car le
risque n'est jamais de faire une hyperglycémie menaçante mais pkutôt de fair une hypo si
on fait trop d'insuline. Il est évident que la Lantus facilite l'insulinothérapie en cas de
voyage.
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Prise de l'insulinum 15 CH.
lle 20 oct. 2003
: de Rida
Bonjour ,
Je suis diabétique sous insuline depuis 10 ans (4 injections par jour) et je voudrais savoir si je peux
prendre de l' insulinum 15 ch ?
Je vous remercie
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Cher Rida
L'insulinum 15 CH est un médicament homéopathique ( Le chiffre 15 indique la dilution ). Ma
copine J.G. excellente médecin homéopathe, me dit qu'il s'agit d'un produit censé "
protéger" le pancréas et améliorer le diabète mais dans le diabète de
type 2 non insuliné. Dans ce type de diabète il pourrait y avoir éventuellement un effet
un peu moins que nul. En tout il faut avoir la foi. Mais dans un diabète traité par 4 injections
d'insuline par jour, l'insulinum 15 CH ne peut avoir que deux effets favorables : l'un sur le portefeuille du
prescripteur et l'autre sur celui du pharmacien qui le réalise. Sachant cela, rien ne vous empêche
d'absorber de l'insulinum 15 CH : il n'y a pas d'effets nocifs signalés. D'effets favorables non plus.
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Glycémie élévée le matin.
le 19 oct. 2003
: de Mireille.
Bonjour ,
Alexandre est diabétique insulino dépendant depuis 4ans et actuellement on vient de changer le
protocole : il fait 3 injections par jour de Novorapid et il fait une injection d'Insulatard le matin à la
même heure que la Novorapid et le soir il fait son insulatard à 21h00- donc à 21h00 on
fait un dextro en général il est super correct et le matin parfois c'est la cata car on
dépasse les 2g et là la journée s'annonce mal.
Pouvez vous m'expliquer pourquoi un ado peut être a 1g20 par exemple le soir à 22h00 et que le
matin à 7h00 vous venez faire la glycémie et vous le trouvez à plus de 2g ? Qu'est-ce
qui se passe la nuit ? Comment peut on expliquer cette remontée de nuit ? question à laquelle
on a jamais réussi à me répondre ? Peut être qu 'il n'y a pas de réponse.....
Mireille maman d'Alexandre ( 14ans )
Merci.
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Chère Mireille.
Je suis étonné qu'on n'ait pas pu répondre à une question simple qui a trait
à la durée d'action des insulines. L'insulatard est de l'insuline NPH et sa durée d'action
est de 14 à 18 heures suivant les sujets. Ben, voui quoi ! L'insuline injectée par voie sous-
cutanée n'est pas aussi reproductible qu'on voudrait. En bref, il est bien possible que le lendemain
matin la NPH du soir n'est plus aussi active le matin venu. Et si on l'augmente le soir on risque une hypo la
nuit. Nul n'est parfait.
La question est : est-ce que l'hémoglobine glyquée est correcte (moins de 7%) ? ! Si oui, ce n'est
absolument pas la cata, mais tout à fait OK. Sinon, on dispose maintenant d'une insuline qui dure 24 h.
et que votre diabétologue pourra éventuellement proposer en remplacement de la NPH .
Mireille, ATTENTION, l'équilibre du diabète se juge sur l'hémoglobine glyquée,
pas sur les glycémies capillaires qui sont forcément fluctuantes.
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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?.
le 18 oct. 2003
: de Heater.
Bonjour ,
Je suis diabétique de type 2 et j'ai des périodes ou j'ai toujours faim. Ca dure quelques jours ou
je mange toujours et après ça se passe. A d'autres moments j'urine toujours et j'ai même
du mal a me retenir et ça se passe aussi mais ça revient toujours . Je ne comprends pas je n'ai
pas de traitement ayant perdu 30kg je n'ai plus que le régime mais je prend un traitement pour
hypertension et du Kardegic
Merci pour votre aide.
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Chère Heater.
Le symptôme concernant votre alimentation que vous décrivez est celui de "pulsions
boulimiques" appelé par les anglosaxons "binge eating". Il témoigne d'un
dérèglement du comportement alimentaire souvent d'origine psychiatrique (
anxiété ou dépression ). Les mictions impérieuses font partie du même
registre. Toutefois un trouble vésical ou prostatique peut être responsable du même trouble.
Pour le reste, seul votre médecin est apte à vous dire ce qu'il en pense et
éventuellement vous orienter vers un spécialiste.
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Suis-je diabétique?
le 18 oct. 2003
: : de Jean Luc.
Bonjour ,
Je ne sais pas si je suis diabétique mais la médecine du travail veut que je voie mon
médecin traitant car j'ai un taux anormal de sucre dans les urines. Lors d'une prise de sang j'ai 1.44
g/L SOIT 7.99 MMOL/L de sucre. J'ai 45 ans je n'ai jamais eu de problème mais cela me fait un peu
peur . une chose est certaine je ne verrais pas mon médecin alors que va t 'il se passer ?
Merci.
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Cher Jean Luc.
Le médecin du travail a fait son travail. Le taux de 1.44 g./L. de sang est anormal. La présence
de sucre dans les urines peut signifier deux choses : ) Le taux de sucre peut être plus important à
certaines heures (après les repas) 2) Le rein laisse passer le sucre à un taux plus bas que la
normale qui est de 1.80 g./L. De toutes façon, vous êtes jeune et un dépistage de
diabète doit être fait ( glycémies et hémoglobine glyquée ) . Vous avez
parfaitement le droit de ne pas voir votre médecin mais ne serait-ce pas la politique de l'autruche ? Un
diabète dépisté tôt et bien pris en charge n'est pas grave. Laisser un
diabète évoluer peut avoir des conséquences néfastes. A vous de
décider...
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Diabète gestationnel dès la 5ème semaine de grossesse.
le 16 oct. 2003
: de K.
Bonjour ,
C'est ma 2ème grossesse. Pour la 1ere mon diabète et arrivé au 6eme mois
(après la grossesse il a disparu) un simple régime a suffi à équilibrer mon
taux de sucre. Je suis enceinte de 10sg et cette fois le diabète à été
décelé à la 5ème semaine de gestation. A la 5ème sg, mon
gynéco m'a fait faire une prise de sang 1h après avoir bu un thé avec 10 sucres. Mais
entre la 5ème et la 7èmesemaine sg je n'en ai rien su. Depuis mon dernier RDV, je me
contrôle j'ai fait un O'Sullivan il y a 3 jours et j'ai rdv chez mon diabétologue mercredi prochain
22 octobre. Ce qui m'inquiète terriblement c'est que je vois, un peu partout, qu'un diabète qui
s'ignore peut provoquer de graves malformations foetales surtout entre la 2eme et la 8eme semaines. Alors je
panique car je me dis "Et si mon diabète avait démarré quelques jours après la
conception? Mon équilibre glycémique n'a sûrement pas été bon et je suis
à risque...et pendant les 7 premières semaines de la conception je n'ai pas surveillé
mon alimentation. Ce risque de malformation est-il valable pour le diabète gestationnel au même
titre que pour le diabète type II ? Je suis très inquiète
Merci.
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Chère K.
On se calme ! Je conçois votre inquiétude, mais on se calme quand même ! Vous avez dit
malformations ? Il est vrai qu'un diabète très mal équilibré augmente le risque
de malformations chez le foetus lorsque ce déséquilibre existe avant la conception et continue
les trois mois suivants: l'évaluation est faite sur une hémoglobine glyquée
supérieure à 7%, quel que soit le type de diabète. De plus, nous ne disposons pas de
tous les éléments qui permettent de calculer un risque théorique :
antécédents héréditaires, nombre de diabétiques dans la famille etc.
Le test de O'Sullivant (hyperglycémie provoquée avec 100 g. de glucose par voie
orale) est destiné à faire le diagnostic d'un diabète gestationnel. Il
n'évalue en aucun cas un risque. Donc, vos inquiétudes doivent être basées sur
des éléments précis et non sur des fantasmes. Enfin, nos moyens de surveillance au
cours de la grossesse sont très sophistiqués : l'échographie permet
véritablement de "voir" l'évolution du foetus.
J'espère avoir répondu avec précision.
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Sport et diabète.
le 13 oct. 2003
: de François.
Bonjour ,
Monsieur,
Quel type d'activité et à quelle intensité peut-on conseiller à un
diabétique ?
En vous remerciant par avance
Sincères salutations
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Cher François.
Une fois admis qu'un diabétique est un individu comme les autres ( âge, sexe, intelligence et
autres qualités et même... défauts) on a fait un grand pas pour la réponse. Un
diabétique doit donc se livrer aux activités qu'il aime, bien sûr ! A quelle intensité ?
Celle qu'il désire évidemment. Alors ? Où est le problème ? Dans le risque d'une
hypoglycémie au cours de l'effort, ce qui n'est pas toujours prévisible à 100 %, raison
pour laquelle on déconseille l'alpinisme, la natation sous-marine et le saut en parachute. En fait, je ne
connais aucun diabétique ayant eu un accident au cours de ces sports car ils avaient prévu de
réduire leur insuline auparavant et de faire un contrôle de la glycémie capilaire avant. Mais
bon, je déconseille tout de même ces sports là. Pour le reste amusez-vous , c'est
l'essentiel.
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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RE : HbA1c réclacitrante.
le 09 oct. 2003
: de Valérie
Bonjour ,
Et merci de m'avoir répondu. Je suis donc allée voir ma diabéto munie de mes
résultats car voilà 5 ans que je fais entre 8 et 10 dextros par jour. Elle m'a conseillée
d'abandonner la nph pour essayer lantus qui doit agir sur 24h. j'ai commencé hier soir. D'autre part,
j'ai un petit souci. L'autre jour, quand j'ai lu les résultats de mon hémogl. glyquée, je
dois avouer que j'ai eu une énorme déception, et depuis, j'ai une drôle de sensation dans
la gorge. Il me semble que j'ai la gorge qui se resserre par moments dans la journée. Ce n'est pas
régulier, parfois cela m'arrive au travail, parfois en conduisant ou alors chez moi, ça dure
environ 20 minutes à 1/2 heure et j'ai du mal à avaler dans ces moments-là. Par contre,
aucune douleur. Qu'en pensez-vous ?
Merci.
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Chère Valérie.
Je ne vois vraiment pas ce qui vous motive pour faire 8 à 10 glycémies capillaires par jour.
Calmer son angoisse de cette façon, c'est très sanglant ! Alors, que vous ayez la gorge
serrée ( l'expression n'est pas nouvelle, n'est ce pas ? ) n'est pas étonnant.
Votre hémoglobine glyquée, dites-vous, vous a déçue. Pourquoi ?
Allons, votre diabète me semble ( un peu) un prétexte pour polariser vos inquiétudes. Je
ne dis pas qu'il n'y est pour rien mais 8 à 10 glycémies capillaires par jour, c'est typiquement
ce que font les diabétiques anxieux, angoissés, voire déprimés. Quant à
l'essai de la Lantus, pourquoi pas. Mais attention à ne pas vous fixer non plus sur une angoisse
supplémentaire
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Forum 2003 / Page 3
Complications.
le 06 oct. 2003
: de Promeneur.
Bonjour ,
Mes dernières analyses indiquent un taux de HBA1C entre 11 et 12%. J'ai lu qu'avec ce taux, les
risques de complications augmentent significativement. Mais cela veut dire quoi ? En admettant qu'il y a 6
mois que c'est ainsi, le risque augmente avec le temps, mais dans quelle proportion ? Je veux dire est-ce le
danger de complication est vraiment immédiat ou bien je peux tenir 1, 2, 5 ou 10 ans comme cela ?
Merci de votre temps et attention.
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Cher Promeneur.
Vous ne parlez ni de votre âge, ni de votre traitement, ni de votre suivi, ni de votre vécu. Mais
avec 11-12% d'HbA1C vos glycémies moyennes sont en permanence entre 2,90 et 3.10 G./L. donc un
diabète "négligé". Votre risque de complication est de 100%. Le délai d'apparition
dépend de chaque diabétique. Mais cela ne survient pas du jour au lendemain : les
complications sont d'apparition progressive et lorsqu'elles font parler d'elles il est déjà trop tard
: la plus précoce est la rétinopathie, la plus grave est l'atteinte rénale. Si votre taux
d'HbA1C est de 12% depuis plus d'un an alors les complications sont déjà en train de se
développer. J'espère avoir été assez clair, mais je suis certain que vous
connaissiez déjà la réponse...Il est plus que temps de vous prendre en charge
très sérieusement. C'est certainement une contrainte mais mois que celle d'une
infirmité
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Glucowatch, quelles nouvelles ?
le 30 sept 2003
: de Benoit.
Bonjour ,
Cela fait maintenant quelque temps que nous entendons parler de la Glucowatch. A priori, à part son
prix, les changements fréquents des électrodes (toutes les 12 h) et que la glycémie
affichée corresponde à ce qu'était la glycémie une vingtaine de minutes
auparavant, je ne vois que des avantages pour cette nouvelle méthode de lecture de Glycémie.
Est il possible de savoir si, et auquel cas, quand elle pourra être commercialisée en france ?
D'autre part j'ai entendu parlé de la Pendra watch, est elle aussi prometteuse ?
Merci.
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Cher Benoit.
A quoi ça sert que Léon se décarcasse ? En cherchant un peu dans notre forum vous
verrez que j'ai déjà répondu plusieurs fois aux questions sur la Glucowatch, et
même il n'y a pas longtemps !
Concernant la Pendragon® le problème est complètement différent. Il s'agit d'un
système basé sur l'exploration par "spectroscopie d'impédance" c'est-à-dire une
réelle lecture à travers la peau. La Pendragon® a été
présentée au congrès de l'IDF à Paris en août dernier. C'est un appareil
très intéressant, qui nécessite cependant un calibrage chaque fois qu'on l'enlève
et une peau très propre. Elle n'est pas encore commercialisée et son prix reste inconnu !
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Diabète gestationnel.
le 28 sept 2003
: de Christelle.
Bonjour ,
Cher docteur,
Enceinte de 31 semaines ayant pris 12 kilos mon gyneco m' a indiqué que j'avais un diabète
alors que mes analyses de labo marquent sujet normal. J'avoue ne plus savoir ou en être alors pouvez
vous me dire si oui ou non j'ai un diabète. Merci
1er test au sucre a 26 semaines, non a jeun, prise de 75 g de sucre résultat : 1.43g.
Cycle glycémique effectué sur une journée :
- a jeun :0.80 g
- 2 heures après le petit déjeuner: 1.22g
- avant le repas de midi :0.71g
- 2 heures après le repas de midi : 1.27g
Ensuite, à la vue des résultats un endocrinologue m'a represcrit un cycle glycémique
à 29 semaines :
- a jeun : 0.79g
- 2 heures après le petit déjeuner : 0.93g
- 2 heures après le déjeuner : 1.10g
Hémoglobine glyquée : 4.7% ( 4à6%) sujet normal
Alors Docteur qu'en pensez vous ?
Merci.
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Chère Christelle.
Vos cycles glycémiques , compte tenu des critères internationaux, sont parfaitement normaux
ainsi que l'Hémoglobine glyquée. Le critère le plus sensible, admis par les
Sociétés savantes ( American Diabetes Association ) British Diabetic Association et OMS) est
l'hyperglycémie provoquée par voie orale, faite strictement à jeun. Certains administrent
toujours 100 g. de glucose, d'autres se bornent à 75 g. Votre épreuve n'est donc pas très
valable. Cela dit votre médecin a parfaitement raison d'insister sur une prise de poids raisonnable ( 1
kg. par mois ). Mais , pour répondre à votre question précisément : non
d'après les chiffres que vous communiquez il n'y a pas de diabète.
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Pancréas sensor ?
le 27 sept 2003
: de Christiane.
Bonjour ,
J'aimerai savoir si il y a des nouvelles au sujet du pancrea sensor. Savoir les effets secondaire
détecté a ce jour, savoir si il y a une date prévu pour le public ou si autre chose du
meme style est sortie. dans l'attente d'une réponse, veuillez agrée l'expression de mes
sentiments les meilleurs
Merci.
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Chère Christiane.
J'aimerais bien vous répondre si vous me précisez ce que vous entendez par "pancréas
sensor", terme qui n'existe pas à ma connaissance.
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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HbA1c réclacitrante.
le 26 sept 2003
: de Valérie
Bonjour ,
J'ai 36 ans. DID depuis 5 ans, mon diabète est déséquilibré depuis 3 ans.suite
à une intervention chirurgicale dans une clinique, j'ai vu un autre diabéto qui m'a
recommandé de diminuer de moitié ma NPH du soir. 6 mois plus tard, mon hémo
glyquée était à 9.9... j'ai revu ma diabéto à l'hôpital, hospitalisation
d'une semaine, et je suis redescendue à 8. On m'a conseillé le sport, je fais du jogging depuis
6 mois 3 fois par semaine pendant 3/4 d'heure. Hier, mon hémoglobine glyquée était
à 8.5. Je ne comprends pas, régime, sport, il semble que rien ne marche avec moi...
- matin 6 humalog
- midi 7 humalog
- soir 8 humalog 26 nph ou 22 NPH quand j'ai fait du sport
Merci.
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Chère Valérie
tUn HbA1C glyquée au dessus des chiffres souhaités est toujours en rapport avec une
glycémie élevée à un moment de la journée ou de la nuit. Il faudrait donc
que vous en fassiez le diagnostic : quand la glycémie augmente-t-elle ? Est-ce régulier ? Pour
cela, un seul moyen, la pratique des glycémies capillaires. D'abord vers 10h - 11h. du matin
(l'Humalog du matin dure-t-elle assez longtemps ?) aussi vers 17 H. (l'Humalog du midi
dure-t-elle assez longtemps ?) enfin contrôle avant le coucher ( Humalog du soir ) et à jeun
(la NPH du soir). Bien sûr pas tous les contrôles en même temps le même
jour, sinon gare aux doigts ! Mais sur 10 jours à deux semaines c'est tout à fait faisable.
Munie de ces résultats votre diabétologue devrait pouvoir adapter avec vous votre traitement.
Quant au sport il est très souhaitable. Contrôlez votre glycémie après le jogging.
Cela vous permettra d'adapter votre dose d'insuline. Il n'y a que vous qui puissiez le faire (ce n'est pas
le médecin qui fait le jogging !).
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Diabète et sport
le 25 sept 2003
: de Mireille
Bonjour ,
Cher professeur,
Je suis une maman d'un enfant diabétique de 14 ans 1/2 qui se soigne depuis 4 ans.Il a 2 injections
matin et soir .Son rêve : devenir coureur cycliste pro et faire un jour cette course magique qu'est le Tour
de France.Il est inscrit dans un club autour de Caen. Mais voilà ce week-end nous avons
rencontré quelqu'un qui lui a dit que cela sera très difficile à réaliser car cette
course est très dure et il ne voit qu'une seule solution pour mener ce rêve a bien, c'est de
s'équiper d'une pompe et encore cela sera très dur.Qu'en pensez-vous? Car là
j'ai vu mon fils très déçu...
Puis je voulais également vous demandez conseil : quand avant la course il a une glycémie
entre 3 et 4 est -il bon qu'il fasse sa course quand même ou dois-je faire un rajout avant le
départ?
Merci.
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Chère Mireille
Il y a deux problèmes :
1) Un diabétique peut-il être un sportif de haut niveau? Si on en juge par les performances
de Gary Hall, trois fois champion olympique de natation, la réponse est oui. Et il y en a bien
d'autres...
2) A quelles conditions un diabétique peut-il être de haut niveau ? La réponse est simple et
compliquée à la fois : votre fils doit apprendre à gérer lui-même son insuline
en fonction de ses efforts. Et là, l'aide d'un diabétologue compétent,
compréhensif, et pédagogue est indispensable. Il faut au moins quatre injections d'insuline par
jour et apprendre à adapter les doses. Peut-être une pompe, mais pas forcément. Un
conseil : prenez contact avec l'AJD: ils ont des équipes, des entraîneurs, des personnes
remarquables qui aideront certainement votre garçon. Mais, de toutes façons ce sera à lui
d'apprendre à faire (ou ne pas faire) l'insuline selon ses efforts. Cela répons à la
question que vous posez : peut-il faire sa course? Bien sûr. Doit-il rajouter de l'insuline? A
lui de contrôler APRES la course si sa glycémie est redescendue...
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Suis-je réellement diabétique ?
le 24 sept 2003
: de Hoahoasy
Bonjour ,
Je suis ravie de pouvoir partager mon inquiétude grâce à ce site et vous félicite
pour son existence. Je vous explique mon problème en essayant d'être très bref :
l'année dernière, j'ai eu 2 fausses couches et mon gynéco n'a pas su me dire
exactement les causes. J'ai changé de médecin et la mort de ma grand-mère
diabétique l'a mis sur une piste. Il me prescrit ainsi un HGPO (je ne sais plus si c'est bien
comme ça qu'on écrit) et voici ce que l'on m'a fait : on a pris mon taux glycémique
à jeun, résultat : 0.94g ; ensuite on m'a donnée du sucre dilué dans de l'eau,
résultat :2.22g. Il y eut d'autres prises mais ce deuxième résultat a suffit au
médecin pour me décrire diabétique.
Ma première question est la suivante : est-ce qu'il arrive vraiment que malgré ce taux
très normal à jeun l'on peut être diabétique ? En avril dernier, j'ai de nouveau
découvert que j'étais enceinte. Du coup, suivant les conseils de mon gynéco et de mon
diabétologue, je suis un régime strict, je ne mange plus de sucreries, je fais un peu de sport et
je me suis même munie d'un glucomètre pour surveiller mon taux... Mais voilà
qu'à 2 mois de grossesse, tout s'écroule à nouveau. Et cette fois, mon gynéco
me dit que c'est mon col qui a lâché. Je ne savais plus si je devais y croire et je vous assure
qu'en ce moment, malgré toutes les préparations, j'ai peur de tomber enceinte. Alors j'ai besoin
de savoir si le diabète a des répercussions sur une grossesse.
Je m'excuse si j'ai été long mais je suis vraiment désespérée et ai
besoin de m'expliquer. Merci de m'avoir lue et à bientôt j'espère !
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Chère Hoahoasy.
Le diabète chez une femme enceinte est effectivement diagnostiqué, en cas de doute, sur
l'hyperglycémie provoquée par voie orale. Votre résultat semble indiquer qu'il y a chez
vous un risque pendant la grossesse. La surveillance comporte donc des glycémies capillaires
(avec votre glucomètre) et le taux d'hémoglobine glyquée
(HbA1c). Cela dit, il n'est pas du tout évident que vos fausses couches soient en rapport
avec le diabète : il existe aussi des causes locales (utérines) et hormonales qui n'ont rien
à voir avec un diabète. Y a t-il eu des fausses couches chez les femmes de votre
famille? En tout état de cause il est aussi très important d'avoir un poids normal. Est-ce
votre cas? Et puis il est également important de savoir si l'examen du foetus a montré
des anomalies chromosomiques. Rien n'est simple!
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Diabète LADA et anti GAD.
le 22 sept 2003
: de Claire.
Bonjour ,
Merci de nous accorder un peu de votre temps, pour éclairer nos lanternes.
Pouvez-vous me dire ce que sont le diabète de type "LADA" et les anticorps "anti GAD"? .
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Chère Claire.
1) Le LADA est le "Latent Autoimmune Diabetes in Adults". C'est-à-dire un diabète de type 1
mais qui est particulier par la latence avec laquelle il se développe et l'âge "tardif" auquel il
apparaît par rapport au diabète de type 1 habituel. Ceci veut dire que la frontière entre les
diabètes s'atténue puisqu'on constate maintenant des diabètes de type 2 chez le sujet
jeune voir l'enfant !
2) La GAD est la "glutamic acid décarboxylase", enzyme intra cellulaire. Lors de l'agression auto
immune qui aboutit à la destruction des îlots de Langerhans qui fabriquent l'insuline, on constate
l'apparition d'anticorps anti îlots et anti GAD. Ces anticorps sont les témoins de l'agression, non la
cause.
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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insulinothérapie
le 13 sept 2003
: de Squale
Bonjour ,
J'aimerais savoir si le fait d'être souvent bas dans la matinée peut engendrer un rebond juste
après le repas du midi???? C'est mon cas chaque jour, et si je monte l'intermédiaire du matin,
ça n'arrange rien. J'ai toujours beaucoup de sucre dans les urines et parfois de l'acétone,
même avec une glycémie pas toujours élevée...... J'ai déjà
augmenté l'intermédiaire du matin de 10 unités depuis quelques semaines, et c'est
toujours haut à 14h.........
Merci si vous pouviez m'éclairer un peu.
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Cher Squale.
Votre problème est beaucoup plus simple que vous l'imaginez : si j'ai bien compris vous avez une
injection d'insuline le matin, qui est un mélange rapide NPH et rien à midi. Bref, une
insulinothérapie classique mais non optimisée, c'est-à-dire ne tenant pas compte des
données qui sont admises par la plupart des diabétologues (mais pas forcément par les
diabétiques). Actuellement on prescrit au moins 3 injections par jour et au mieux 4 si les
résultats sont insuffisants. Pourquoi ? Parce que l'insuline mélangée du matin ne peut
pas couvrir le repas de midi et parce que l'insuline mélangée du soir ne dure pas jusqu'au
matin...Dur, dur de vouloir faire comme un pancréas normal! L'acétone en l'absence de
glycémie élevée signifie ...hypo ! Le saviez-vous? Et votre hémoglobine
glyquée ? Elle est à combien votre hémoglobine glyquée?
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Rapport entre insuline pancréatique et insuline injectée ?
le 10 sept 2003
: de Patrice.
Bonjour ,
J'aimerais comprendre la relation entre l'insuline injectée et l'insuline fabriquée par le
pancréas. Celui-ci détecte-t-il l'insuline qu'un diabétique injecte pour adapter l'insuline
à fabriquer ou celle ci agit-elle indépendamment ? J'ai lu sur un site que la fonction thermostat
du pancréas n'existe plus. Alors les hypoglycémies peuvent-elles avoir pour cause si l'insuline
agit séparément de celle du pancréas, une fabrication plus importante d'insuline de la
part de celui-ci, si la diabète s'améliore et qui ne tient pas compte de l'insuline injectée
qui circule dans la sang ? Autrement dit un diabète qui est en voie de disparition cela signifie-t-il que le
pancréas fabrique l'insuline nécessaire pour avoir une glycémie normale mais si
l'insuline injectée il n'en tient pas compte, cela va provoqué un surplus d'insuline et une
hypoglycémie, pour une personne sans activité physique.
Merci.
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Cher Patrice
Je crains que vos questions ne reflètent une information quelque peu confuse sur la physiologie de
l'insuline qui est, il est vrai, complexe. Si vous avez lu sur un site que le "thermostat" du pancréas ne
fonctionne plus il y a problème : le thermostat règle la température, pas le taux
d'hormone. Mais il y a bien une régulation automatique du taux d'hormone circulante qui tient à
la nature même de la cellule vivante et qui persiste tant qu'elle est vivante. Voyons voir :
1) Le pancréas, comme toutes les glandes endocrines, est autorégulé par le taux
d'hormone circulante. Toute augmentation dans le sang freine la sécrétion et toute baisse
provoque une augmentation. Le taux d'insuline dans le sang tend toujours à revenir à ses
niveaux de base.
2) L'injection d'insuline provoque un freinage du pancréas lorsque le pancréas fonctionne ; sa
sécrétion d'insuline est donc freinée. Ceci ne peut pas être constaté en cas
de diabète puisque la glande est insuffisante ou nulle. Seule l'insuline injectée circule alors
dans le sang.
3) Il est évident que lorsque le pancréas "récupère" une partie de ses
possibilités de sécrétion il réagit de nouveau à l'injection d'insuline.
Dans tous les cas le taux d'insuline dans le sang tend toujours à redevenir normal.
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Forum 2003 / Page 4
Lecteur de glycémie sans prélèvement sanguin.
le 7 sept 2003
: de Mireille.
Bonjour ,
Lecteur de glycémie sans prélèvement de sang : Je sais que ce type de lecteur existe
aux USA sous forme de montre. Est-ce fiable ? Puis-je me le procurer en France ? Pourriez-vous sinon me
fournir les coordonnées d'un correspondant américain où
je pourrais me le procurer?
Merci.
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Chère Mireille.
Pour le moment, le seul produit disponible est la Glucowatch, non commercialisée en France. Nous
avons déjà décrit cet appareil sur notre site ( voir la rubrique des nouvelles ).
Il s'agit d'un complément ou d'une alternative aux lecteurs de glycémie habituels qui doivent
être utilisés pour calibrer la Glucowatch. Son utilité est surtout de détecter les
hypoglycémies nocturnes. Et lorsqu'ils sont correctement utilisés les
prélèvements capillaires sont parfaitement indolores, d'autant que la goutte de sang
nécessaire est devenue tout petite petite petite... Pour obtenir des informations sur le produit, que vous
pouvez acheter par Internet, voici leur site:
http://www.glucowatch.com/us/consumer/frame_set.asp
Il est permis de penser que d'autres lecteurs de glycémie, basés sur des technologies
nouvelles, permettront d'"éviter en effet des piqûres au bout du doigt.
Mais ils ne sont pas encore disponibles.
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Maux de tête.
le 5 sept 2003
: de Séveryne
Bonjour ,
Ma maman est atteinte de diabète depuis quelques temps. J'avoue ne jamais mettre vraiment
soucié de cette maladie auparavant. Son traitement paraissait suffisant mais depuis quelques temps
elle souffre énormément de la tête. Je suppose donc que cela vient de cette maladie. Son
médecin ne sais pas vraiment d'ou ça vient et n'essaie même pas de faire d'autre
recherche. (Peut être que le traitement n'est pas assez fort)
Le mieux serais peut-être qu'elle puisse contrôler son taux toute seule, comment doit elle faire?
J'ai lu qu'il existe plusieurs type de diabète, comment le sait-on? Si je vous écris c'est que je
souhaite l'aider mais je ne sais pas comment m'y prendre. Si je pouvais avoir quelques conseils je vous en
serais très reconnaissante
Merci.
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Chère Séveryne.
Le problème de maman c'est que seul un dialogue entre elle-même et son médecin peut
l'aider à résoudre les difficultés. Non, le diabète ne provoque pas de maux de
tête, sauf au cours des hypoglycémies provoquées par le traitement. Mais il est vrai qu'un
diabète chez une personne à problèmes, surtout d'un certain âge,
nécessite la consultation avec un spécialiste diabétologue qui travaillera avec le
médecin généraliste. Quand on a un problème de coeur on consulte un
cardiologue et quand on a un problème de diabète...
Je pense que c'est un conseil utile, même si cela ne satisfait pas tout le monde.
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Urgence.
le 4 sept 2003
: de Saladin.
Bonjour ,
J'ai 29 ans et je suis diabétique depuis l'age de 4 ans . actuellement je souffre de plusieurs
neuropathies engendrées par mon diabète : rétinopathie ( le deux yeux sont atteints )
,gastro parésie ( depuis décembre 1999 ) et colopathie fonctionnelle ( idem ) .
Dans les pays sous-développés , comme le nôtre , les diabétiques sont
livrés à eux mêmes , cela sans qu'aucune association active prenne en charge les
problèmes courants des diabétiques : manque de campagne de sensibilisation et
informationnelle..etc..
Sans le cacher à mes amis les êtres humains , cette situation arrange nos pouvoirs publics !!! LE
PLUS GRAVE ENCORE ; LE DIABETIQUE ALGERIEN NE TROUVE PLUS SON TRAITEMENT ????.... un malade
chronique sans traitement !!! c'est de la folie !!!!. Cette situation s'explique par le fait que le marché de
l'insuline est subordonné uniquement à l'importation. Les grands barons et mafiosis du
commerce parallèle y détiennent le monopole. Nos vies sont entre leurs mains sales. Quelle
solution faut il trouver ? Il y'a plus de 2.5 millions de diabétiques en Algérie, quel sort faut il
leur réserver ? Pendant que les politiques pensent à leurs poches et à dilapider les
deniers de l'état.
Je ne suis pas le seul. Soyez certains que la souffrance nous mord à petit feu, nous
diabétiques. Je n'ai que 29 ans , mais j'ai l'impression d'avoir quatre fois mon âge , je regrette
même d'avoir fait des études supérieures pour en arriver là et subir un tel
supplice, le même que celui des illettrés . Mon boulot administratif pèse de plus en plus
lourd sur mon équilibre quotidien. Voila, je vous fais part que je tiens énormément
à cette vie, mais je suis très fatigué.Non seulement il y'a une hygiène de vie
que je dois respecter mais d'autre part je suis obligé de gérer mes neuropathies, chose
très difficile de jour en jour. Nos médecins sont glorifiés par des titres .mais ne sont que
des charlatans aux blouses et visages noirs ....Mes histoires avec la médecine sont trés
longues , y'a de quoi en faire un bouquin ou une BD!!! Je le demande rarement, j'ai besoin de vivre :
aidez moi.
Merci.
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Cher Saladin
Vous nous décrivez une situation que malheureusement nous connaissons bien. Concernant le
diabète je n'ai rien à vous dire : vous savez parfaitement que le traitement comporte plusieurs
injection d'insuline par jour mais que la disponibilité du traitement ne vous est pas assurée en
Algérie. De même les méthodes d'autocontrôle et la surveillance
élémentaire sont insuffisantes dans ce pays.
Vous en analysez les raisons et votre appel signifie " Au secours ! ". Cher Saladin, le choix d'une civilisation
vous appartient. Avec la détermination et le courage qui sont les caractéristique de l'être
humain.
Le diabète n'a rien à voir dans cette histoire, même si l'existence d'une neuropathie est
effectivement très pénible. C'est 25 ans d'un diabète déséquilibré.
Mais rien n'est perdu. Une neuropathie peut s'améliorer lorsque le traitement est correct et
optimisé. Il y a en Algérie des diabétologues compétents, en particulier à
Alger. Vous les reconnaîtrez non à leur blouse noire mais à leur façon de
s'adresser à vous...
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Le diabète, ça se guérit?
le 4 sept 2003
: de Claire.
Bonjour ,
Eh oui, c'est encore moi! Désolée de vous importuner à nouveau avec mes questions et
mes angoisses récurrentes. Ayant arrêté mon glucophage après 2 ans de
traitement, voici les résultats de ma dernière prise de sang, 2 semaines après cet a
arrêt : gl à jeun, 1,04g ; gl post prandiale (1h30 après le début du petit
déjeuner) à ...0,87g! Alors, question: le dérèglement du pancréas peut-il
être passager ? Le diabète se guérit-il ? Ou est-ce le calme avant la tempête ? Ma
dernière HbA1c date du 01/07 et était de 6% sous traitement; le prochain contrôle se fera
à la fin du mois. Merci pour vos précieuses réponses.
Merci.
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Chère Claire.
Vous en avez de la chance ! Votre diabète vous fiche une paix royale et si les petits diablotins vous
laissent en paix votre HbA1c devrait être normale pour autant que toutes vos glycémies soient
dans les limites que vous indiquez. Poids normal ? Bravo. Sinon, vive la gym, la marche et la
randonnée. Et la France est un grand pays où
la tempête ne survient pas forcément
après le calme. Et peut-être bien qu'il ne reviendra pas ? C'est ça qui serait beau !
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Dépistage positif
le 2 sept 2003
: de Marie-Thérèse.
Bonjour ,
A la suite d'une prise de sang de contrôle, on vient de me dépister un diabète de type 2
à 1,72g, depuis quelque mois il ne cesse de monter, donc on m'a prescrit un nouveau
médicament : AMAREL . Je sais que c'e n'est pas trop grave, mais cela ce rajoute à mon
hypothyroïdie (opérée 2 fois), ma polyarthrite, mon hypertension : 3 médicaments
différents),mes migraines, ma préménopause, un excès de poids important,
enfin bref, j'ai déja 10 prescriptions différentes, alors une de plus, RAS LE BOL, surtout que le
sucre était pour moi un pansement affectif, ayant subi enfant l'inceste de la part de mon père,
alors je dois supprimer, le seul réconfort que je pouvais prendre lorsque j'avais une baisse de moral:
je restais raisonnable, juste un ou deux bonbons, une autre fois une cuillère de Nutella etc....
Et voilà, maintenant, à 52 ans régime complet, d'ailleurs je ne sais plus ou j'en suis,
à part supprimer le sucré, je ne sais pas ce que j'ai le droit de manger ou pas !
Cette maladie rajoutée aux autre me démoralise, je n'avais pas besoin de ça en plus! Je
sais que vous n'y pouvez rien, mais cela m'a fait du bien de vous en parler.
Merci de m'avoir lu.
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Chère Marie-Thérèse.
En fait vous avez un diabète de type 2, lié au surpoids. Vous pouvez certainement
l'améliorer voir le faire disparaître si le traitement en est correct : maigrir est évidemment
la mesure essentielle. Ce n'est pas la question du sucre qui se pose mais celle de votre alimentation
générale et de votre activité physique. Facile ? Pas du tout. Mais avec une
diététique restrictive (surtout sur les calories globales et les graisses) plus un
programme pour vous "bouger" on ne voit pas pour quoi vous ne pourriez pas perdre du poids et diminuer vos
comprimés ! Et si le sucre vous console de temps à autre il peut parfaitement venir à la
place d'autre chose...Le problème global est celui du différentiel entre l'énergie
absorbée et les pertes dues à l'activité physique.
Reste la question de l'hypertension, toujours ennuyeuse en cas de diabète, et là le traitement
est certainement difficile et plein de comprimés : au moins on évite les complications de
l'hypertension. La migraine est maintenant bien contrôlée avec les nouveaux traitements de fond
et de la crise aiguë. Il y a même des consultations spécialisées.
Quant à la périménopause elle est parfaitement justiciable du traitement hormonal
(ce ne sont pas des médicaments mais des hormones de substitution).
Alors ? Il ne faut pas seulement parler, jeter le manche avec la cognée et le bébé avec
l'eau du bain : une bonne diététicienne peut vous aider mais la discipline ne peut venir que de
votre désir propre. Quant au reste cela reste du boulot des médecins.
Allez, courage on vous soutient !
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Diabète déséquilibré.
le 30 août 2003
: de Miriam
Bonjour ,
Je vous félicite pour votre site qui est très intéressant, pour cela je voudrais vous poser
quelques questions : je suis DID depuis 13 ans, âgée aujourd'hui de 39 ans j'ai un
diabète très mal équilibré et malgré tous les efforts que je fais je n'arrive
pas à l'équilibrer, je vous informe que je suis du Maroc et que je me pique 2 fois par jour avec
de Mixtard : 22 U le matin et 12 le soir. Comme toute diabétique je commence à perdre les
pédales quant à mon déséquilibre et je ne sais plus quoi faire.
J'ai entendu parler de la pompe à insuline et j'aimerais avoir plus amples renseignements et est-ce
que cela serait une solution pour mon diabète ?
Merci.
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Chère Miriam
Vous avez un diabète de type 1 et dont vous dites qu'il est mal équilibré. Pour vraiment
le savoir il faudrait que vous ayez eu un dosage de l'hémoglobine glyquée ( HbA1c). Reste la
question du traitement : la tendance actuelle est d'optimiser l'insulinothérapie, c'est-à-dire de
faire au moins trois et souvent quatre injections par jour. C'est suffisamment efficace pour qu'on puisse
éviter une pompe, non pour des raisons techniques mais parce que le traitement par pompe est assez
coûteux (sauf en France où notre brave Sécu prend très bien en charge le
traitement par pompe). En fait la pompe n'est qu'un système de seringue sophistiquée
où un moteur pousse régulièrement une cartouche d'insuline avec la possibilité
de déclencher des "bolus" ou quantités supplémentaires au moment des repas. Il existe
de nombreux modèles de pompe (Medtronic, Disetronic, Animas etc.) pas plus grosses qu'une
boîte d'allumettes. Le problème n'est pas la pompe mais le service après-vente qui, au
Maroc, semble peu développé. Il existe cependant des diabétologues Marocains qui
connaissent bien le problème
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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DNID et Permis de conduire.
le 25 août 2003
: de Dan
Bonjour ,
Lors du renouvellement du permis de conduire , visite médicale car DNID, peut-on refuser celui-ci et
dans ce cas conduire un véhicule sans permis (petite voiture ). N'y a t il pas plus de risque car de toute
façon le diabète lui n'aura pas disparu,
Merci.
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Cher Dan
Le permis de conduire, première attribution ou renouvellement ne peut pas être refusé pour
motif de diabète de type 2. Seul le diabète traité par insuline pose problème car il
est exigé un certificat de traitement bien suivi, d'équilibre glycémique et d'adaptation du
traitement. Certificat délivré par le médecin traitant et le spécialiste.
Pour le diabète traité par comprimés il n'y a pas de problème légal. La
question de la voiture sans permis est identique chez un diabétique et un non-diabétique.
En réalité le risque n'est pas celui du diabète mais du conducteur : l'alcool et la vitesse
sont les vrais risques.
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Diabète et grossesse (suite).
le 24 août 2003
: de Claire
Bonjour ,
Tout d'abord, merci pour votre rapide réponse à ma question du 30/07 dernier. Je ne vais pas
vous refaire un descriptif de ma situation, mais j'ai besoin de conseil. Je suis nouvelle à Auxerre, et
j'ai donc du quitter le diabétologue qui me suivait en Vendée. Sur les conseils de mon
généraliste, j'ai pris rendez-vous avec un diabétologue de l'hôpital, pour prendre
les dispositions qui s'imposent avant une grossesse. Or celui-ci n'a pas souhaité voir mes carnets de
contrôle (glycémies capillaires), ni mes résultats d'analyses sanguines, ni de savoir si
j'avais un autre traitement en parallèle du glucophage; et m'a même dit: "A savoir si vous
êtes vraiment diabétique..." ! Comme si j'étais une affabulatrice, ou comme si les
médecins qui se sont occupée de moi auparavant étaient des incompétents. Il a
donc décidé de me faire arrêter tout traitement "pour voir", et de faire un contrôle de
ma glycémie au bout de 15 jours: 1 à jeun suivi d'un 2ème après le petit
déjeuner. Je continue à me contrôler et les résultats ne sont pas constants: 1 jour
je suis à 0.70 au lever, et le lendemain à 1.16. 1 jour je suis à 1.10 en post-prandial, et
le lendemain à 1.90. Aussi, je suis très sceptique, et envisage de voir un autre
diabétologue. Mes questions sont les suivantes: mes doutes sont-ils justifiés? Avez-vous
quelqu'un à recommander (ou un établissement)? Est-il plus raisonnable d'aller à Dijon
ou à Paris?
Merci par avance pour votre aide précieuse.
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Chère Claire
Ah là là ! Ces docteurs tout de même ! S'ils pouvaient raconter la même chose,
ç'est ça qui serait simple !. Bon, je vais essayer d'être (très) sérieux, car le
diabète au cours de la grossesse et inversement c'est effectivement sérieux.
Donc la première question : le diabète est défini par deux glycémies à
jeun au laboratoires au-delà de 1,26 g./L. Entre 1,10 et 1.26 c'est douteux. En second lieu la situation
n'est pas forcément stable : si une personne en surpoids maigrit, son état diabétique
peut devenir normal. De même si elle arrête un médicament. Donc deux médecins
arrivant sur le même client peuvent donner deux avis différents. Mais ils doivent pouvoir retracer
l'histoire. En troisième lieu une jeune personne qui désire être enceinte doit avoir un poids
aussi normal que possible, surtout s'il existe des diabétiques dans la famille. Enfin, en dehors de
glycémies le taux de l'hémoglobine glyquée est absolument essentiel : s'il est normal
c'est que tout est normal. Pas besoin de traitement. D'ailleurs au cours de la grossesse c'est
diététique seule ou insuline : rien d'autre. Là tout le monde médical est d'accord.
Et si vous désirez un autre avis Dijon possède un excellent service de diabétologie et
Paris aussi (Pitié ou Hôtel-Dieu) et votre médecin généraliste devrait aussi
avoir ses préférences. Entre nous...votre nouveau diabétologue n'a peut-être pas
eu le bon contact avec vous mais...sa question est tout de même la bonne question ! Evidemment s'il y a
du diabète...pensez à l'hémoglobine glyquée.
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Neuropathie
le 19 Août 2003
: de Fabienne.
Bonjour ,
Mon père aujourd'hui âgé de 65 ans, a le diabète insulino dépendant
depuis 20 ans. Etant sportif et rigoureux, il a toujours bien équilibré son régime et son
insuline. Il souffre aujourd'hui d'une névrite, qui l'engourdi dans la jambe. Le docteur lui conseille une
cure de vitamine B. Qu'en pensez vous? Est- ce effectivement lié au diabète
Merci.
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Chère Fabienne
L'atteinte des nerfs au cours du diabète est toujours en rapport avec un mauvais contrôle des
glycémies pendant un temps assez long. Comme vous n'indiquez pas le taux d'hémoglobine
glyquée (HbA1c) on ne peut donc pas dire si le diabète de votre père était
équilibré ou non. Deux autres facteurs jouent un rôle important dans l'atteinte neurologique
au cours du diabète : le tabac et l'alcool. En pratique il est très important que l'équilibre
glycémique soit excellent car les lésions du système nerveux peuvent être
réversibles : plusieurs injections d'insuline par jour, arrêt total du tabac et de l'alcool pour ceux
qui en usent (même sans abuser). Vérification de l'HbA1c tous les 3 mois. Les vitamines dans ces
cas sont secondaires mais pas toujours inutiles
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Hyper-Hypoglycémie.
le 13 Août 2003
: de Gabrielle .
Bonjour ,
Mon mari a 50 ans - insulino-dépendant depuis 2 ans - sans aucun symptôme avant la
découverte de ce diabète.... soudain. Il a bien accepté sa maladie - suit un
régime stricte mais finalement peu contraignant une fois l'habitude prise - se soigne parfaitement ...
Bref - cela se passe plutôt bien. Il est médecin : cela ne rend pas les choses faciles car il
connaît les risques... De mon coté, je me pose de nombreuses questions : Je ne comprends pas
comment on peut devenir diabétique insulino-dépendant à 50 ans... Je croyais que cette
maladie se déclarait très tôt ! Nous avons deux enfants en bas age (eh oui :))) : Y a t'il
des précautions à prendre pour eux ? des examens à réaliser ? Quelle attitude
adopter ? - Qu'est ce qu'un adulte diabétique attend de son entourage ?
Merci de ce que vous faites.
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Chère Gabrielle.
Il existe un certain nombre de diabètes de type 1 à révélation tardive, c'est-
à-dire après 40 ans. D'autre part certains diabètes de type 2 peuvent être
méconnus pendant un certain temps et se décompenser rapidement. Le type 1 est immunitaire,
dû à une destruction rapide des cellules qui fabriquent l'insuline et le type 2 est essentiellement
du à des facteurs qui s'opposent à l'action de l'insuline. Le point commun est tout de
même un déficit de sécrétion en insuline. Alors, quel est mon type ? A 50 ans la
réponse est " Quelle importance ? ". L'essentiel est de s'injecter la dose d'insuline qui manque. Quant
à la diététique soyons clairs : c'est une alimentation normale et
régulièrement répartie. Eviter les hypos est le vrai problème.
Concernant les enfants, le seul point important est d'éviter qu'ils soient en surpoids. Pour le reste,
qu'ils vivent heureux et qu'ils aient beaucoup d'enfants ( enfin, ils ont le temps !).
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Forum 2003 / Page 5
Diabète et Prograf
le 1 Août 2003
: de Patrice.
Bonjour ,
J'ai été transplanté du foie le 5 décembre 2003 et depuis j'ai du diabète
qui nécessite un traitement par insuline matin et soir.. Je sais que le diabète a
été provoqué par le cortancyl que j'ai pris pendant 3 mois après la greffe et
surtout par le prograf qui est diabétogène. Actuellement j'utilise Humalog 50, et je faisais 18
unités le matin et 12 le soir, mais ce matin j'ai passé à 16 unités. Si je me suis
permis de réduire c'est parce qu'hier, j'ai constaté quelque chose qui m'a surpris. Voilà
je suis allé passer un scanner et une échographie à l'hôpital et j'ai dû rester
à jeun toute la matinée et donc je n'ai pas fais mon insuline. Vers 13 h 45 on m'a servi le repas
est ma glycémie était à 1.42 g. L'infirmière m'a dit de ne pas faire d'insuline,
donc je n'ai rien fait. J'ai contrôlé mon taux 2 heures après il était à 2.47 g
et vers 19 heures il était à 1.17 g, alors que je n'ai fais aucune activité l'après-
midi, et pas d'insuline de la journée. Donc cela est-il bon signe, mon diabète est-il en train de
disparaître ? car au mois d'avril il y a eu le même cas de figure à cause d'une biopsie, cette
fois-ci, et le soir ma glycémie était à 3.51 g. Je dois vous dire que l'on a passé
d'une dose de Prograf de 3 mg au début à 0.5 mg actuellement. Je souhaitais voir mon
diabétologue pour savoir si je pouvais diminuer ma dose d'insuline mais il est en vacances pendant 3
semaines. Je me demandais si une personne non diabétique pouvait avoir une glycémie de
plus de 2 grammes comme moi après le repas, car le matin 2 heures après avoir pris 100 gr de
pain aux céréales je monte en moyenne à 2.30 g comme ce matin (vers 10 heures) pour
chuter à 0.92 g vers 12h30. Je dois vous préciser que avant mon opération je n'avais
pas de diabète, mais que j'ai mangé beaucoup de sucres dans ma jeunesse et que j'avais une
tante diabétique elle aussi insulino-dépendante. Ce serait un véritable bonheur pour moi
si ce diabète pouvait disparaître car j'ai 38 ans, et des années de maladie derrière
moi à cause de mon foie malade et maintenant que c'est une renaissance j'aimerais vivre en paix
sans me soucier de faire attention à peser ce que je mange et à craindre
l'hypoglycémie lors de sorties ou les hyperglycémies à cause d'un bon repas, car je
suis un gros mangeur et pour avoir de bonnes glycémies au alentour de 1.30 g en moyenne je dois
restreindre mon alimentation et c'est parfois difficile à vivre.
Je vous remercie beaucoup pour votre réponse.
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Cher Patrice
Vous mélangez plusieurs problèmes dont les causes sont différentes.
1) Que vous soyez prédisposé au diabète est probable vu la tata
insulinodépendante. En revanche je redis et je rerépète et je rehurle que le fait de
manger du sucre n'a JAMAIS provoqué de diabète chez personne.
2) Que le fait de prendre des médicaments antirejet (cortisone en particulier) est obligatoirement un
facteur de déclenchement du diabète.
Mais la greffe de foie vous a sauvé la vie et vous n'avez pas le choix : les médicaments
antirejet sont d'importance vitale !
3) Le traitement de votre diabète ne pose pas de problèmes particuliers sinon de bien
comprendre que l'insuline n'est pas un médicament mais une hormone. Vous ne ferez jamais aussi
bien que votre pancréas mais suffisamment bien pour avoir une vie normale. Vous êtes un gros
mangeur ? Sachez que l'essentiel pour vous est de ne pas être un mangeur (trop) gros ! Je sais, je sais,
je ne suis pas drôle ! Mais pas triste non plus car vous me semblez être maintenant en bonne
santé, après des péripéties que j'imagine bien difficiles.
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Miel....
le 1 Août 2003
: de Josette
Bonjour ,
je suis prédiabétique, pour l'instant j'équilibre correctement à 1,00 1,10 0,95
uniquement avec le régime!!! dur dur....... je sucre mon fromage blanc avec du miel. Mon entourage
m'affirme que je fais une grosse erreur, pouvez-vous m'éclairer
Merci
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Chère Josette
Il faudrait d'abord que je sache ce qu'est " être prédiabétique" ! On est diabétique
ou pas... Et comme personne n'est prophète ! Pour une personne qui a des facteurs de risque familiaux
ou chez laquelle on a détecté une INTOLERANCE AU GLUCOSE (glycémies à jeun
entre 1,10 et 1,26 à deux reprises) : la précaution de base est d'avoir un poids normal et la
seconde de faire de l'exercice physique. En second lieu, je ne cesse de le répéter LE SUCRE NE
REND PAS DIABÉTIQUE ! Na ! Encore une fois... Le miel n'est ni meilleur ni pire qu'un autre sucre (il a
un index glycémique plutôt inférieur au saccharose). Le problème est donc plus
celui de la quantité s'il y a un problème de poids
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Diabète et grossesse
le 30 juillet 2003
: de Claire
Bonjour ,
Tout d'abord, bravo et merci pour votre site; en effet, pour vaincre son ennemi, il faut le connaître, et
vous nous donnez là un excellent moyen d'information. Pourtant je me pose encore des questions :
On a découvert un diabète type 2 chez moi il y a 2 ans (à 30 ans). Or personne chez moi
n'est diabétique, et j'ai toujours détesté le sucre et le chocolat; D'où est ce que
cela peut venir ? J'envisage une grossesse, et je sais qu'il me faudra passer à l'insuline si je ne veux
pas mettre en danger la santé de mon bébé : comment est-ce que cela se passe? J'ai
cru comprendre qu'à la naissance je serai séparée du bébé pour qu'on
lui fasse des contrôles toutes les heures : pourquoi ne peut-on pas lui faire ces contrôles s'il reste
près de moi? La perspective de cette séparation m'angoisse terriblement, et je n'arrive pas
à m'y résoudre (rien que de l'écrire, j'ai déjà envie de pleurer...)
Puis-je envisager de rester non dépendante, où est-ce que cela relève de l'utopie? Je
précise que je suis rigoureuse quant à mon régime, ne présente pas de surpoids
(55 kg pour 1m52). Par contre de fréquentes baisses de tension me limitent dans l'activité
sportive, car j'appréhende les malaises. Enfin, la mise au point éventuelle d'un patch à
l'insuline pourrait elle être une solution pour les insulino-dépendants, comme la pompe par
exemple ?
Merci d'avance pour votre réponse, et pour le temps que vous nous accordez à tous
en répondant à nos questions.
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Chère Claire
Claire.Il est vrai que les questions que vous posez ne sont pas toutes simples :
1) Votre diabète est-il vraiment de type 2 ? Vous êtes de poids normal, vous n'avez pas 40 ans et
personne dans votre famille n'est diabétique. Un des moyens de le savoir serait de rechercher chez
vous des anticorps mais cela ne changerait rien à l'évolution. Point important : on n'a JAMAIS
montré qu'une nourriture apportant du sucre déclenchait le diabète, contrairement
à une croyance très répandue. D'où vient votre diabète ? Si je vous dis
que vous êtes prédisposée par le hasard de la génétique, et que les
facteurs qui déclenchent la maladie sont aussi divers que complexes je ne vais pas vous satisfaire...et
moi non plus !
2) Il est évident que pour une grossesse votre diabète doit être parfaitement
équilibré par l'insuline. Actuellement il n'y a pas de problème particulier pour le faire.
Avec de petites doses d'insuline réparties en 4 fois sur les 24 heures, on évite les
hyperglycémies et la malaises qui vous effraient tant ( ils sont toujours dus à un excès
de traitement ! ).
3) Le risque pour un bébé nouveau-né de diabétique est faire des
hypoglycémies car son pancréas à lui fonctionne parfaitement et fabrique de bonnes
doses d'insuline. Il est donc important de prévenir cet incident. Le problème n'est pas le
contrôle des glycémies mais la mise en route du traitement si c'est nécessaire et sa
surveillance. Lorsque vous serez enceinte vous demanderez de façon précise à
l'équipe qui s'occupera de vous et de votre bébé comment la prise en charge se
déroule. Les choses sont heureusement souvent plus simples qu'on s'imagine.
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Diabète et myopie.
le 30 juillet 2003
: de Benoît
Bonjour ,
On m'a découvert un DID depuis maintenant un peu plus d'une semaine. Depuis quelques jours, je
constate que je n'ai plus besoin de porter mes verres correcteurs (j'avais une myopie des 2 yeux à -
3.5). Mon diabète n'est pas encore équilibré et j'ai des glycémies relativement
élevées pour le moment. Est-ce que ces glycémies sont la raison de
l'amélioration de ma vue ? L'interne en ophtalmologie que j'ai rencontré hier pour mon examen
de fond d'oeil m'a dit que des cas de rémission partielle ou totale de myopie étaient possibles
mais il n'avait pas l'air très branché sur le sujet.... Puis-je espérer que la situation se
maintienne ou est-ce que le retour à des taux normaux de glycémie vont faire revenir ma vue
à sa situation antérieure ?
Cordialement
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Cher Benoît.
Les variations brusques de la glycémie entraînent un phénomène de passage
d'eau des zones les moins concentrées vers les zones les plus concentrées. Quand il s'agit du
cristallin, qui est une lentille, dès qu'il grossit il devient plus convergent, donc provoque une myopie
d&egrve;s qu'il maigrit il devient moins convergent donc presbyte. Il est évident que le retour à
l'état initial est la règle. Plus ou moins rapide selon les cas.
Mais...la règle n'est pas la totalité des cas et quelquefois il y a des améliorations
très longues, voire permanentes. Il ne faut cependant pas trop rêver !
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Diabète et aménorrhée.
le 28 Juillet 2003
: de Nord-Sud
Bonjour ,
Voici deux questions que j'aimerais vous poser.
Mon amie est diabétique insulodépendante (type 1), suite à un choc émotif elle
à perdu connaissance, il s'est avéré qu'elle avait fait un comas diabétique mais
y a-t-il nécessairement lien de cause à effet ; Mes diverses lectures sur le sujet m'ont appris
que ce genre d'incident pouvait apparaître à tout âge révélant ainsi la
maladie, mais peut-on parler de facteur déclencheur en ce cas ? Elle était déjà
ce qu'on appelle un "petit gabarit" et la nécessité de suivre un régime mais
également les effets directs de la maladie ont progressivement contribués à une perte
de poids, phénomènes clairement présentés sur ce site. A ce jour on constate
une période d'aménorrhée de près de trois mois. Cela est-il imputable à
un rapport de masse corporelle trop faible ou au dysfonctionnement du pancréas et aux
injections d'insuline ?
Merci.
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Cher Nord-Sud
On a signalé que le diabète de type 1 peut dans des circonstances exceptionnelles être
favorisé par un choc émotif maison ne peut le prouver que si on dispose de chiffres de
glycémie auparavant. Non une aménorrhée n'est pas en rapport avec les injectons
d'insuline. Il y a bien d'autres causes. Votre médecin doit pouvoir vous aider.
Amicalement,
Professeur Léon PERLEMUTER
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Pancréatite et imprimerie
le 25 juillet 2003
: de Jean Marc
Bonjour ,
La semaine passé j'ai été transporté à l'hôpital d'urgence pour
cause de pancréatite aigue. Une semaine a jeun puis interdiction de boire de l'alcool jusque la fin de
ma vie Ma consommation journalière en vin en fin de journée était de /- 5 verres, mais
régulièrement... Etant imprimeur indépendant, je me demande aussi si l'utilisation de
produits tels alcools isopropylique, etc... peut aussi jouer sur le foie et le pancréas ? Les gens de
l'hôpital m'ont assuré que c'était uniquement par ingestion...
Pouvez vous m'éclairer à ce sujet ?
Merci.
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Cher Jean Marc.
La vie on n'en a qu'une. Le foie on n'en a qu'un. La sensibilité devant l'alcool n'est pas égale
pour tous. Les dosages des enzymes hépatiques permettent toujours de vérifier la
tolérance à l'alcool. Non l'alcool propylique n'a rien à voir dans l'histoire. Oui l'ingestion
d'alcool est le toxique habituel.
Amicalement,
Professeur Léon PERLEMUTER
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RE: Pancréatite et imprimerie....
le 26 juillet 2003
: de Jean Marc
Bonjour ,
Merci de votre réponse.
Si je comprend bien cela veut dire que le vin est devenu "mortel" pour moi ?
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Cher Jean Marc
Eh bien, n'ayons pas peur des mots : la réponse est oui. Votre foie ne supporte pas la moindre goutte
d'alcool. Triste mais..
Amicalement,
Pr Léon PERLEMUTER
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Pouvoir sucrant....
le 18 juillet 2003
: de Caroline
Bonjour ,
Le pouvoir sucrant des vergeoises (blondes, brunes ou vanillées), et du sucre fin (dont la dissolution
est plus rapide et plus homogène) est il supérieur au sucre cristallise ? Auquel cas, ces sucres
permettraient ils de sucrer moins pour avoir le même goût sucré ? J espère que
vous pourrez me répondre
Merci
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Chère Caroline
Le sucre est du sucre, le diabétique a droit au sucre, vergeoise ou pas. Pourquoi se compliquer la vie?
La seule question est de savoir si un aliment donné est bien toléré ou pas avec une
quantité donnée : une glycémie au doigt 1h.30 après, vous donnera la
réponse.
Amicalement,
Pr Léon PERLEMUTER
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Glycémie irregulière
le 18 juillet 2003
: de Marmotte
Bonjour ,
J'ai une glycémie variable à 1,30 le matin a jeun et parfois 1,75 le soir avant le repas .je n'ai
plus de traitement depuis 1 an car hypoglycémie .je suis donc au seul regime . mais j'ai des
médicaments :pour polyarthrite :salazopyrine (4par jour) efferalgan codeine
(4 par jour en moyenne ),ophtim 0,50 pour glaucome ,mottilium (3 c par jour ) vastarel (2 par jour ,)
endotelon (3 par jour) ,deroxat( un demi par jour ),et pour ménopause :oesclim patch et duphaston 2 .
Est ce que ma glycémie est normale? je ne suis pas en surpoids (160cm pour 62 kilos).j' ai 52 ans.
Merci.
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Chère Marmotte
Vos glycémies ne sont pas tout à fait normales: il faut que vous demandiez à votre
médecin un dosage de votre hémoglobine glyquée ( HbA1c) qui vous donnera le
degré de votre déséquilibre éventuel ( Nl inférieur à 5,5% -
tolérable jusqu'à 7%).
Amicalement,
Pr Léon PERLEMUTER
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Pancréas et hypoglycémie
18 juillet 2003
: de Martin
Bonjour ,
Quid du dysfonctionnement du pancréas qui provoque une hypoglycémie après repas?
Comment s'appelle cette maladie? Y a-t-il des infos disponibles sur un site?
Merci.
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Cher Martin
Il n' y a pas de dysfonctionnement du pancréas déclenchant des hypoglycémies
après le repas. En revanche il peut y avoir une réponse importante (et normale) lors de repas
trop riches en sucres ( en particulier d' aliments à absorption rapide des sucres - sucres
raffinés, confitures ) C'est ce qu'un appelle des hypoglycémie réactives ou
fonctionnelles. Il ne s'agit pas d'une maladie mais dune erreur diététique de la part du sujet
Amicalement,
Pr Léon PERLEMUTER
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Forum 2003 / Page 6
Diabétique en Roumanie
le 18 juillet 2003
: de Mirela
Bonjour ,
Je vous écris au nom de mon père qui est diabétique depuis 3 ans environ. J'habite en
France depuis 2 ans, il habite en Roumanie et les consultations lui ont été effectuées
par des médecins roumains. Je ne connais pas précisément son type de
diabète, mais il n'est pas insulinodépendant. Comme complication, il y a une neuropathie qui
lui provoque des douleurs [presque] insupportables (des élancements) au niveau des doigts de pied
(surtout le gros orteil) et de la plante. Il a les pieds qui se gonflent et il y a des jours où ne peut
même pas marcher. Il y a 6 mois il a eu une faible attaque cérébrale dont il ne s'est rendu
compte que lors d'un contrôle médical. Il souffre aussi d'hyperglycémie. Après des
traitements pour toutes ces affections et des séances de réflexothérapie, il n'y a
toujours pas d'amélioration. Je voudrais qu'il soit consulté par un médecin
français, éventuellement qu'il se fasse des analyses plus complexes, mais je ne sais pas
auquel cabinet m'adresser dans son cas.
Je vous remercie d'avance pour tout aide et/ou conseil.
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Chère Mirela
Le diabète de votre père, compliqué de neuropathie, montre qu'il est peut-être
insulino nécessitant depuis longtemps. Il existe également une atteinte vasculaire probablement
diffuse. Une prise en charge en service spécialisé est évidement très
souhaitable. En Roumanie, je connais un excellent spécialiste qui a travaillé avec moi à
Paris : le Professeur Z. à Cluj. En France tout dépend de la ville dans laquelle vous souhaitez
montrer votre père. A Paris, il y a par exemple les services de l'Hôtel-Dieu ou encore ceux de la
Pitié.
Amicalement,
Pr Léon PERLEMUTER
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Diabète et tabac
le 18 juillet 2003
: de Sonia
Bonjour ,
j'ai 25 ans et je viens d'apprendre que suis diabétique de type 2 et il est préconisé
l'arrêt total du tabac. Or je consomme du cannabis régulièrement, mais
modérément, plutôt sous la forme d'un anti-dépresseur en quelque sorte.
Je sais que la dépendance est psychologique mais je n'imagine pas arrêter de fumer mon unique
joint par jour. Je précise que je ne bois pas d'alcool et ne suis aucun traitement anti-
dépresseur, je suis végétarienne et nage une heure toutes les semaines ( la gym du
matin). Je souhaiterais être informée des risques inhérents à ma consommation
régulière, et si l'arrêt du tabac est indispensable, est-ce que l'utilisation d'un inhalateur
de cannabis (comme on peut trouver en Hollande) est possible?
De plus j'ai une autre question. Puis-je prendre un contraceptif oral en tant que diabétique?
Merci.
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Chère Sonia
Il y a trois drogues d'utilisation courante : le cannabis, le tabac et l'alcool. Les trois drogues ont le même
objectif : désinhiber, déculpabiliser et ....faire oublier. Les inconvénients ? Allons ! Vous
les connaissez bien. Je ne suis pas ici pour vous faire la morale. En revanche, concernant la santé
vous savez parfaitement qu'il n'y a aucune consommation anodine.
OUI le tabac est hyper dangereux pour soi-même et pour les autres. OUI les conséquences sont b
dramatiques : le risque pour un diabétique est surtout l'amputation des jambes et l'infarctus. OUI la
consommation de cannabis est dangereuse pour le système nerveux spécifiquement. Mais ce
n'est pas parce qu'un médecin a donné un conseil ( qui est l'évidence ) que c'est
efficace. Ce n'est même pas parce que vous savez que c'est vrai que vous agirez en
conséquence. En réalité vous demandez aux drogues de remplir un vide quelque part en
vous. Personne ne peut faire l'effort à votre place, mais un bon psychiatre peut vous aider. Deux
réponses encore : l'inhalateur de cannabis? Si vous ne consommez qu'un unique joint, est-ce vraiment
nécessaire ? Un peu de volonté est probablement suffisant.
Quant à la contraception orale il y a actuellement plusieurs solutions en fonction de chaque cas. Votre
diabétologue devrait pouvoir vous aider.
Amicalement,
Pr Léon PERLEMUTER
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Lune de miel ?
le 18 juillet 2003
: de David.
Bonjour ,
Diagnostiqué DID en décembre 2002 suite a une période (une semaine) de soif intense
(HbA1c=10%) je me suis retrouvé en lune de miel moins de 5 semaines après... depuis ma lune
de miel dure et mon HbA1c qui était égale a 5,2% en février est passé a 4,7% a la
mi juin... je précise que je me tiens au régime prescrit a l'hôpital et que les 3 mois qui ont
précédé ma découverte de diabète, je prenais de la cortisone par voie
orale pour un traitement d'eczéma qui durait depuis plusieurs années (eczéma qui a
complètement disparu depuis janvier, cool...). Je ne verrai pas ma diabeto avant 3 ou 4 mois et je me
demandais comment interpréter mon HbA1c de 4,7% ? L'infirmière m'a parlé de
diabète lent...
Merci.
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Cher David
Votre diabète a probablement été déclenché par la cortisone. Depuis
l'arrêt du médicament il a disparu, même si vous restez prédisposé. Votre
état n'est pas une lune de miel car votre diabète était de type 2 : il s'agit d'une
guérison probable ...tant que vous ne reprendrez pas de cortisone, quelle que soit la voie
d'administration. Votre HbA1c est normale et devrait le rester. Si votre poids est normal et votre activité
physique régulière vous avez toutes les chances de rester guéri
Amicalement,
Pr Léon PERLEMUTER
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Piqûre et "dextro".
le 23 juin 2003
: de Léa
Bonjour ,
Cher docteur je suis diabétique depuis 4 mois et je pense que le diabète n ' est pas quelque
chose de facile et je veux vous demander si il existe un nouvel appareil a dextro qui ne pique pas et qui est
facile a porter. Si vous êtes renseigné sur se sujet voulez- vous me renseigner aussi ? Merci de
votre compréhension je vais attendre votre réponse.
Merci.
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Chère Léa
Le principe de la mesure de la glycémie capillaire ( "dextro") est de dose la glycémie dans le
sang; A l'heure actuelle il n'existe pas de méthode en France capable dose la glycémie
autrement qu'en recueillant une goutte de sang. L'appareil le pus facile à transporter est le One Touch
Ultra ( Lifescan). Il dose la glycémie en 5 secondes sur une toute petite goutte de sang. Le Freestyle
Papillon utilise une goutte de sang encore plus petite, mais il faut la provoquer cette goutte de sang. Alors
utilisez les piqueurs les plus facile à utiliser et les moins douloureux : le piqueur Softclix (Roche
diagnostics ) est tout à fait indolore s'il est bien utilisé.
Demandez à ce qu'on vous montre comment faire. Le plus difficile est d'adapter le traitement en
fonction du résultat des glycémies capillaires ( et d'un contrôle de l'hémoglobine
glyquée au bout de trois puis six mois. En résumé : un "appareil à dextro" qui ne
pique pas n'existe pas sur le marché. Un appareil à piquer qui est indolore existe. A vous de
faire !
Amicalement,
Pr. L.Perlemuter
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Eau et diabète ?
le 19 juin 2003
: de Goupil
Bonjour ,
J'ai un ami qui aurait du diabète et son médecin lui a dit de ne pas boire trop d'eau , ce qui a
pour effet d'augmenter son diabète je suis fortement étonné car boire de l'eau permet
me semble t'il une meilleure oxygénation des cellule et une meilleure élimination merci de me
renseigner
Merci.
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Cher Goupil
Il faudrait savoir exactement ce que le médecin a dit, ce que votre ami a compris et pourquoi... Mais
vous avez raison, un diabétique doit toujours boire à sa soif et abondamment s'il en a besoin.
L'absorption d'eau n'a jamais augmenté la glycémie de personne.
En revanche il existe une autre maladie qui s'appelle le diabète insipide, qui n' a rien à voir
avec le diabète sucré, et où l'absorption d'eau est exagérée car la perte
d'eau est la cause du trouble. Vous avez dit compliqué?
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Suis je diabétique ?
le 14 juin 2003
: de Myrtille
Bonjour ,
je viens de consulter un cardiologue qui me dit que mon traitement est insuffisant - je prend un
comprimé de Médiator tous les matins depuis 10 ans - j'ai une glycémie
régulière à jeun de 1.10 à 1.5 - par contre, mon médecin ne m'a jamais
proposé de prise en charge pour avoir un appareil pour vérifier ma glycémie le matin -
comment dois je faire ? dois je voir un centre de diabétiques ? j'habite à 130 km de Toulouse et
100 km de Tarbes
Merci.
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Chère Myrtille
La glycémie à jeun définit le diabète lorsqu'elle est supérieure à
1,26 g./L. à deux reprises au laboratoire. l'équilibre du diabète se définit par le
taux d'hémoglobine glyquée (HbA1c) qui doit rester inférieur à 7% : c'est ce qu'il
faut demander à votre médecin. Bien entendu s'il y a diabète l'auto-surveillance repose
sur les glycémies capillaires que vous pouvez faire avec un appareil : ils sont remboursés
à 100% si votre médecin a demandé une prise en charge pour le diabète
à votre Sécu préférée.Le traitement du diabète dépend du
degré de surpoids. En cas de surpoids la diététique et l'exercice physique sont les
points essentiels
Amicalement,
Pr. Léon Perlemuter
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Diabète et anti corps
le 4 juin 2003
: de Diego
Bonjour ,
Cher professeur,
Y a t il aujourd'hui un moyen de stopper ou stabiliser la progression des anticorps anti gad ??
J'ai entendu parler d'un traitement immuno suppresseur je crois ??
Merci.
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Cher Diego
Les anticorps, anti GAD ou autres, NE SONT PAS LA CAUSE du diabète. Ils sont le témoin d'une
réaction agressive de type immunitaire. Cette agression commence avant l'apparition des anticorps et
continue en général ensuite. Stopper le mécanisme de destruction serait
évidemment très intéressant. Malheureusement les médicaments immuno
suppresseurs dont nous disposons ne sont pas spécifiques du diabète, ils sont dangereux et
seulement employés pour stopper le rejet de greffes ou certaines maladies très graves. Le
diabète est moins dangereux que l'utilisation de ces produits. Voilà pourquoi ils ne sont
actuellement pas utilisés.
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Diabète et séjour à Cuba
le 31 mai 2003
: de Marilyne
Bonjour ,
Je pars à Cuba cet été. Pendant la première semaine, je fais un circuit en autocar
avec arrêt prévu chaque nuit dans un hôtel ou je pourrai déposer mon insuline (stylos
cartouches) dans un réfrigérateur pour la nuit. Par contre, j'aimerais avoir des conseils pour
maintenir mon insuline au frais durant les chaudes journées. Je pensais emporter une bouteille
thermos, mais peut-être pouvez-vous me recommander un matériel mieux adapté?
J'ai pris une assurance annulation, retour anticipé auprès de la compagnie de voyages, dois-je
préciser que je suis diabétique insulinodépendante? Pouvez-vous me donner d'autres
conseils pour ce voyage? ou bien des adresses de diabétiques ayant déjà
voyagé dans ces conditions?
Marilyne
Merci.
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Chère Marilyne
Votre diabète à Cuba ? Pourquoi pas ? L'insuline peut parfaitement être gardée au
frais pendant la journée dans un petit sac réfrigérant comme on en trouve dans les
supermarchés, dans lesquels on met un système de glaçons artificiels
réfrigérés au congélateur. Il ne faut pas oublier que l'insuline est parfaitement
stable entre 7 et 27° ambiants. Il existe aussi de toutes petites glacière miniature a
chacun son choix. Concernant les assurances lisez bien le contrat : la plupart n'assurent que les
évènements liés à une affection non connue avant le voyage ! Pour les affections
chroniques connues il s'agit de clauses particulières. Chaque assurance ayant ses propres exigences
c'est à vous de voir avec votre assurance. Pour le reste, voyagez heureuse et confiante. Mais surtout
emportez votre lecteur de glycémie et vos bandelettes , c'est votre meilleure garantie
contre le seul ennui réel des voyages exotiques que sont les hypos.
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Sport et diabète
le 17 mai 2003
: de Franck
Bonjour ,
Cher professeur,
Tout d'abord, félicitation pour ce site très bien conçu et très clair (surtout pour un
"néophyte"en la matière comme moi). Voila ma question: pratiquant la course a pied en
compétition sur des épreuves d'endurance (marathon, semi-marathon, etc....), quelle est la
stratégie alimentaire la mieux adaptée pour ce type épreuve pour un D.I.D comme moi ?
Je vous précise que je sais être diabétique que depuis 1 mois environ. Depuis cette
"découverte", je n'ai pas encore repris la course a pied craignant les possibles problèmes (
hypoglycémie etc.)
Avec mes remerciements pour votre réponse.
Merci.
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Cher Franck.
Ce n'est pas par hasard que Gary Hall a été double champion olympique de natation
malgré ( ou grâce ? ou à cause ?) de son diabète insuliné. Il a parfaitement
raconté comment il a subi un double entraînement : au sport évidemment mais aussi au
traitement de son diabète. Le problème est : pas trop d'insuline, mais ce qu'il faut pour
contrôle les glycémie afin qu'elles ne grimpent pas trop. Une règle : pas d'insuline retard
contenant de la NPH ou des insulines au zinc. Ces insulines, le jour de l'effort, doivent faire lace à de
l'insuline rapide ( Actrapid, Umuline rapide, Insuman rapid ) ou ultra rapide (Humalog, Novorapid )
La quantité d'insuline dépend de l'intensité et de la durée du sport
pratiqué : pour un marathon, par rapport aux doses habituelles, la quantité à injecter doit
être réduite de la moitié ou des trois quarts, voire plus ! Il ne faut jamais avoir peur de
réduire les doses au cours d'un effort important; le risque n'est JAMAIS l'hyperglycémie ! Seul le
diabétique, en s'entraînant progressivement, peut connaître la quantité à
d'insuline à injecter en contrôlant par des glycémies au bout du doigt, si la dose
correspond aux besoins. Concernant l'alimentation, il faut manger avant l'effort (des glucides à
digestion lente et durable : pâtes, riz, céréales, pain, et des fruits). Il faut aussi lors de
l'effort (surtout le marathon) pouvoir absorber des glucides (comme lors d'un marathon normal) et avoir en
réserve une barre de céréales chocolatées et surtout pouvoir disposer de
boissons en quantités suffisantes à intervalles réguliers. Mais je ne vous apprends
certainement rien sur ce plan là !
En résumé, les deux risques sont : trop d'insuline et pas assez de glucides. Le handicap : en
s'entraînant bien évaluer ses besoins avec des autocontrôles glycémiques
réguliers ce qui n'est pas toujours facile à pratiquer. Quoiqu'avec les lecteurs qui vous dosent
la glycémie en cinq secondes...
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Patch insuline
le 15 mai 2003
: de Isa
Bonjour ,
Cher professeur,
Voilà ce que j'ai pu lire sur un site :
"Les bras des diabétiques soumis à un traitement d'insuline finissent par ressembler à
ceux des drogués. Shuki Yeshouroun du Technion et la start up Nano Pass de Haifa ont mis au point un
patch de moins de 2 cm2 contenant 25 micro aiguilles, qui pénètre la peau sans l'abîmer
et sans atteindre les nerfs. De plus il délivre le médicament avec un débit
régulier, d'où économie et efficacité. Un patch peut contenir une dose de
médicament de 24 heures."
Qu'en est il réellement ?
Merci.
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Chère Isa
Il m'est totalement impossible de vous répondre car les renseignements que vous me fournissez sont
insuffisants. Concernant la technologie, il s'agit effectivement d'un système d'administration
intéressant mais qui n'a pas été testé avec l'insuline à ma connaissance.
Le problème est en effet celui de la diffusion de l'hormone : quelle insuline ? quelle durée
d'action ? Je serais heureux que vous me communiquiez les références du site en question ou
me fassiez parvenir le contenu de ce que vous avez lu. Reste l'appréciation des méthodes
d'injection actuelles : avec des aiguilles de 6mm. je suis tout à fait certain que les bras des
diabétiques, même très jeunes, ne ressemblent aucunement à ceux des
drogués ! Et pour atteindre les nerfs, il faut vraiment le faire exprès ! Ou alors on ne parle pas
des mêmes nerfs...en tous cas ce genre de remarques m'énervent !
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Forum 2003 / Page 7
Si on parlait diabète?
le 14 mai 2003
: de Hélène
Bonjour ,
Je viens de découvrir votre site et ces multiples questions auxquelles je ne comprends rien.
Diabétique depuis un an et demi, j'ai 33 ans et en plus d'avoir très mal pris cette maladie, je
me suis retrouvée seule face à elle très rapidement puisque mon diabéto-
urgentiste de l'hôpital a pris la poudre d'escampette 3 mois après la découverte de la
maladie. Aujourd'hui je joue l'autruche. Après 1 an d'hypoglycémie quotidienne, un
médecin m'a conseillé de baisser les doses. Ce que j'ai fait. Aujourd'hui je m'en tiens à
1 hypo par semaine, avec un taux le matin inférieur à 1,2 le matin et environ 2,4 le soir.
1/ Existe t'il des hôpitaux de jour, maxi une semaine,
sur Paris pour apprendre à vivre avec CA?
2/ Quand va donc sortir cette fameuse insuline longue qui couvrira 24H et non pas 18H comme celles
actuelles?
3/ les complications arrivent au bout de combien d'année?
4/ "j'adore" me piquer dans le ventre parce que je n'ai absolument pas mal. en effet, j'ai 2 boules autour du
nombril, bien dures, (seyantes à souhait...) qui font que je ne sens absolument pas les piqûres :
néanmoins, empêchent-elles la bonne diffusion du produit?
J'espère que vous aurez le temps de répondre à mes premières questions,
quoiqu'il en soit bravo pour ce site!
Cordialement,
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Chère Hélène
Je ne connais personne qui soit content de devenir diabétique. En revanche l'acceptation est variable
avec chacun. C'est ce que les psy appellent " la démarche de deuil". Pas drôle mais vrai. Plus
vite le diabétique se rend compte que sa santé dépend de lui, plus rapide est
l'équilibre psychologique ( et souvent celui du diabète ).
1) Oui il existe plusieurs hôpitaux avec hôpitaux de jour et de semaine : Hôtel-Dieu,
Pitié, Saint-Louis par exemple. Les équipes d'éducation
sont très performantes.
2) La fameuse insuline lente appelée Lantus de chez Aventis devrait être commercialisée
en France vers le mois de septembre. Ce n'est pas une insuline miracle mais une excellente insuline et elle
doit être associée à de l'insuline rapide.
3) Les complications ne doivent pas survenir lorsque le diabète est bien équilibré
(hémoglobine glyquée inférieure à 7,5% : comment est la votre ?).
4) Vous avez de petites lipodystrophies (les "boules"): se piquer dedans risque d'y bloquer l'insuline qui se
résorbe mal. Mais le ventre est large !
Et avec de petites aiguilles de 6 mm ( Becton Dickinson ) piquées verticalement on sent vraiment rien
nulle part !
Amicalement,
Pr .Léon PERLEMUTER
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Besoin de bons conseils
le 13 mai 2003
: de Francis
Bonjour ,
Je suis Diabétique depuis l'age de 23 ans et j'en ai 40 aujourd'hui. N'ayant jamais suivi mon
régime pendant les 16 premières années j'ai décidé depuis le
05/03/2003 de reprendre ma maladie en main et de faire un régime sérieux.
Travaillant encore cette époque comme cariste (conducteur de chariot élévateur)
à Pxx Sxxx prés de Valenciennes dans le Nord de notre beau pays. Ne sachant que manger et
quel dose de féculents absorber. Je me piquais alors avec de l'Umuline rapide et retard. Vue le
déséquilibre de mon Diabéte et la fréquence de mes malaises hypo, le service
médical de mon employeur me demanda de me faire hospitaliser afin de régulariser mes Hypo
et mes Hyper et surtout d'arrêter de nuire a la sécurité d'autrui en conduisant mon engin.
Je fus hospitalisé le 22 Mars 2003 et on me changea mon insuline on me donna de l'Humalog et de la
NPH : 1 injection de chaque insuline au matin en me levant et à 12 Heures une injection d'Humalog et
au soir 1 injection de chaque insuline ce qui faisait en tout 5 injections.
Mes doses a ce jour sont les suivante:
- 6 U. d'Humalog 24 NPH au matin
- 4 U. d'Humalog à midi
- 15 U.d'Humalog 18 NPH le soir
Mes résultats avec mes dextros ne sont pas très bon et les diabéto de l'Hôpital de
Maubeuge m'ont conseillé une pompe et m'ont dit que je serais rééquilibré
facilement. Qu'en pensez vous ?
Quel est le centre hospitalier que vous me conseillez pour mettre cette pompe ? Et pour y être suivi ?
Je suis encore jeune et pensez vous que ce soit la vrai solution miracle ?
Merci.
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Cher Francis
Il y a plusieurs problèmes :
1) L'équilibre de votre diabète et la répartition de l'insuline.
Il n'y a pas de solution miracle. Il y a une solution pour chaque diabétique. Le sujet doit absolument
comprendre les effets de l'insuline qu'il injecte : pic d'action et durée d'action. Votre problème,
malgré vos cinq injections est probablement que l'Umuline NPH du soir est faite trop tôt et ne c
couvre pas la nuit car sa durée d'action maximale ne dépasse pas 16 heures avec un pic
d'action entre 22h. et 04h. du matin. Votre diabétologue devrait pouvoir vous expliquer cela.
2) Un pompe permet effectivement de bien répartir l'action de l'insuline puisqu'elle l'injecte toutes les
10 minutes de façon régulière. Mais il n'y a pas de solution miracle ! La pompe c'est bien
si c'est bien expliqué et bien compris par le diabétique. En revanche c'est beaucoup plus facile
depuis que des prestataires de service aident t les diabétologues à surveiller la pompe au
domicile des patients (tout est remboursé par la SECU : la France est un grand pays ! ). Et le centre de
Maubeuge et celui de Lille - Pr. Fontaine - sont parfaitement équipés).
3) Concernant le problème de votre travail, c'est un peu à vous de décider ce qui vous
paraît le plus intéressant : la poursuite de votre activité (sous pompe), une
invalidité ou un reclassement professionnel. Mais vos interlocuteurs (employeur, médecins et
caisse d'assurance maladie) seront d'autant meilleurs interlocuteurs que votre diabète sera mieux
équilibré.
Sachez qu'une vie régulière et une activité physique également
régulière sont les seuls garants d'un diabète pas trop fluctuant. Alors cariste ? A vous de
voir, pompe ou pas !
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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DIABETE TYPE II.
le 4 mai 2003
: de Christian
Bonjour ,
Atteint d une SPA je suis reste pendant sous cortancyl pendant 15 ans à raison de 30mg jour pour
passer sous solupred jusque 90mg jour lors de crise Agé de 55 ans docteur ingénieur en
Informatique Français exerçant à MADAGASCAR depuis 10 ans j ai dû arrête
mon traitement à base de corticoïdes depuis un an suite à la mise en évidence d
un diabète qui est traité de la façon suivante :
- Le matin 1 diamicron et 2 glucor 100
- Le soir 1 diamicron et 1.5 glucor 100
Ma glycémie est la suivante :
Le matin au réveil 1g
2 heures pares déjeuner 0.9
Avant midi 0.9
Deux heures après manger 1.05
A 18 heures 0.8
Je vous transmets ces chiffres qui sont des moyennes respectées depuis 6 mois sans pic, depuis une
semaine ma SPA s est réveillée et devient intolérante, je prends du voltarene LP 100 le
soir pour apaiser la douleur mais celle-ci est à peine supportable et parallèlement ma
glycémie à jeun varie entre 1.2 et 1.4 depuis une semaine sans quoique se soit fut
changé excepté ce médicament
MES QUESTIONS :
Ma vie est devenue invalidante depuis la suppression des corticoïdes que le Pr AMOR m avait prescrit
à l Hôpital Cochin et pourtant je peux plus prendre ce produit et les AINS sont inefficaces et
totalement interdit devant mes ulcères répètes des que j'en prends. Je n arrive pas
à savoir pourquoi ma glycémie à jeun à augmenté : est ce le
passé, est ce du à mon inflammatoire
Pensez vous qu il serait opportun de me rendre dans un hôpital spécialisé en France mais
encore lequel.
Professeur Je vous remercie de vos réponses.
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Cher Christian
Toute maladie inflammatoire sévère nécessite un traitement efficace, et dans votre cas il
semble bien que les corticoïdes soient indispensables. L'effet diabétogène des
corticoïdes est bien connu et dure aussi longtemps que le produit est absorbé. Cet effet est en
rapport avec l'action des corticoïdes sur le pancréas ( ils diminuent la sécrétion
d'insuline ) et le foie ( ils orientent le métabolisme vers la production de glucose et d'autre part
empêchent l'action de l'insuline ). Cet effet diabétogène est variable suivant les individus
mais particulièrement marqué
Le problème est qu'entre deux maux il faut choisir le moins ennuyeux. Une maladie inflammatoire
invalidante et douloureuse est la plupart du temps moins grave qu'un diabète traité par
l'insuline qui permet au diabétique de vivre normalement ( au prix de la contrainte des injections ).
Ainsi, il s'agit d'un choix de vie et c'est le diabétique qui doit choisir. Toute administration de
corticoïdes peut obliger à des injections d'insuline. Il faut le savoir et éventuellement le
choisir, avec l'aide du médecin
Amicalement,
Pr .Léon PERLEMUTER
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Aiguilles
le 26 Avril 2003
: de Jean Pierre
Bonjour ,
Ayant changé de longueur d'aiguille pour mes injections, je désirerai savoir s'il y a un lien entre
longueur et présence de lipodystrophies. J'ai l'impression que la longueur 8mm est plus 'perturbante'
dans mon cas (taille 1,61, poids 66kg) que la 12 mm utilisée précédemment.
(Précision: Injection sans pincement).
Merci.
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Cher Jean Pierre
La longueur de 8 mm. est parfaitement adaptée à l'injection d'insuline. Elle nécessite
même parfois que l'on "pince" lorsqu'on pique dans des zones très peu grasses (bras par
exemple). En revanche il est possible que vos aiguilles plus longues ( 12 mm. ) traversent plus
aisément des zones plus épaisses car déjà lipodystrophiques.
A vous de voir...
Sachez que chez les enfants on utilise des 6 mm (et même chez l'adulte mince et sportif). Alors...tous les
diabétiques sont dans la nature.
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Mélange d'insulines
le 25 Avril 2003
: de Jean
Bonjour ,
Y a-t-il des conséquences si le mélange en insuline (le soir), se fait à dose égale
- Umuline Humalog. J'ai remarqué que l'augmentation de l'Umalog entraine une montée de la
glycémie le matin. Est-ce qu'elle ne réduit pas l'action de l'insuline retard?
Merci.
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Cher Jean
Je ne comprends pas très bien : le mélange à parts égale d'Umuline NPH et
d'Humalog existe tout fait sous forme de Humalog Mix 50 (cartouches ou Humalog Mix 50 Pen). Alors pourquoi
faire compliqué .... Evidemment si vous augmentez dans votre mélange la proportion d'insuline
ultrarapide Humalog, il est normal qu'il ne désucre pas la fin de nuit. Il faudrait pour cela augmenter
plutôt la proportion de NPH, donc utiliser un mélange plus riche en NPH. Votre
diabétologue devrait vous aider à résoudre ce (petit) problème.
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Expérimentation pancréas artificiel
le 24 Avril 2003
: de Michel
Bonjour ,
J'ai 39 ans et je suis diabétique insulino dépendant depuis 1981, j'ai entendu
récemment parler d'une expérience en cours au CHU de Montpellier d'une pompe implantable
commandé par un capteur de glucose implanté lui aussi .Très interessé par cette
cette nouvelle thérapie je souhaiterais pouvoir participer à cette expérimentation mais
je voudrais savoir si des candidats sont encore recrutés ? Sous quelles modalités ? A qui doit-
on s'adresser pour participer à cette expérimentation ?
Merci.
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Cher Michel
Sur notre site il suffit d'aller à la rubrique des nouvelles (c'est tout neuf) pour trouver en date du 4 avril
une mise au point de ce qui vous intéresse.
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Suis-je diabétique ?
le 24 Avril 2003
: de Michèle
Bonjour ,
Puis-je me considérer comme une diabétique , j'ai 57 ans et je suis en traitement depuis 3 ans
avec stagid 1 comprimé à chaque repas plus un daonil 1.25 le soir
Mon père est devenue diabétique a 75 ans sous insuline et suite à ça il a
été amputé d'une jambe et d'un pied. Ma diabétologue considère qu'au
dessus de 1 il faut prendre la situation au sérieux et mon docteur me dit 1.50 que dois-je penser
Merci.
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Chère Michèle
Le diabète est reconnu dès que la glycémie à jeun dépasse 1,26 g./L.
Cela semble bien être le cas chez vous. Le traitement que vous prenez est destiné à
contrôler vos glycémies pour leur moyenne reste en dessous du seuil au delà duquel les
complications sont possibles. Ce contrôle est jugé non sur les glycémies, qui chez vous
paraissent très correctes, mais sur le chiffre de l'hémoglobine glyquée qui doit
être inférieur à 7%.
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Diabète de type 1 et traitement corticoïde
le 15 Avril 2003
: de Hocine
Bonjour ,
Cher Professeur je suis médecin libéral, installé en Algérie à Maghnia
dans le département de Tlemcen ; mon épouse, diabètique de type 1
équilibrée par l'Insuline Mixtard 30 jusqu'à il y a 02 mois. L'apparition d'un Pemphigus
cutanéo-muqueux a nécessité la ise sous traitement par le Cortancyl à raison de
30mg/jour (1/2mg/kg/jour) avec un ajustement du traitement insulinique , et cela depuis 02 mois .
Actuellement elle observe le schéma suivant :
matin à 07 heures : Actrapid 16 unités
avant déjeuner à 12heures45 : Actrapid 22 unités
soir avant diner à 20 heures : Actrapid 18 unités
avant coucher à 22 heures : Insulatard 20 unités
Le problème auquel nous sommes confrontés est celui des pics hyperglycémiques qui
varient de 2,50 gr à 3,50 gr malgré une discipline alimentaire correcte et cela survient 02
à 03 heures après les repas : 15heures et 22 heures surtout .
J'aimerai avoir votre avis sur ce problème.
Merci.
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Cher Hocine
La montée des glycémies sous corticoïdes est classique et peu surprenante. Les doses
d'insuline peuvent devoir être doublées ou plus (sachant que les besoins habituels d'une
diabète de type 1 est d'environ 0.7 U./Kg on peut arriver à plus de 1,4 U./Kg.). Les
corticoïdes ont un effet d'hyperglycémie et d'insulinorésistance très important.
Lorsque les hyperglycémies surviennent après les repas, il convient probablement d'augmenter
la dose d'insuline précédant les repas de midi et du soir. De combien d'unités ? Au
médecin de juger, en étant progressif à partir d'une augmentation de 2 U, 3U. etc.
Amicalement,
Pr Léon PERLEMUTER
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Des hypos répétitives
le 7 Avril 2003
: de Rania.
Bonjour ,
Merci Professeur pour vos réponses. J'aimerais que vous m'expliquiez sur les réponses
suivantes : Vous aviez trouvé que mes injections d'insuline rapide sont souvent trop
dosées,est-ce je dois diminuer ma portion en glucide ex: au lieu que je fasse , 1.2u/10gr midi je l'a
diminue à 1.0u/10gr midi est-ce cela ce que vous voulez me faire comprendre? Et vous aviez dit qu'il
faut que je fasse une répartition régulière de (l'insuline dite :basale) est-ce-que vous
parlez de la NPH ? J'ai pas vraiment compris lorsque vous m'aviez dit que mes injections d'insuline
ultrarapide (Novorapid ) sont trop importantes ? Professeur, j'ai diminué la NPH au coucher de 16
à 15 ,le résultat est :Je me suis réveillée avec une hyper ! Mais, je pense rester
pendant 2à3 jours pour voir qu'est-ce-que vous pensez. Professeur est-ce une bonne idée? Et
j'ai pensé à diminuer la NPH 17 du matin mais,je ne l'ai pas encore fait pour corriger les hypos
au cours de la journée est-ce une bonne idée Professeur? Mais,il a une chose Professeur j'ai
peur si je diminue la NPH du matin je tombe en hyper vers le souper alors,Professeur qu'est-ce-que vous me
conseillez? Je dois diminuer qu'elle insuline en premier et quelles sont les étapes que je dois suivre ?
Est-ce-que je dois diminuer la NPH du matin ou la NPH au coucher en premier? Ou bien, je ne dois plus utiliser
l'échelle et utiliser seulement mes portions en glucide ?Merci, de m'avoir répondu !
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Chère Rania
Si vous espérez que je puisse vous dire combien d'unités d'insuline vous devez faire vous
allez être déçue. J'essaie surtout de vous faire accepter l'idée que VOUS SEULE
pouvez savoir ce qui vous est nécessaire. Et c'est bien cela qui est difficile. Pour cela il faut
comprendre que la NPH a une action qui dure de 14 à 18 heures et que son action doit donc être
contrôlée:
- pour la NPH du matin: vers la fin de la matinée ( pic d'action ) et la fin de l'après midi (fin
d'action)
- pour la NPH du soir vers 23 h. et au réveil
Bien sûr pas tous les jours tout le temps ! Ouf les doigts !
L'insuline Novorapid doit être contrôlée 2h. après les repas puisqu'elle est faite juste
avant. Elle est destinée à faire baisser le sucre post prandial mais s'il y en a trop elle fait
"plonger" le sucre au bout d'1h.30 à 2h.
Ce qui doit être diminué ? L'insuline qui est trop dosée et qui fait descendre le sucre trop
bas : à vous de savoir laquelle. Comme il n'y a jamais d'urgence vous pouvez très bien adapter
votre traitement sur plusieurs jours. Attention aussi aux endroits où vous injectez votre insuline :
changez d'endroits mais faites attention à ne pas injecter dans des zônes avec des "boules"
(lipodystrophies). Et discutez avec votre équipe diabétologique: elle vous connaît assez
bien pour vous conseiller utilement.
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Des hypos répétitives.
le 6 Avril 2003
: de Rania
Bonjour ,
Je m'appelle RANIA et je suis une diabétique insulino-dépendante .J'étais très
contente lorsque j'ai trouvé ce site et surtout qd j'ai lu les témoignages des diabétiques
comme moi .Je vous félicite pour votre travail et je vous dit merci d'être à l'écoute
pour les diabétiques. Je vous envoie des pensées amicales de MONTRÉAL !!!!
J'ai 25 ans, je suis DID depuis 01 avec 5à 6 injec/j comme suit:
Le matin :NOVOLIN NPH 17 UNITÉS et Au coucher :NOVOLIN NPH 16 UNITÉS . Et LA
NOVORAPIDE (CALCULE DS GLUCIDES) MON NOUVEAU TRAITEMENT comme suit:
1.0 unités /10 gr : matin
1.2 unités /10 gr : midi
1.2 unités/ 10 gr :souper
Et voici l'échelle que j'ai :
8h30 - 12 - 18 HS
6- 12 1 uniés 0
12'- 14 2 0
14'- 16 3 1
16' 4 1
J'ai un diabète très instable,il n'a jamais été réellement
équilibré,tjs ds hauts et ds bas malgré une surveillance intensive ,pas
d'amélioration.Bref,j'ai commencé cette nouvelle médication ça fait pas
longtemps c'est au mois de JANVIER 03 ,durant mon hospitalisation à l'hôpital qui a duré
pendant 3/sem pour contrôler ma glycémie à cause que je suis rentrée avec des
hypers très sévères et j'ai perdu énormément des kilos je pesais ds les
57kg ,je suis rendu à 47kg.Ma glycémie était tjs entre 20-29mmol/L ,ils ont
essayé de la baisser un peu mais pas contrôlée .Mnt, Docteur mon problème est
le suivant :Depuis la semaine du 31 mars03 jusqu' à maintenant je fais 5 HYPOS /JOURS ds hypos :le
matin (à jeûn), le midi, après 2h00 du midi ,défois après 2h00 du souper et
chaque jours je me réveille vers 3h00am pour faire ma glycémie capillaire je me trouve en
hypos nocturne .Mes hypos sont situées entre : 1.8mmol/L à 3.5mmol/L.Et le malheur Docteur ,
qd j'ai une hypos à 3.0mmol/L je la sens plus comme avant et ce qui me tracasse qd j'ai une crise
d'hypos d'habitude je prends mon sucre rapide :125ml du jus d'orange et j'attends 15min pour faire un second
test ,mon sucre monte normal ,mnt malgré que j'en prends mon sucre ne monte pas il baisse de plus
en plus et je dois manger de plus ex:un pouding de 23gr 1 muffin de 12.5gr. et ça ne monte pas et je
refais les hypos. Docteur, j'aimerais connaître la cause de ces hypos, elles sont dues à quoi? Y
a-t-il un moyen de les empêcher car j'ai de fortes crises avec des convulsions, tremblements,
changement de caractère. Pour vous mettre au courant Docteur, je suis à la maison et je ne fais
aucun effort !
Merci.
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Chère Rania
Votre courriel appelle plusieurs remarques :
1) Les hypoglycémies sont toujours due à un excès d'insuline : vos injections d'insuline
rapide sont donc souvent trop dosées.
2) Chez les diabétiques anciens la reconnaissance des hypoglycémies est effectivement plus
difficile du fait d'une moins bonne sensibilité des centres nerveux au taux de glucose. Lorsque les
hypoglycémies diminuent en nombre et en intensité les centres récupèrent en
général et recommencent à être normalement sensibles à
l'hypoglycémie et vous avertissent mieux.
3) Pour empêcher les hypoglycémies il vous faut une répartition régulière
de l'insuline (insuline dite "basale") et des injections d'insuline ultrarapide (Novorapid) pas trop importantes. Il
faut que vous contrôliez votre taux de glucose entre les repas pour savoir si la dose que vous avez faite
avant le repas n'est pas trop forte. Dans certains cas le port d'une pompe à insuline externe pendant
quelques semaines, dans votre vie habituelle, permet de calculer les doses de façon précise.
Seul votre diabétologue peut vous conseiller;
4) Rester à la maison à ne rien faire n'est pas précisément souhaitable. Il vaut
mieux faire moins d'insuline et plus d'exercice physique ! Là encore votre équipe
diabétologique est votre meilleur aide.
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Forum 2003 / Page 8
Les troubles de comportement et l'instabilité dans les humeurs
le 6 Avril 2003
: de Michel.
Bonjour ,
Ma meilleure amie est diabétique depuis l'âge de 7 ans. Elle a
maintenant 39 ans. Je me souviens qu'avant la fin de l'année, elle
avait eu un problème pour équilibrer son taux de sucre dans le sang à
cause du stress de l'école. Ensuite, elle a eu une infection à l'oeil
gauche et elle est même tombée dans les escaliers de l'école où elle
travaille, se faisant deux bleus aux genoux. Ensuite, elle est partie
en République Dominicaine avec ces problèmes. Quand elle revenue, elle
n'était plus capable de faire des choix ou de répondre à mes questions.
Elle était confuse. Elle a été hospitalisée. Mais là où je me pose des
questions, c'est au niveau du comportement. Est-ce que la confusion
fait partie du diabète ? Qu'est-ce que je dois faire pour l'aider ?
Quelquefois, elle est brusque avec moi. Dois-je faire quelque chose ?
Au milieu de mars après qu'elle est sortie de l'hôpital, nous sommes
allés dans un gymnase pour rencontrer un entraîneur pour qu'il nous
établisse un circuit d'entraînement. À la fin de la séance elle m'avait
dit : " Michel, on dirait que tout le monde au gym ont l'air malade. "
Je lui ai dit : " Moi aussi ? " Elle m'a dit : " Non, tu as l'air
fatigué. " Je n'ai pas répondu, mais dans ma tête, une question s'y est
installée : "Qu'est-ce que c'est le diabète ? Est-ce que ça affecte le
cerveau ? Comment ?" Vous le voyez bien. J'ai beaucoup de questions.
J'ai besoin de réponses afin de mieux comprendre le comportement de mon
amie et le diabète.
Merci.
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Cher Michel
Non le diabète n'affecte aucunement le cerveau. Mais en revanche il peut y avoir des troubles du
comportement très variés et toujours surprenants pour l'entourage lorsqu'il y a une
hypoglycémie : agressivité, absences, troubles de la mémoire et du langage,
états confusionnels etc. toutes les manifestations sont possibles lorsque le cerveau manque de sucre.
Ces troubles sont aussi "normaux" que lorsqu'on a des bleus en tombant sur les genoux ! Ces troubles du
comportement disparaissent en quelques minutes à quelques heures dès lors que
l'hypoglycémie est traitée. Votre amie est très certainement avertie et sait probablement
qu'il est indispensable d'absorber du sucre en cas d'hypo ! Il est vrai que les diabétiques, souvent,
n'aiment pas beaucoup parler de leur état
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Re Microalbuminurie.
le 4 Avril 2003
: de Claire
Bonjour ,
Merci pour cette réponse; mais l'essentiel de la question est : le chiffre de la microalbuminurie
reflète-t-il l'efficacité des mesures prises, peut-il baisser et remonter quand le traitement ne
suffit plus, faut il continuer de la mesurer chaque année ? Ou surveiller seulement l'HbA1C ?
Merci
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Chère Claire
Oui, le chiffre de la microalbuminurie reflète l'efficacité des mesures prises. Lorsque le
traitement du diabète est efficace et/ou que le traitement de l'HTA est efficace, la microalbuminurie peut
diminuer voire disparaître. Elle peut aussi persister mais sans augmentation, elle peut aussi augmenter
mais toujours moins vite et de façon moins importante que si le traitement n'était pas
renforcé ( tt du diabète tt de l'HTA ). Si on arrive plus tard ( il ne s'agit plus
de micro mais d'albuminurie ) les mesures sont moins efficaces car l'atteinte rénale
évolue pour son propre compte. Dans tous les cas il faut impérativement contrôler la micro
( voire la macro ) albuminurie. Et pas seulement tous les ans, parfois tous les 6 mois. En plus de
l'HbA1c qui, en cas de microalbuminurie, doit être dosée tous les 3 mois. Tout cela
impérativement pour se motiver et motiver le diabétique et bien surveiller le traitement.
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Microalbuminurie.
le 3 Avril 2003
: de Claire
Bonjour ,
On nous recommande de contrôler la microalbuminurie tous les ans, mais que faire quand elle est
devenue positive ? Faut-il continuer de la contrôler ? Ses modifications ultérieures sont-elles le
reflet de l'efficacité de notre thérapeutique (normalisation des glycémies avec ou sans
insuline, traitement de l'HTA éventuelle) ? Ou faut-il ensuite surveiller uniquement la clearance de la
créatinine ? Avec votre accord je répercuterai votre réponse sur une liste de diffusion de
généralistes, où la question a été posée.
Merci.
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Chère Claire
Merci, cher confrère, de votre question, elle est effectivement d'importance majeure.
La microalbuminurie, dès lors qu'elle est positive, signe une évolutivité du
diabète qui peut être ennuyeuse à long terme car l'inuffisance rénale est la seule
complication à retentissement vital. Il faut savoir que la détection d'une microalbuminurie oblige
à trois mesures :
1) Le contrôle plus précis de l'HbA1c , donc un meilleur traitement du diabète, donc
éventuellement un passage à l'insuline.
2) Un contrôle attentif de la pression artérielle qui doit absolument être maintenue dans les
valeurs normales : 130/85
3) Un traitement préventif, conseillé par plusieurs Sociétés savantes, qui sans
tenir compte de la TA , demandent de prescrire un traitement préventif par les inhibiteurs de l'enzyme
de conversion ( captopril par exemple );
Le suivi de la microalbuminurie est effectivement un impératif catégorique : il ne faut pas jeter
le manche, la cognée, le bébé, l'eau du bain et son bonnet par dessus les moulins : les
mesures prises sont toujours très efficaces à condition d'être prises dès que la
microalbuminurie est constatée. Lorsque la clairance de la créatinine est altérée,
il est malheureusement trop tard pour être vraiment efficace. Le plus difficile : normaliser l'HbA1C et
persuader les diabétiques que l'insuline est souvent salvatrice. J'espère que les amis qui nous
lisent ne m'en voudront pas.
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Utilité du diamicron.
le 31 Mars 2003
: de Joseph
Bonjour ,
Professeur,
Tout d'abord merci pour cet excellent site, qui permet simplement à la lecture des questions et
réponses de mieux comprendre cette maladie. Je suis diabétique depuis 15 ans, de type 2,
avec 3 diamicrons/jour, mon père était diabétique type 1 ainsi que mon frère.
Sensible aux conséquences de cette maladie, je suis un régime relativement
sévère et pense avoir un taux de glycémie stabilisé, ma dernière HbA1C
est de 6,8%, mon taux de glycémie à jeun varie entre 1.05 et 1.25 g./L. et 2 heures
après mon petit déjeuner, déjeuner et dîner il est compris entre 1.25 et 1.4. Je
constate que : quand mon taux de glycémie est élevé le soir( 1.4) le matin mon taux est
bas(1.05) et quand mon taux est bas le soir(1.25) il est élevé le matin(1.25) C'est à
croire que mon foie fabrique du sucre? Je voudrais savoir si il est prudent de diminuer les prises de
diamicron?
Merci.
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Cher Joseph
Il y a trois questions :
1) Votre diabète est-il bien surveillé et bien équilibré ? La réponse est
évidemment oui sur les chiffres que vous obtenez si on les compare à ceux qui sont
conseillés par les Sociétés savantes.
2) Pourquoi les glycémies du matin sont-elles plus élevées dans le diabète de
type 2 ? Parce qu'effectivement le foie libère du glucose pendant la nuit et ceci est une fonction tout
à fait normale du foie, même chez le sujet non diabétique. Sinon, tout le monde serait en
hypoglycémie la nuit. Le problème pour le diabétique est que la sécrétion
nocturne d'insuline est aussi souvent insuffisante.
3) Le Diamicron ( gliclazide ) , comme tous les sulfamides hypoglycémiants stimule la
sécrétion d'insuline. Votre traitement est à surveiller par vos soins et à
évaluer avec votre diabétologue
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Hérédité
le 24 Mars 2003
: de Marie
Bonjour ,
Mon mari est diabétique de type 1. Je souhaite avoir un enfant, mais mon mari est réticent car
craint que notre enfant ne devienne diabétique. Le diabète se transmet-il par le père ?
Quel est le risque ?
Merci.
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Chère Marie
Je réponds un peu tard à votre question. Elle est importante car il y a deux aspects :
1° Le risque statistique : avec un parent diabétique le risque est inférieur à 7% (
soit 93 % de non diabétiques ). Le problème n'est pas lié au sexe (même si la
transmission paternelle semble, dans certaines populations, un peu supérieur à la
transmission maternelle : il reste inférieur à 7%). Vous trouverez sur notre site un tableau des
risques statistiques à la rubrique : POUR COMPRENDRE : L'HEREDITE
2° L'acceptation du risque : même une personne non diabétique peut avoir un enfant
diabétique. Donc le problème est de bien savoir que le problème est tout à fait
personnel et que le diabète ne peut être qu'un élément parmi d'autres dans la
décision d'avoir un enfant.
C'est ça la vie : un risque permanent...mais n'exagérons rien.
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Causes de l' insulinorésistance
le 24 Mars 2003
: de Daphné
Bonjour ,
Je suis en 1ère S et j'effectue des recherches sur le diabète de type 2, dans le cadre des TPE,
et plus particulièrement sur l'insulinorésistance. Ma question est la suivante: pourqoi les
cellules développent elles une insulinorésistance chez les personnes atteintes de
diabète de type 2 ?
Merci.
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Chère Daphné
Voilà une question qu'elle est excellente ! Mais il n'est pas facile d'y répondre.
Ce qu'on sait : que l'insuline ne peut agir sur les cellules que si celles-ci possèdent des
récepteurs de l'insuline en bon état et en quantité suffisante. Plusieurs
mécanismes peuvent être impliqués :
1) Dans le diabète de type 2 décrit par Kahn les récepteurs de l'insuline sont rares ou
absents. Il s'ensuit un diabète avec de l'insuline inefficace. Maladie génétique.
2) Dans d'autres cas les récepteurs sont normaux mais les signaux déclenchés par
l'insuline pour que le glucose pénètre dans les cellules sont mal transmis. Ce sont les cellules
qui sont génétiquement insuffisantes
3) Les cellules, surtout hépatiques et musculaires, ne peuvent plus fabriquer suffisamment de
transporteurs de glucose. Ici encore la génétique joue un rôle important
4) Le glucose ne peut plus stimuler une sécrétion d'insuline en quantité suffisante et
bloque même cette sécrétion ( glucotoxicité).
L'insulino résistance augmente avec le surpoids et avec l'âge.
Vous trouverez dans le livre " Diabète et maladies métaboliques" par L.Perlemuter et coll. 1 vol.
Masson ed. 2003 les explications sur l'insulinorésistance.
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Aidez-moi SVP!!!
le 24 Mars 2003
: de Joëlle
Bonjour ,
Je vous envoie ce mail car j'ai reçu récemment des résultats d'une prises de sang au
cours de laquelle on a fait le test de glycémie (prise de sang faite parce que j'étais
tombée dans les pommes quelques jours avant).
Ces résultats signalent que mon taux d'insuline et de glycémie sont trop bas. Mon
généraliste m'a dit que j'ai tendance a faire des hypoglycémie a cause que mon
pancréas est trop paresseux. Est-ce juste????
Est-ce un dérivé du diabète???
Dois-je aller voir un diabétologue?????
Qu'est-ce que je peux manger?????
Merci.
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Chère Joëlle
Quelle salade sucrée !
On peut, certes, tomber dans les pommes quand la glycémie est trop basse. Mais pourquoi serait-elle
basse ? Parce que l'insuline est trop élevée évidemment, et qu'elle fait baisser la
glycémie. Cela peut arriver après un repas trop riche en sucre, miel, confiture etc. Mais si l'
insuline est basse, pourquoi la glycémie serait-elle basse ? Parce que l'insuline ( et donc le
pancréas) n'y est pour rien. Mais on peut avoir une glycémie basse parce que le foie n'a pas
fourni assez de glucose à l'organisme : le jeûne, l'alcool, certains médicaments etc.
Amicalement,
Pr .Léon PERLEMUTER
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pompe à insuline
le 24 Mars 2003
: de Jean
Bonjour ,
Je souffre d'un diabète de type 1 depuis plus de 24 ans;
Malgré les 4 injections quotidiennes, l'équilibre est imparfait; les glycémies du matin
sont très élevées (effet de l'aube).Mon médecin me propose une pompe
à insuline. Je me pose des questions: va t'elle effectivement améliorer ma qualité de
vie; n'est-ce pas trop contraignant? Qu'en pensent les utilisateurs? A vous lire
Merci.
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Cher Jean
J'ai déjà largement répondu à cette question : voir en particulier sur ce forum les
courriers du janvier 2003 à Emmanuelle et l'intervention du 14 janvier 2003 d 'Arslan et la
récente réponse à Nelly.
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Voir un endocrinologue ?
le 14 Mars 2003
: de Martine
Bonjour ,
Mon taux de glycémie à jeun est de 1,29 depuis 2 ans, à chaque visite de
médecin je présente mon analyse et personne n'y prête attention.
Or, maintenant je m'en inquiète car j'ai des migraines ophtalmiques, prises de poids, palpitations,
nodules tyroidien, etc...
Que dois-je faire car je pense que c'est à mon médecin traitant d'intervenir, or il m'a
conseillé un endocrinologue, bref je voudrais des conseils à suivre.
Merci.
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Chère Martine
L'existence d'un nodule thyroïdien qui fabriquerait trop d'hormone thyroïdienne et provoquerait de
ce fait des palpitations, de la nervosité et même une hyperglycémie de type
diabétique est probablement ce qui explique le conseil de votre généraliste. Il a raison,
me semble-t-il, et sa démarche est fort logique : un spécialiste du diabète et de la
thyroïde - un endocrinologue - vous aidera certainement
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Apnée du sommeil et rosiglitazone
le 13 Mars 2003
: de Jessica
Bonjour ,
Mon mari fait des apnées du sommeil. Je voudrai savoir s'il n'y a pas de risque quant on va lui injecter
le rosiglitazone.
Merci.
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Chère Jessica
Les apnées du sommeil sont des pauses respiratoires dues à une mauvaise
oxygénation des centres nerveux respiratoires. Cette mauvaise oxygénation est en
général observée lors de surpoids importants. Elle ne dépend pas du traitement
du diabète. Enfin la rosiglitazone, commercialisée sous le nom d'Avandia est un produit en
comprimés : il n'y a donc pas d'injections. Mais pourquoi ne pas poser directement et clairement la
question aux médecins qui s'occupent de votre mari ?
Amicalement,
Pr Léon PERLEMUTER
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Forum 2003 / Page 9
Je désire un enfant
le 13 Mars 2003
: de Pépette
Bonjour ,
Je suis diabétique depuis l'âge de 6 ans (j'en ai 27) sous pompe à insuline depuis 1.5
ans. Mon HbA1C varie de 6.9 à 8.3 % (c'est le plus mauvais résultat depuis deux ans, quand
j'étais en région parisienne le meilleur a été de 10.3%!!!!!!!!!!!!!! alors que
j'étais suivie tous les deux mois). J'ai depuis environ 7 ans des nécrobioses lipoïdiques
sur la partie antérieure des jambes, elles n'évoluent pas ou quasiment pas dans le mauvais
sens. je voudrais savoir si il existe un traitement efficace??? D'autre part, j'envisage une grossesse depuis 6
mois et lors du changement d'insuline (je suis sous humalog) l'HbA1C a montré un
déséquilibre!!! Je n'ai pas réussi à équilibrer mon diabète
pendant deux mois, du coup mon diabéto ne m'a pas donné le feu vert. J'ai finie par
redescendre à 7.4%, il veut encore attendre deux mois avant qu'on ne teste une autre insuline pour
cette future grossesse. Sachant qu'il est conseillé d'attendre deux mois après l'arrêt de la
pilule, si ça continue j'aurai le feu vert en 2005!!! Quels risques encourt le bébé et moi
même si l'HbA1C est comprise entre 7 et 8% en plus mon diabéto m'a dit que pour obtenir une
HbA1C -de 7% il fallait que je fasses régulièrement des hypos. Qu'en pensez-vous?????
Merci.
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Chère Pépette
J'ai déjà répondu plusieurs fois à propos des nécrobioses
lipoïdiques. Vous trouverez les questions et réponses sur nos messages ARCHIVES Concernant
votre équilibre glycémique en vue d'une grossesse il est clair que plus l'équilibre est
bon moins les risques de malformation f¦tale existent. C'est la raison pour laquelle les
diabétologues sont si embêtants. Vous dites que vous êtes sous pompe à insuline.
Toute pompe accepte l'Humalog et l'insuline Velosuline (Novo) ainsi que la Novorapid mais on n'a pas encore
de recul pour cette dernière insuline au cours de la grossesse. De toute façon cela ne change
strictement rien car il s'agit toujours d'insuline rapide administrée par pompe, c'est à dire de
façon régulière. Le problème n'est certainement pas l'insuline mais les autres
facteurs du contrôle glycémique. Et là seul votre diabétologue peut vous conseiller
en sachant qu'une diabétique de type I ayant débuté dans l'enfance est toujours difficile
à contrôler de façon rigoureuse, même sous pompe et quels que soient les efforts: la
femme n'est pas une machine (n'est-ce pas ?) et le pancréas, au contraire, en est une (biologique). Il est
vrai aussi que plus le contrôle est proche de la normale plus les hypos sont un risque.
Alors ? Avec un peu d'exercice physique régulier, une alimentation bien répartie et l'acceptation
d'un enquiquinement maximum vous pourriez probablement obtenir un peu mieux. Mais soyez certaine que
votre diabéto ne vous demandera pas d'attendre 2005!
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Diabète et risque héréditaire
le 11 Mars 2003
: de Virginie
Bonjour ,
J'ai 32 ans et j'ai un petit frère qui est diabétique insulino dépendant depuis l'âge
de 6 ans. Il a aujourd'hui 20 ans. Il vient de nous apprendre ce week end que son amie est enceinte et veulent
garder le bébé malgré leur jeune âge. Quels sont les risques pour le
bébé ? Risque t-il d'être diabétique à la naissance ?
Merci de me répondre car je suis très proche de lui et cela l'inquiète plus qu'il ne veut
bien en parler
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Chère Virginie
La question que vous posez est fréquemment abordée sur notre site. Elle recouvre en fait deux
problèmes différents, même s'ils paraissent liés :
1) Diabète et risque héréditaire
Le fait d'être diabétique de type I n'a jamais empêché quiconque d'avoir un beau
bébé qui n'a jamais été et ne sera jamais diabétique. Le risque est-il
statistiquement plus important que dans une population non diabétique? Oui . Mais il laisse 93% de
chances de ne pas avoir d'enfant diabétique. C'est mieux que le loto même si c'est (un peu) plus
risqué !
2) Le fait que le petit frère et sa compagne veulent garder le bébé est un désir
personnel à respecter. Comme on dit : c'est leur problème. Qu'il soit inquiet est normal. Mais il
n'y a surtout pas à intervenir dans cette décision : votre frère vous en parlera s'il le
désire. Même s'il est le petit frère qu'on protège depuis qu'il est "petit frère
".
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Pose d'une pompe à insuline à Paris
le 8 Mars 2003
: de Nelly
Bonjour ,
je me trouve dans une profonde détresse. Agée de 25 ans, DID instable depuis 15 ans, je viens
d'emménager à Paris, pour des raisons professionnelles et par choix ai de ce fait, quitté
mon diabétologue. Prés de cinq mois que je suis sans réel suivi. La vie parisienne, les
transports , les imprévus répétés entraînent des fluctuations
glycémiques très importantes,répétées Je souhaite reprendre un
traitement par pompe à insuline, j'ai été sous pompe Minimed pendant plus d'un an,
dés que possible. Mais, la diabétologue que j'ai rencontrée, n'en voit pas
l'intérêt (?!) J'ai besoin de votre aide, dans la mesure du possible, pour obtenir les
coordonnées d'un diabétologue spécialisé dans ce mode d'administration; car
mon déséquilibre actuel m'épuise et risque à la longue, de remettre en cause, la
seule raison de ma venue à Paris, mon emploi; ma vie.
Je vous remercie par avance du soutien que vous voudrez bien m'apporter
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Chère Nelly
Les pompes à insuline sont attribuées actuellement sur ordonnance par n'importe quel
médecin ou diabétologue en France. Le suivi technique est assuré par un prestataire de
service accrédité (comme Vitalair par exemple). De sorte que, quel que soit l'endroit en France,
vous pouvez parfaitement avoir une pompe à insuline. Les centres de diabétologie qui peuvent
vous suivre à Paris sont par exemple: le service de Pr. Grimaldi à la Pitié, celui du Pr.
Slama à l'Hôtel-Dieu, celui du Pr.Vexiau à l'Hôpital Saint-Louis. Les médecins
consultants de ces services et leurs équipes sont parfaitement aptes à vous prescrire et suivre
votre traitement par pompe à insuline
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Demande de conseil et d'avis
le 5 Mars 2003
: de Mireille
Bonjour ,
Mon papa a 74 ans et souffre depuis environ 6 mois de diabète type 2. Il prend des
médicaments et surveille sa glycémie 2 fois par semaine. Il est par ailleurs en bonne forme et
fait du sport 2 x par semaine ( vélo). Récemment, suite à des problèmes de
vision sérieux (yeux rouges, vitreux, problème de netteté à certains moments), il
a consulté son ophtalmologue qui lui a demandé de supprimer absolument le sucre de son
alimentation. Malgré cela, il continue à boire du vin tous les jours, à prendre
l'apéritif 2 fois par semaine. Depuis quelques temps, nous remarquons une aggravation de son
problème. Est-ce lié à sa consommation de vin (2x25 cl par jour) une bière?
Devrait-on insister pour qu'il se limite réellement? Quel risque prend il? Lui, nous dit qu'il devra se
faire opérer de la cataracte un jour ou l'autre et que c'est ainsi? Par ailleurs, récemment
après un repas de fête, il a 3 heures après le repas été sujet à un
gonflement spectaculaire de son ventre, enchaîné par un vomissement? Ce genre de
symptôme peut-il est lié à son diabète?
je vous remercie de votre conseil et de votre avis.
Bien sincèrement
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Chère Mireille
Vous demandez exactement ce qu'il est impossible de vous accorder : une consultation par Internet !
Il est évident que votre papa ne vous a pas tout dit, sauf qu'il a une cataracte, diabète ou pas.
De plus, si vraiment son diabète pose problème, cela se juge sur son taux
d'hémoglobine glyquée. En fin, concernant son traitement, c'est au médecin qu'il faut
demander de vous expliquer, si votre père veut bien...
Amicalement,
Pr .Léon PERLEMUTER
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Hypo Alcool
le 3 Mars 2003
: de Lahuyse
Bonjour ,
Il s'agit d'un coma hypo.La personne a 30 ans et est restée 7 semaines en réanimation. Le jour
de son malaise, le malade s'est endormi et a du rester inconscient plusieurs heures avant arrivée des
secours. Il avait absorbé de l'alcool et n'avait probablement pas mangé.
Les examens subis: scanner, IRM,scintigraphie n'ont pas révélé d'anomalies
cérébrales.Cela fait 3 mois qu'il est sorti du coma. Il a physiquement assez vite
récupéré (il peut marcher seul) mais a perdu mémoire et langage, n'arrive pas
à se repérer dans l'espace et le temps.Il est actuellement en clinique de
rééducation. Notre souci est de savoir s'il restera dépendant toute sa vie (il ne
peut plus gérer sa maladie) ou s'il a des chances d'en revenir un jour. J'ajoute que la personne
était alcoolique car elle n'a jamais accepté sa maladie (diabétique depuis l'age
de 13 ans). Il avait de l'alcool dans le sang mais pas suffisamment pour qu'il s'agisse d'un coma
éthylique. Il n'avait pas absorbé de médicaments ni aucun toxique. Sa glycémie
était de 0.35 à l'arrivée des secours mais son malaise avait eu lieu plusieurs heures
avant. Les réanimateurs n'ont pas trouvé d'autres raisons possibles au coma qu'un malaise
hypo non pris à temps. Merci de vous être intéressé à mon message et de
nous aider éventuellement à y voir plus clair et surtout à espérer.
Merci.
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Chère Lahuyse
Votre question est difficile, car le fait de ne pas voir le malade laisse dans l'ombre des renseignements
importants dans une situation où les phénomènes sont toujours complexes. On peut
cependant dire que :
1) Il s'agit bien d'un coma mixte hypoglycémique aggravé par l'alcool. Cet
évènement est relativement fréquent et connu.
2) La récupération d'un coma hypoglycémique est habituellement assez rapide et
complète. Les séquelles d'une hypoglycémie ne s'observent que rarement et en
réalité au cours de comas répétés et prolongés.
3) L'atteinte du système nerveux due à l'alcool est en revanche plus ennuyeuse car les
lésions dues au toxique ( l'alcool) et des carences vitaminiques, en particulier en vitamine B1, comme
on en observe au cours des états post délirium. En bref : le coma peut être du à
l'hypoglycémie et les séquelles à l'alcool. Tout dépend de l'ancienneté de
l'atteinte alcoolique et de son retentissement sur les fonctions cérébrales. En cas d'atteinte
nerveuse réversible on peut espérer une bonne récupération à la condition
formelle de l'arrêt total et définitif de l'ingestion de boissons alcoolisées.
4) Un suivi psychologique spécialisé est formellement indiqué car le malade ne boit pas "
à cause du diabète qu'il n'a pas accepté" mais à cause de bien d'autres
problèmes - sinon que de diabétiques alcooliques nous aurions !
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Analyses basiques pour un DID
le 28 Février 2003
: de Philippe
Bonjour ,
Merci pour votre aide de grande qualité.
Je suis DID depuis l'âge de 9 ans, j'en ai 39. Trente ans de diabète sans aucune complication
à priori. Je surveille ma glycémie cinq fois par jour. Cependant, je trouve que mon
diabétologue est un peu "léger" quant à la prescription d'examen pour déceler
d'éventuelles complications : HbA1C une fois par an, angiographie des yeux une fois par an,
électrocardiogramme tous les 5 ans (je suis très sportif) ! Je n'ai pas fait de bilan rénal
depuis au moins 10 ans !!! Je suis très inquiet. Comme tous les résultats lui semblent
excellents, il ne désire pas en savoir davantage ; mais moi, oui. D'autant que je souffre
d'hypoglycémies nocturnes sévères (coma, convulsions) qui sont suivies par des
hyperglycémies réactionnelles. Pouvez-vous me dire clairement quels sont les examens
à faire pour un DID et la périodicité afin d'éviter toute complication ?
J'attends votre réponse et vous en remercie très sincèrement par avance.
C'est très important
Merci.
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Cher Philippe
Vous trouvez votre diabétologue un peu "léger" et lui vous trouve probablement un peu
angoissé. Il est vrai que c'est vous le diabétique.
1) La fréquence avec laquelle il faut faire les examens est parfaitement définie par l'ANAES
(Agence nationale d'évaluation en Santé) sur le site de laquelle vous pouvez
télécharger les recommandations de prise en charge du diabète. Ces recommandations
sont celles de l'ADA (American Diabetes Association). Mais c'est très assez long et compliqué
à lire, alors soyons simples. Le bilan se fait une fois par an lorsqu'il n'y a pas de complications. Il
comporte, outre un examen clinique complet (avec les pieds !) des dosages de cholestérol total et HDL,
de triglycérides, pour les reins : de créatinine et de microalbuminurie, pour le coeur un
électrocardiogramme. Et un fond d'oeil. Pour l'hémoglobine glyquée elles est
recommandée tous les 3 à 4 mois si elle est "limite" vers 7,5%. Mais si elle est - de 7,5%
on peut en diminuer la fréquence.
2) Vous dites faire des hypoglycémies sévères la nuit : cela veut dire qu'il y a des
progrès à faire avec vos 5 glycémies par jour : l'hypoglycémie nocturne est
toujours liée à un excès d'insuline nocturne. Alors ? Alors revoyez avec votre
diabétologue votre prescription du soir. Rappelez-vous que les diabétologues sont de plus en
plus en faveur de 4 injections par jour chez les diabétiques anciens, dynamiques et sportifs (c'est votre
cas) sans oublier la glycémie d'avant le coucher qui ne doit pas être trop basse. Mais c'est vous
et vous seul qui êtes capable d'évaluer au mieux vos risques
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Stagid et Perte du poids
le 27 Février 2003
: de Giao
Bonjour ,
Je tiens à vous remercier pour ce forum qui permet de comprendre plein de choses.
Ma mère a 64 ans et elle est diabétique de type 2 depuis plus de 10 ans. Elle est passé
du traitement Glibénèse à Stagid car le médecin avait constaté une
augmentation du poids et du taux de sucre. Depuis, elle perd du poids tout en se sentant bien. Elle ne fait
aucun régime particulière sauf pour la consommation de sucre comme d'habitude. J'ai lu que ce
médicament peut être dangereux et est souvent donné aux patients atteints
d'obésité. Je voudrais savoir si Stagid peut faire maigrir et est-ce que les personnes
âgées peuvent le prendre sans risque?
Merci.
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Cher Giao
Le Stagid est une des formes commerciales de la metformine (connue aussi sous le nom de Glucophage). La
metformine agit sur l'insulino résistance, jamais sur la sécrétion d'insuline. Comme tout
produit actif le Stagid peut donner des effets secondaires. Le plus connu est la diarrhée. Mais la
diminution de l'appétit est également fréquente. Dans le cas où l'apport
alimentaire diminue l'amaigrissement est normal. La seule contre indication ( en dehors des
phénomènes d'intolérance) est l'atteinte rénale. Elle se détecte par les
dosages de créatinine et de microalbuminurie. Il est vrai que la metformine n'a pas été
conseillée chez le sujet âgé, compte tenu d'une hypothétique fragilité
rénale, mais est-ce que 64 ans est considéré comme un âge canonique ?
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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De la seringue au stylo
le 23 Février 2003
: de Ballal
Bonjour ,
Merci pour la qualité des réponses. je voudrais savoir comment procéder ( choix
insuline notamment ) en passant des injections à la seringue aux injections au stylo ( mon fils de 12
ans, DID depuis six ans a déjà opté pour flexpen). Actuellement, il s'injecte de l'insuline
selon le schéma suivant :
Matin 09 unités actrapid 20 unités insulatard ( glycémie matinale -de 05 mmol )
10 unités actrapid 20 unités insulatard ( glycémie matinale 05 /10 mmol )
11 unités actrapid 20 unités insulatard ( glycémie matinale 10 /15 mmol )
12 unités actrapid 20 unités insulatard ( glycémie matinale 10 /15 mmol )
13 unités actrapid 20 unités insulatard ( glycémie matinale 10 /15 mmol )
14 unités actrapid 20 unités insulatard ( glycémie matinale 15 /20 mmol )
15 unités actrapid 20 unités insulatard ( glycémie matinale de 20 mmol )
soir 05 unités actrapid 15 unités insulatard ( glycémie -de 05 mmol )
06 unités actrapid 15 unités insulatard ( glycémie 05/10 mmol)
07 unités actrapid 15 unités insulatard ( glycémie 10/15 mmol)
08 unités actrapid 15 unités insulatard ( glycémie 10/15 mmol )
09 unités actrapid 15 unités insulatard ( glycémie 15/20 mmol)
10 unités actrapid 15 unités insulatard ( glycémie de20 mmol )
Merci pour tous éclaircissements et pour tout conseil
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Cher Ballal.
Deux réponses différentes à vos questions :
1) Votre fils a opté pour le Flexpen ( Novo) qui est effectivement un excellent stylo. Le Flexpen ne peut
pas contenir d'insuline Actrapid. Il contient de l'insuline Novorapid qui est plus rapide et d'action moins
prolongée que l'Actrapid. De toute façon les mélanges d'insuline Actrapid et Insulatard
(NPH) ne peuvent en aucun cas être faits dans un stylo : il faut une seringue. Sinon il faut deux injections
( par stylo Novopen chargé de cartouches d'insuine ou de stylos Novolet jetables ). Cela m'a l'air bien
compliqué pour la vie d'un diabétique ! Mieux vaut rester à des doses plus fixes.
L'HbA1c sera votre juge de paix. En tous cas votre fils n'a pas un schéma "optimisé" à 3
injections par jour.
2) Le fait d'injecter un supplément d'insuline rapide lorsqu'on constate une hyperglycémie n'est
pas toujours logique. En effet, constater une hyperglycémie dépend de l'insuline injectée
AUPARAVANT qui était à dose insuffisante ou mal résorbée. Le fait d'ajouter de
l'insuline APRÈS COUP risque seulement de déclencher des hypos un peu plus tard.
Je sais, le raisonnement peu paraître un peu complexe mais c'est le seul qui soit valable. Alors ? Alors il
faut revoir le problème avec votre diabétologue. Mais sachez qu'il est beaucoup plus facile pour
un diabétologue de vous dire : " 3g. ! Ajoutez 4 unités d'insuline rapide ", que de vous dire 3 g!
Combien d'insuline avez vous injecté avant ? Eh bien, demain, faites 2 U. de plus.
Mettez-vous à sa place : à côté de lui Albert Einstein avait la tâche facile!
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Boulimie et grossesse
le 22 Février 2003
: de Chris
Bonjour ,
ma question était connaître les risques de crises de boulimies pour un foetus de deux semaines
et pour moi même qui suis diabétique. Malgré mes crises j'ai de bonnes
glycémies merci. Connaîtriez vous un site ou on parle des risques pour les boulimique
Merci.
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Chère Chris
La boulimie est un trouble du comportement alimentaire que les américains appellent "binge eating". Il
s'agit d'une pulsion, le plus souvent incontrôlable, qui oblige la personne qui en est atteinte à
absorber des quantités variables d'aliments. En cas de diabète le risque est de provoquer des
pics hyperglycémiques 1 heure plus tard. Le risque pour le fœtus s'apprécie sur ces pics et
sur le dosage de l'hémoglobine glyquée. Ces crises de boulimie - qui alternent quelquefois avec
des périodes d'anorexie - ne ressortent pas de la consultation d'un site Internet mais d'une prise en
charge psychologique sérieuse par un psychiatre.
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Greffe du pancréas
le 19 Février 2003
: de Arantza
Bonjour ,
Où sommes- nous quand à la greffe de pancréas? Quelles sont les indications
précises? Où se pratique t-elle en France?
Merci.
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Chère Arantza.
Nous avons souvent traité de cette question. La greffe de pancréas est un acte majeur avec un
risque vital non négligeable. Il ne s'adresse pour le moment qu'à des diabètes
très graves soit du fait d'une insuffisance rénale soit d'une instabilité insupportable et
dangereuse. La greffe doit obligatoirement être suivie d'un traitement antirejet lourd et à vie. Donc
pas de greffe "de confort" à l'heure actuelle. Elle s'adresse surtout aux diabétiques
menacés de mort par insuffisance rénale et au bout de leur dialyse ; elle est le plus souvent
combinée à la greffe du rein. Quelques grands centres en France ont fait des greffes : Paris-
Pitié, Strasbourg, Montpellier. Quant aux greffes d'îlots vous avez un article sur le sujet dans
notre rubriques magazine ( C'est tout neuf ).
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Forum 2003 / Page 10
Insuline Novomix 30 flexpen
le 19 Février 2003
: de Nicolu
Bonjour ,
Je suis diabétique traitée à l'insuline ( 2 Injections/jour ) depuis 20 ans et suis
agée de 55 ans. Depuis 3 mois mon diabétologue m'a prescrit une nouvelle insuline : Novomix
30 Flexpen à la place de la Mixtard 30 ( NovoNordisk). Je constate que cette insuline ne me permet
plus d'équilibrer mes glycémies comme avec la Mixtard 30 tout en augmentant les doses de
cette nouvelle insuline. Toutefois l'HbA1C reste régulièrement à 7,5%.
Je souhaiterais connaître les différences de composition entre ces 2 insulines et avoir les avis
des diabétiques traités par la Novomix 30 (Novo Nordisk).
Merci.
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Cher Nicolu
La différence entre la Mixterd 30 et la Novomix 30 réside dans l'insuline d'action rapide qui est
ajoutée. Dans la Mixtard il s'agit de l'Actrapid ( à raison de 30% par rapport à la NPH :
70%) alors que dans la Novomix 30 il s'agit de la Novorapid, insuline dite"analogue" dont les
caractéristiques sont d'agir plus rapidement - au bout de 15 minutes au lieu de 30 )et moins longtemps (
4 à 6 heures au lieu de 6 à 8 h. ) tout dépendant bien évidemment du
diabétique. En revanche la NPH a la même durée d'action théorique (16 à
18h.) mais le mélange est peut être d'action plus courte. Le Flexpen est un stylo que beaucoup de
diabétiques apprécient, d'autres restent fidèle au Novopen (qui peut injecter Mixtard et
Novomix en flacons). Résultat ? La Novomix est censée mieux "désucrer" le repas avant
lequel elle est injectée mais elle ne dure peut-être pas jusqu'au repas suivant. Connaître
d'autres diabétiques qui ont adopté la Novomix ne vous apporterait strictement rien. Le
traitement est toujours individuel. La remarque qu'on peut faire est que vous n'avez pas un
système"optimisé" à trois (ou 4) injections par jour et qu'il serait bon que vous
contrôliez vos glycémies avant le repas de midi et 1H. après le repas de midi : peut-
être qu'un peu de Novorapid à ce moment pourrait être utile : montrez vos résultats
à votre diabétologue et parlez-lui en. Mais de façon cool : votre HbA1c est correcte.
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Diabète et cholestérol
le 17 Février 2003
: de Mathieu
Bonjour ,
Je suis DID depuis 1 an et relativement bien équilibré (HbA1c =5.1%). Je surveille pour cela de
très près mon alimentation. Ayant des antécédents de cholestérol dans
ma famille (j'ai 26 ans), je me suis fait faire une prise de sang dont voici les résultats:
- Cholestérol global 2.29
- LDL : 1.39
- HDL : 0.76
- triglycéride: 0.70
Voici mes questions d'ordre général:
- Le HDL est-il si "bon" que ça, comme l'indiquerait l'absence de fourchette supérieure?
- si tel est le cas pourquoi avec des chiffres HDL et LDL dans les fourchettes, je me retrouve pour le
cholestérol global au-dessus de celles-ci? Autrement dit comment peut-on imposer deux limites
(supérieur et inférieure) à un total dont l'un de ses composants (HDL) n'en
possède qu'une?? Je ne trouve pas cela très logique Je m'excuse d'avance si je n'ai pas
été très clair, il est possible que je mélange un peu tout!!
Merci pour vos éclaircissements et votre site! Cordialement, Matthieu
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Cher Mathieu
Mais si, cher Matthieu, vous avez été très clair ! Enfin, autant que vos chiffres le
permettent... Votre diabète est très bien équilibré, méfiez-vous seulement
des hypoglycémies. Quant au cholestérol voici les chiffres habituels normaux (Guide de
thérapeutique - L. Perlemuter et G.Perlemuter - 1 vol Paris - Masson - p.1771)
- Cholestérol total : 1,5 - 2,5 g./L. ( 3,8 - 6,5 mmol./L.)
- HDL.: 0,35 - 0,60 g./L. ( 0,9 - 1,5 mmoL./L. )
- LDL : 1,2 - 1,7 g./L. ( 3,1 - 4,4 mmoL./L. )
- Triglycérides :.0,40 - 1,30 g./L (.0,48 - 1,48 mmoL./L..)
Donc tous vos chiffres sont normaux même si vous vous servez des fourchettes et même des
cuillers correspondantes. C'est y pas une bonne nouvelle ça ? Un contrôle une fois par an est
conseillé. Demandez à votre médecin
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Diabète et vitamine C.
le 17 Février 2003
: de Pascal
Bonjour ,
J'ai 30 ans. Je suis diabétique depuis août 99 non insulinodépendant et j'utilise de la
vitamine C à forte dose sous forme d'ascorbate de calcium (moins acide que l'ascorbique). J'ai
constaté une très sensible amélioration de ma glycémie, à la limite je
peux même faire des excès sans que ma glycémie reste bloquée à 2 g
comme cela m'arrivait parfois. Je prends de la vitamine car j'ai lu des études qui montraient la
corrélation inverse en quantité d'absorption de vitamine C et besoins en insuline. j'ai lu aussi
qu'un apport en vitamine C protégeait les parois artérielles. sur mon cas j'ai pu constater des
effets extrêmement bénéfiques (une meilleure assimilation du sucre). par exemple hier,
j'ai consommé environ 1 kg d'orange (je sais la gourmandise est un vilain défaut) ma
glycémie est monté à 3g, ce matin 2 g, ce soir 1 g - cela peut paraître normale que
cela descende mais chez moi une hyperglycémie de 3g avant la prise de la vitamine C c'était
une glycémie verrouillée à 2 g pour plusieurs jours en permanence ( ce que j'appelle
l'effet mémoire). Ma seule chance aurait été de pratiquer de façon intense durant
2 ou 3 heures un sport afin de brûler le sucre. Mon poids 52 kg pour 1.65m ; 30 ans. Avant la maladie je
faisais 60-65kg, j'ai fondu mais mon poids est stable. je prends du Stagid 700 (3 fois par j), du Glucor 100mz
(3x/j) et de l'Amarel 4mg le midi mais ces médicament à mon avis sont beaucoup moins
efficace qu'avant. Si j'avais maintenu le même régime qu'en 99 j'aurais dû me
résoudre à l'insuline, ce que je refuse. J'ai donc adapté mon régime beaucoup
de légume verts et salades et très peu de féculents. Et puis de temps en temps un
excès. Depuis 2 mois je prends de la vitamine C à haute dose à raison de 15-20g / jour
(5 grs par prise aux repas). NB: Hba1c 7.5 au 18/12/02 chiffre précédent 8.1 au 14/12/01
@
Merci.
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Cher Pascal
1) Tourner autour du pot n'a jamais servi à grand chose, quelle que soit la valeur du pot ! A votre
âge, votre histoire est celle d'un diabète de type 1 c'est à dire nécessitant de
l'insuline, à un moment donné de son évolution. Le diabète n'est pas une
maladie de l'alimentation et le fait que vous ayez été obligé de la diminuer montre bien
que le déficit en insuline de votre organisme augmente. Vous dites que vous refusez l'insuline, ce qui
suggère que votre médecin vous l'a déjà proposée. Est-il mieux
d'absorber trois médicaments que de remplacer l'hormone qu vous manque ( l'insuline n'est pas un
médicament , c'est la greffe journalière d'une substance indispensable à la vie )? A vous
de voir avec votre médecin. Quelques explications supplémentaires : le Stagid que vous prenez
est un médicament du diabète de type 2,avec surpoids. L'Amarel est un sulfamide qui stimule la
sécrétion d'insuline. Son effet s'épuisera dès lors que votre pancréas ne
fabriquera plus d'insuline. Le Glucor empêche l'absorption des sucres dans l'intestin. C'est aussi un
médicament du diabète gras. Votre HbA1c montre que la "lune de miel" avec votre
diabète comporte encore un peu de miel. Mais pas trop.
2) La vitamine C est inefficace dans le diabète - auriez-vous la gentillesse de nous communiquer vos
références assurant l'action de la vitamine C sur la glycémie ?
De plus le dictionnaire des médicaments Vidal dit : " Consommé à fortes doses (plus de
2 g/jour), l'acide ascorbique peut interférer avec les tests biologiques suivants : dosages de la
créatinine et du glucose, sanguins et urinaires (contrôle du diabète par tigette à la
glucose-oxydase). N'est-ce pas votre cas ? Une hypoglycémie factice due aux dosages ?
Enfin les doses de Vitamine C que vous prenez (15 G. /j. dites-vous) sont potentiellement dangereuse : les
effets que vous risquez sont les suivants ( Vidal) : "Les doses élevées (supérieures
à 1 g/jour) favorisent chez certains sujets l'apparition de troubles digestifs (brûlures gastriques,
diarrhées) ou urinaires (précipitation de calculs d'urate, de cystine et/ou d'oxalate), et peuvent
provoquer une hémolyse chez les sujets déficients en G6PD. "
Voltaire avait de l'esprit, Rodrigue avait du cœur, Banting et Best ont découvert
l'insuline...réfléchissez-y ! .
Amicalement,
Pr .Léon PERLEMUTER
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Diabète de type 2
le 12 Février 2003
: de Rémy
Bonjour ,
Tout d'abord mes félicitations pour la bonne humeur qui prévaut sur votre site.
Voici un cas d'école qui me pose problème car j'ai peu de données et pas
d'expérience pour prévoir les prescriptions médicales qui doivent être
présentées : Homme: 56 ans, 98 kg 1,70m - HbA1C 9,8% (Good Lord, il faut combien de
glycémie pour atteindre ça ??) HTA : 16-10 Triglycérides : 3,2 g/l Cholestérol :
2,90 g/l - LDL : 2 g/l (j'ai estimé le HDL à 0,26, c'est bas) Fonction rénale : 105
µmol/l et micro-albuminurie à 96 µg/min (je croyais que l'on disait 96 ml/min) et qu'il fallait
une valeur inférieure à 80 ml/min pour que cela soit considéré comme une
insuffisance rénale ?? Avec ça, on doit prévoir un programme choc pour limiter
l'évolution des complications dégénératives. C'est évident qu'avec une
IMC à 34, un régime s'impose et que notre sujet court un risque cardio-vasculaire
élevé sans une prise en charge pluridisciplinaire. Mes questions sont les suivantes :
- Avec un programme alimentaire surveillé à 2200 kcal (besoins estimés 2800 kcal)
- Une activité physique de 2 x 1/2h marche ou natation par jour
- Quels médicaments compatibles et quelles doses doit-on prévoir ? . hypertenseur
. anti diabétique
. anti cholestérol
De par votre expérience, à condition que le sujet applique tout à la lettre, sur une
période de combien de jours/semaines peut-on espérer une baisse de la tension et du
cholestérol pour atteindre :
- HTA : 14-80 puis 13-80 (est-ce utopique d'espérer 12-80 ?)
- Cholestérol Total : 2 - HDL : 0,46
- Triglycéride : inf à 1,60
Tout autre avis sera le bienvenu.
Merci.
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Cher Rémy
Ah là là ! Non seulement il faudrait être médecin, acceptant de donner des
consultations sur Internet, mais aussi prophète, afin de savoir si les décisions prises donneront
les résultats attendus ! Au risque de vous décevoir je ne vous donnerai pas de prescriptions car
je n'en ai jamaisdonné sans avoir (longuement) discuté avec les patients (patients comme moi
dans certains cas) et les avoir examinés patiemment. Quelques remarques :
- L'hémoglobine glyquée reflète la moyenne de toutes les glycémies, 24h. sur 24,
qui "sucrent" les globules rouges. Vous trouverez sur notre site l'abaque qui reflète la correspondance
glycémie moyenne/HbA1c.
- Le cholestérol : c'est un trouble métabolique souvent associé au diabète qui
avec les triglycérides forme un syndrome appelé "trimétabolique". Cela se traite
très bien par diététique de bon sens et éventuellement médicaments.
- L'association HTA micro albuminurie doit absolument être traitée : il existe plusieurs
possibilités avec des sensibilités individuelles aux traitements. On peut certainement
normaliser la TA et donc limiter les risques rénaux;
- Et l'hygiène de vie ? La perte de poids est importante et peut toujours être obtenue, sans passer
à la télé, mais avec un objectif précis et une surveillance médicale
correcte. Il ne faut que 5 kg. de perte de poids pour bien améliorer les glycémies.
- Et s'il y a besoin de médicaments ? Eh bien, le médecin prescrit des médicaments.
Adaptés à l'objectif glycémique.Ce n'est pas ce qu'il y a de plus difficile car les
médicaments ne manquent pas, mais il faut un bilan un peu plus complet que celui que vous indiquez
pour choisir. Lequel ? Mais à quoi servent les diabétologues ?
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Diabète et grossesse
le 12 Février 2003
: de Héloïse
Bonjour ,
J'ai 24 ans, je suis DID depuis 8 ans, et enceinte de 2 mois. Avant ma grossesse, je n'étais plus
motivée pour équilibrer mon diabète, je n'y pensais plus et me sentais bien. Au moment
de la conception, je n'avais pas consulté depuis près de 3 ans, et mon hémoglobine
glyquée était à 10,3%. Depuis, je me suis reprise en main, mais mon diabète est
instable malgré tous les efforts que je fais, il m'arrive d'avoir des glycémies à 3g et je
panique: mon bébé souffre-t'il dans ce cas? Sera-t-il malformé à cause de mon
comportement avant la grossesse? Mon hémoglobine glyquée est actuellement à 7%.
De plus, je sais très bien qu'une fois que je n'aurai plus ma motivation actuelle (la grossesse), je vais
relâcher mon attention, et tout recommencera comme avant, jusqu'à la prochaine grossesse...
Que faire? J'aimerais si c'est possible avoir le témoignage de mamans diabétiques qui ont
vécu ou vivent la même situation que moi
Merci.
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Chère Héloïse
J'utilise ce pseudo car vous ne nous en avez pas donné. Vous me posez deux questions
différentes :
1) Comment faire pour diminuer les risques pour votre bébé? La réponse est simple :
essayer d'avoir une HbA1c encore meilleure. Comment y arriver ? En adaptant bien votre
insulinothérapie " optimisée" (4 injections par jour ou pompe à insuline). Votre
diabétologue est là pour vous aider. Votre obstétricien est également là
pour bien surveiller le bébé; il collabore certainement avec votre diabétologue.
2) La motivation pour un(e) diabétique de se surveiller ne dépend de personne d'autre que de
vous-même. Ni la peur du gendarme (c'est toujours le diabétologue, n'est-ce pas ?) ni le fait de
jeter son bonnet par dessus les moulins (j'adore cette image, même si les moulins sont devenus
très rares) ne vous procurerons de solution. Vous avez dit motivation ? Mais le bébé
n'en sera-t-il pas une ? Il aura besoin d'une maman en bonne santé, sans problèmes de vision
ou de reins.
Bien sûr, si vous adhérez à notre Association, nous pourrons vous mettre en relation avec
des mamans diabétiques. Elles seront ravies d'échanger leur expérience avec vous
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Taux de glycémie
le 8 Février 2003
: de Jau
Bonjour ,
Je suis diabétique traitée sous insuline avec 2 piqures par jour mon taux de glycémie
varie le matin à jeun entre 1 g 20 et 1 g 62 avant le déjeuner du midi entre 0 g 80 et 1 g 79
avant le diner du soir entre 1 g 10 et 1 g 53 ce taux de glycémie est il correct? J'ai eu un infarctus il y a
un mois.
Merci.
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Chère Jau
Je suis toujours très frappé de voir que 43% des médecins ne faisaient pas faire
d'hémoglobine glyquée à leurs patients l'année dernière, et que peut-
être autant de diabétiques ne donnent pas ce renseignement lorsqu'ils nous posent des questions
d'équilibre du diabète : vos glycémies sont peut-être bonnes, pourquoi pas ? Mais
dites-nous le taux de votre HbA1c et je vous répondrai précisément. Vous n'indiquez pas
votre âge : je comprends la pudeur, mais...un infarctus à 40 ans et à 60 ans n'a pas la
même signification. Surtout vous ne nous dites pas si vous fumez et si votre cholestérol est
normal : pour le problème de l'infarctus c'est au moins aussi important que le diabète
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Problème avec mon diabète
le 3 Février 2003
: de Steff
Bonjour ,
Je suis diabétique insulino-dépendante depuis 10 ans ; j'ai 29 ans et mon diabète n'a
jamais été réellement équilibré. Pas très bien dans mon corps en
raison d'hyperglycémies fréquentes, je me suis habituée... j'ai l'impression d'aller bien
et je suis souvent à 3g....Je suis consciente des complications futures... Là, comme tous les
débuts d'année je me reprends en main... alimentation... sport... et j'ai envie de me tourner vers
l'alimentation bio et compléments : pollen...graines...Est-ce gérable avec mon diabète ?
Une autre question me préoccupe... hyperglycémies acétone fréquente peut
jouer sur la sexualité?
Merci.
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Chère Steff
Pourquoi chercher des réponses là où elles ne peuvent logiquement pas être?
Pourquoi, déjà ne pas parler de votre hémoglobine glyquée ? Au moins,
techniquement vous sauriez où vous en êtes de votre diabète. Et vous pourriez, avec
l'aide de votre diabétologue, optimiser votre traitement insulinique. Pourquoi parler de pollen, de
graines, de bio et de compléments ? La machine humaine n'a certainement pas besoin de tout cela,
diabète ou pas diabète. Seuls, les charlatans et les sectes et leurs gourous se nourrissent,
grassement, de la crédulité de leurs concitoyens. Mais beaucoup de personnes ont besoin
d'espérer que l'équilibre est en dehors d'eux-mêmes et peut être acquis par des
moyens un peu mystérieux et si possible magiques... Quant à la sexualité
féminine, le désir, le plaisir, sont "dans la tête" et pas dans le sucre!
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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HbA1c et Grossesse
le 1 Février 2003
: de Chris
Bonjour ,
J'aimerais savoir pourquoi il faut avoir une HB1AC inférieur a 6.5% pendant 3 mois avant la conception
d'un enfant . Que se passe t'il si ce n'est pas le cas? De plus je fais des crises de boulimie avec
vomissements quels sont les risques pour un foetus (le jour ou il y en a un) et pour moi même ?
Merci.
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Chère Chris
1) Un bon équilibre glycémique permet à toute femme diabétique de limiter les
risques qui peuvent survenir chez une femme enceinte. Toutes les statistiques ont montré que les
risques sont plus importants pour la femme (hypertension, évolution du diabète), pour la
grossesse (avortement spontané) et pour le f¦tus (malformations, accouchement
prématuré,) lorsque l'hémoglobine glyquée était supérieure
à 6.5%, c'est à dire correspondant à des glycémies moyennes de 1,40g./L. La
fréquence des malformations est également très inférieure lorsque les
glycémies sont contrôlées avant la conception car la date exacte de cette dernière
est impossible à prévoir de façon exacte et la période à plus grand risque
se situe pendant les premières semaines de fécondation.
2) L'association boulimie-anorexie est un trouble du comportement alimentaire qui trouve sa cause dans des
phénomènes psychologiques complexes et parfois sévères (anorexie mentale).
Ils s'accompagnent souvent de troubles de l'ovulation. Le traitement est du domaine du psychologue ou du
psychiatre suivant la sévérité.
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Hémoglobine glycosylée
le 31 Janvier 2003
: de Ferruccio
Bonjour ,
Avez-vous connaissance d'un appareil portable personnel pour la mesure del'Hémoglobine
glycosylée? J'ai vu quelque chose de ce genre en Amérique sur Internet
Merci.
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Si, signore Ferruccio
Il vous suffit de consulter nos nouvelles : août 2001 et vous aviez déjà l'analyse de ce
petit appareil, présenté au congrès du diabète de 2001 à Philadelphie. Je
l'avais intitulé: HbA1c jetable. Alors, pas besoin d'aller aux USA (nous l'avons
déjà fait) ni sur Internet (diabetenet.com l'a déjà fait).
Ciao amico!
Amicalement,
Pr. Léon Perlemuter
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"Un peu de tout".
le 28 Janvier 2003
: de Lucky Monkey
Bonjour ,
Merci Professeur de nous transmettre votre savoir, ceci nous permet d'estimer ce que l'on peut vivre. Je vais
avoir 30 ans en mars et 7 ans de diabète insulino dépendant en juillet avec toujours ce fichu
DESEQUILIBRE. J'ai été suivie durant 3 ans par un " médecin " qui expérimentait
un peu tous les traitement et qui n'obtenait aucun résultat et suivie également par un
hôpital de CRETEIL. Je me sauve alors, apeurée par les méthodes de ce médecin
et le travail à la chaîne de cet hôpital, avec 9,2% de HbA1c, 61 kg et des glycémies
avoisinant ... je ne sais pas car je ne me testais plus ! PAS DE SUIVI DURANT 15 JOURS (sauf mes injections
que je continue au hasard). Et je décide enfin de reprendre cela en main et me dirige dans un
hôpital de PARIS : je ne savais pas avec quel médecin j'allais travailler mais j'allais bien voir :
quatre ans après j'ai pris 20 kg, je suis en janvier 2003 à 8,9% de HbA1c. (J'avais quand
même réussi a descendre en juillet 1999 à 7,4%) après une mise sous pompe il y
à un an et malheureusement toujours ce même STRESS qui me pourrit la VIE. En Bref LA CATA. Je
continue ma triste vie avec des RV chez le Psy, sous anti-dépresseur et anxiolytique, sans pouvoir
(vouloir ?) me prendre en charge correctement face à cette maladie avec cette envie de tout plaquer
(car les employeurs et collègues de travail ne se mettent pas à votre place et
s'étonnent quand vous êtes fatigués ou malades : même pas le temps de se tester).
Qui donc pourrait me diriger vers des personnes de mon âge ou plus qui pourrai me raconter comment
ils ont dompté CE diabète ?
Merci à ceux qui voudront bien m'aider UN PEU
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Chère Lucky Monkey
Lucky Monkey (singe heureux ? C'est en tout cas la traduction de l'anglais: votre pseudo résume un peu
votre vécu, tel que vous le contez). Car il y a deux problèmes bien tranchés :
1) Le contrôle des glycémies : c'est vrai que c'est une contrainte mais personne ne pouvant le
faire à votre place, le rôle du médecin n'est que de vous faire l'ordonnance de trois
à quatre injections d'insuline par jour. Dur, dur ? Bien sûr. Mais pas insurmontable avec un bon
psychisme.
2) C'est là où le problème se pose : quels sont les éléments qui vous
rendent si malheureuse que vous jetez le manche, la cognée, le bébé et l'eau du bain ?
C'est-à-dire finalement le rejet d'un peu (ou beaucoup ?) de vous-même ?
On ne va pas faire de psy sur Internet, mais si vous le désirez nous pouvons mettre votre adresse e-
mail sur le site et ceux qui le veulent pourront vous contacter. Ce peut être plus profitable pour vous que
certaines émissions de télévision !
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Forum 2003 / Page 11
Pâtes ou Patates ?
le 28 Janvier 2003
: de Marco
Bonjour ,
Ma femme est enceinte de 4 mois et son diabète est actuellement bien équilibré. Pour
cela, elle suit un régime et elle s'injecte de l'insuline 4 fois par jour. Ma question peut vous
paraître ridicule mais la voici. Elle est d'origine italienne et les pâtes font parties de son
alimentation courante mais depuis sa grossesse, elle n'en mange plus car cela, lui est
déconseillé. Elles sont remplacées par des pommes de terre. Mais en regardant
certaines émissions à la télévision italienne, les diabétologues italiens
conseillent les pâtes aux diabétiques. Alors que doit-elle faire, peut-elle réellement
remplacer les pommes de terres par des pâtes ?
Merci.
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Cher Marco
Il n'y a aucune question ridicule, seulement des réponses inadaptées. De plus un pays qui a eu
le bonheur de construire Venise, Florence et Rome, d'avoir des peintres comme le Caravage, Leonardo da Vinci
et des musiciens comme Verdi et Rossini, des écrivains comme Dante Alighieri, ne pouvait inventer que
les PASTA ! Et si elles étaient plus nocives que les pommes de terre, ça se saurait.
Je vais essayer d'être précis :
1) Le problème du pouvoir hyperglycémiant des aliments : il est défini par l'index
glycémique c'est-à-dire la comparaison entre l'aliment lui-même et le glucose; les
pommes de terre ( index 80 à 100) sont plus "sucrantes que les pâtes (index 55 à 60).
Bien entendu il faut aussi tenir compte de la façon de les préparer : al dente évidemment.
Cela diminue la cuisson de l'amidon. Votre femme sera certainement d'accord !
2) D'autre part la quantité : à quantité égale les pâtes et le riz ont toujours
un index glycémique inférieur aux pommes de terre (en sachant que la purée
instantanée est bien plus "sucrante" que la purée écrasée à la main
"maison"). Il faut une portion de pasta raisonnable.
3) Et puis vous avez un bon témoin : votre femme. Faites donc des contrôles de sa
glycémie capillaire 1 heure après la pasta ( 1 portion normale ) et 1 heure après les
patatas ( 1 portion équivalente). Vous verrez, non seulement votre femme sera contente mais le
bébé aussi.
Viva Francia, Viva Italia et bon appétit à la future heureuse maman ! ( con la pasta ! )
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Questions diverses
le 28 Janvier 2003
: de Frédérique
Bonjour ,
Bonjour et félicitations pour la précision de vos réponses, J'ai 31 ans et j'ai
découvert que j'étais DID il y a un mois environ après avoir perdu 7 kg en 3 semaines.
Bref, aujourd'hui après une semaine de "stage" à l'hôpital St Joseph à Paris, je
me sens armée pour essayer de vivre avec mon diabète. Le schéma qu'on m'a
préconisé afin d'éviter d'avoir à le changer en cas de grossesse est le suivant :
NPH matin et soir Actrapid avant chaque repas.
1. J'arrive à peu près à maintenir mes glycémies dans les limites fixées
par mon diabétologue à l'exception de pics aux alentours de 2/2,5 g/l vers 18h certains jours.
Ces pics inexpliqués sont-ils dangereux ?
doivent-ils à tout prix être évités?
2. Savez-vous où je pourrais me procurer les coordonnées de médecins
spécialistes (dermatologue, gynécologue obstétricien...) qui connaissent les
spécificités liées au diabète ?
3. On m'a dit que l'hôpital ND de Bon Secours était un des meilleurs pour les grossesses
diabétiques. Qu'en pensez-vous ? Est-ce une bonne idée (et est-ce possible) selon vous
d'être suivie dès maintenant par un spécialiste de cet hôpital ?
Merci pour vos réponses
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Chère Frédérique
1) Le problème des "pics" glycémiques ne peut être facilement résolu que s'ils
sont toujours dus à la même cause : en fin d'après midi c'est souvent la fin d'action des
insulines (La NPH du matin est en bout de course et l'Actrapid du midi aussi) ou l'insuffisance d'exercice
physique qui sont responsables; En fait vos"pics" sont très modérés mais il vaudrait
mieux les éviter en cas de grossesse. L'essentiel est d'avoir une hémoglobine glyquée
en dessous de 7% (6.5 en cas de grossesse).
2) et 3) Votre diabétologue doit pouvoir vous conseiller sur les collègues avec lesquels il
travaille d'habitude. Et posez-lui aussi la question de l'hôpital qu'il préfère. Plutôt
que de conseiller "en l'air" et bien que ND de Bon Secours soit excellent, je pense que le plus important est la
collaboration directe entre les médecins qui s'occupent de vous.
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Diabète et allaitement
le 26 Janvier 2003
: de Taï
Bonjour ,
Je suis DID depuis 2 ans, actuellement enceinte d'une petite fille qui pointera le bout de son nez au mois de
mai, je souhaiterai savoir si à la naissance je pourrais la nourrir au sein.
Merci.
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Chère Taï
Votre diabétologue a du vous dire que l'essentiel actuellement, dans votre très heureux
état, est d'avoir un diabète bien équilibré. Bien entendu il faut une
insulinothérapie "optimisée" comme disent les spécialistes et des contrôles de
glycémie capillaire corrects. Quant à l'alimentation de la petite fille, sachez que les finlandais
conseillent très très vivement aux mamans diabétiques ( et d'ailleurs aux non
diabétiques aussi ) de nourrir leur enfant au sein. Les français essayant d'être aussi
intelligents que les finlandais, je ne peux que vous encourager à cela et votre diabétologue
aussi. Pourquoi ? Parce que la quasi totalité des mamans n'étant pas des vaches, leur lait ne
contient pas d'anticorps contre les humains, et le risque de diabète chez les enfants, dans la
population générale, diminue. Donc : vive le sein !
Amicalement,
Pr.Léon PERLEMUTER
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Vivre avec un diabétique
le 24 Janvier 2003
: de Catherine
Bonjour ,
J'envisage de vivre avec une personne, diabétique de type 1.
Enfin, suite à un accident, il n'a plus de pancréas. Donc il est insulinodépendant. Pour
lui, c'est évident, moi j'ai besoin des détails pour comprendre. J'apprends beaucoup sur votre
site. Mais je ne comprends pas qu'il soit obèse pour autant, je pense que c'est très mauvais
pour lui. Evidement je veux l'aider à bien vivre, avec tact et pudeur, je suis amoureuse !
Il me dit que sa vue baisse aussi
Merci.
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Chère Catherine
Le meilleur "professeur de diabète" devrait être votre ami, s'il le désire. Il a deux
problèmes à propos desquels l'intervention d'une tierce personne peut être
considérée comme une aide ou comme une intrusion : le diabète et
l'obésité. Le diabète de votre ami est effectivement " simple" : l'ablation du
pancréas entraîne toujours un diabète par privation d'insuline qu'il faut remplacer. Et c'est
cela qui est compliqué. En revanche si le diabète est secondaire à un accident on ne
l'appelle pas diabète de type 1 mais diabète secondaire. La différence ? C'est qu'il n'y a
pas dans ce diabète secondaire de phénomènes immunitaires ( anti-corps, anti-
pancréas, anti-insuline etc.) L'obésité est en revanche beaucoup plus difficile à
maîtriser car il y a plusieurs raisons dont l'une est l'inadaptation de l'insuline, le seconde le
problème de l'alimentation, la troisième, des raisons psychologiques et la dernière est
l'exercice physique. Seul un suivi régulier en consultation de spécialiste et de
diététique peut être efficace. Mais vous avez raison, l'obésité au cours du
diabète insulino-traité
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Aspartam.
le 21 Janvier 2003
: de Nesrine
Bonjour ,
Je suis DID depuis 7ans et je suis enceinte depuis 2 mois je voudrai savoir s'il faut éviter les produits
à base d'aspartam? les produits light en général? Est ce que vous pouvez m'orienter
sur un site web intéressant qui nous informe sur la grossesse des diabétiques?
Merci.
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Chère Nesrine
Je suis toujours effaré de voir combien les rumeurs sont toujours plus répandues que la
véritable information scientifique ! Il n' y a AUCUNE contre indication à l'utilisation de
l'aspartam; Il n'y a aucune particularité de la grossesse chez la diabétique ni du diabète
au cours de la grossesse : le seul impératif, la seule obligation est d'avoir un équilibre
glycémique parfait ce qui nécessite un traitement "optimisé" 4 injections par jour ou
pompe à insuline, un vie régulière et une alimentation normale et
régulière. Votre diabétologue et votre gynécologue vous conseilleront utilement :
ce n'est pas par un site Internet que ces objectifs seront atteints ! Si vous avez besoin d'informations, nous
sommes là.
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Hyperglycémies
le 18 Janvier 2003
: de Chris
Bonjour ,
Merci pour votre site.Je vous avait écrit au sujet d'hyper j'en fait 4 ou 5 par mois mon HB1AC est de 6.4
mais j'ai une rétinopathie au 2 yeux et de graves problèmes rénaux voila pourquoi je
voulais connaître les risques d'une hyper d'une journée (a 4g).
Merci.
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Chère Chris
Une HbA1c à 6,4% est dans la gamme souhaitée, à condition bien sûr que les
hypoglycémies ne soient ni nombreuses ni profondes, ni prolongées. Il est donc probable que
votre diabète est ancien et qu'il n'a pas toujours été équilibré comme
maintenant. Reste la question des pics hyperglycémiques occasionnels. On n'a pas encore
montré leur rôle néfaste mais la logique voudrait qu'il serait préférable de
ne pas en avoir. La vraie question est pourquoi ces pics ? La réponse la plus fréquente est une
mauvaise résorption de l'insuline en particulier dans des lipodystrophies, très
fréquentes dans les diabètes anciens. Notez les endroits où vous avez fait l'injection le
jour où vous faites votre pic hyperglycémique et voyez si c'est reproductible. Parlez-en
à votre équipe diabétologique
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Réponse pompe à insuline.
le 14 Janvier 2003
: de Arslan
Bonjour ,
Je voudrais répondre à Emmanuelle en tant que porteuse de pompe. Les principaux avantages
pour quelqu'un qui est plutôt mal équilibrée ce qui était mon cas également,
c'est un meilleur équilibre, car le débit d'insuline est continu, moins d'hypoglycémie, et
peut-être (je parle à titre personnel une plus grande facilité (bien qu'encore restreinte)
pour perdre un peu de poids). Les inconvénients, le port permanent d'un boîtier de 9cm sur 5.5
d'une épaisseur de 2 cm environ, le fait est également que le contrôle des
glycémies capillaires doivent être plus nombreuses (4 à 6/j environ, c'est le plus dur pour
moi). Voilà, si autre question pas de problème! Bon courage!!!
Merci.
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Pompe à insuline.
le 10 Janvier 2003
: de Emmanuelle
Bonjour ,
DID depuis 7 ans, agée de 35 ans, j'ai 5 injections quotidiennes (rapide et lente le matin, rapide
à midi et rapide et lente le soir) et malgré ce traitement, j'ai de grandes difficultés
à équilibrer mon diabète. Mon diabétologue m'a suggéré de
réfléchir à la pose d'une pompe à insuline. Depuis, j'essaie d'imaginer la vie
avec une pompe, j'ai consulté certains sites afin de me renseigner, mais j'aimerais obtenir des
témoignages précis de personnes traitées par pompe de façon à
connaître le quotidien, les avantages, les inconvénients et l'acceptation du port de la pompe.
Merci.
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Chère Emmanuelle
Il n'y a que vous qui pourrez dire si le port d'une pompe vous plait ou non ! D'une manière
générale, dans des cas comme le votre c'est souvent un soulagement. Mais... il y a des
"pompophiles" absolus et des "pompophobes" résolus. Après tout, Ii ne s'agit jamais que d'un
système d'injection d'insuline assez banal. Et votre diabétologue peut parfaitement vous faire
rencontrer des personnes porteuses de pompe, si elles en sont d'accord. Mais cela ne résoudra pas
votre problème personnel. Avantages de la pompe : une insuline administrée en continu
à faibles doses et des unités supplémentaires à faire avant les repas de
façon souple. Moins d'hypos. Inconvénients : le petit boîtier à porter. On s'habitue
assez vite. La maintenance technique est maintenant assurée par des prestataires de service. Et puis,
l'essayer n'est pas forcément l'adopter !
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Hypo/hyperglycémies et Grossesse.
le 10 Janvier 2003
: de Chris
Bonjour ,
j'aimerais savoir si un coma hypoglycémique ou une hyperglycémie sévère
peuvent faire perdre un enfant dans les trois premiers mois de grossesse? Quels sont les risques d'une hyper
glycémie à 4g. de temps en temps?
Merci.
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Chère Chris
Les interruptions brutales de grossesse sont statistiquement plus fréquentes au cours des
diabètes mal équilibrés. De telles interruptions ont été observées
à la suite de cétoacidoses et beaucoup plus exceptionnellement au cours
d'hypoglycémies sévères prolongées. La pratique des traitements
optimisés (plusieurs injections d'insuline par jour ou pompes à insuline externes) permettant de
limiter la fréquence et l'intensité des incidents à considérablement réduit
le risque fœtal. Le risque d'une hyperglycémie à 4g., de temps en temps, est de provoquer
un peu de somnolence et de maux de tête pendant une heure ou deux; Mais que signifie " de temps en
temps" ? Un dosage d'hémoglobine glyquée permet de savoir s'il existe ou non un
problème d'équilibre du diabète, donc de traitement.
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Glucodose. (Communiqué du laboratoire)
le 10 Janvier 2003
Bonjour ,
Coûteuses officines ! Suite à notre réponse concernant l'utilisation de Glucodose en cas
d'hypoglycémie ( très bon produit ) et notre réserve sur le prix, le fabricant nous envoie
l'information suivante : " Pour information la boite de GLUCODOSE ULTRA RAPIDE est vendue en pharmacie
8,47 Euros, prix recommandé. Le prix relevé de 15 euros semble malheureusement provenir
d'officines qui pratiquent des dépassements de marges. Bien cordialement "
Merci.
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C'est encore mieux quand c'est moins cher.
Amicalement,
Pr. Léon PERLEMUTER
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Forum 2003 / Page 12
Grossesse
le 7 Janvier 2003
: de Hélène
Bonjour ,
Je suis DID depuis 15 ans, sous pompe depuis 2 ans, et suis suivie à Paris.
Je prévois une grossesse pour
bientôt (quand elle se présentera, puisque je viens d'en faire une extra-utérine),
mon diabéto me dit qu'il
faudra que je le consulte tous les 15 jours, et que je serai sûrement arrêtée pour
le travail. Dois-je réellement
supporter ça car les visites à Paris me donnent beaucoup de trajet et
ne plus travailler je risque de péter un plomb!!!
Merci.
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Chère Hélène
On conçoit très bien l'inquiétude de votre diabétologue après
une grossesse extra-utérine. La surveillance est
effectivement très étroite, surtout les premiers mois de la grossesse.
Et lorsque vous verrez que tout se passe
bien, non seulement vous ne "péterez pas un plomb" mais vous serez très contente !
Amicalement,
Pr. Leon PERLEMUTER
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Lipodystrophies.
le 6 Janvier 2003
: de David
Bonjour ,
J'ai un problème qui m'inquiète beaucoup et j'aimerais avoir votre avis.
J'ai 26ans, diabétique
insulinodépendant depuis 13 ans. Il y a quelques mois, j'ai dû changer mes zones
d'injections à causes de lipodistrophies. Mon diabétologue m'a aussi fait changer
mes aiguilles, car elles étaient trop longues,
maintenant elles font 8mm. Depuis ce moment, j'ai eu des taux de glycémies
très élévés à n'importe quel
moment de la journée. Mon hémoglobine glyquée est à 7,4%.
Mon diabéto m'a dis que c'était des rebonds et
effectivement il avait raison. Donc j'ai baissé les doses et les taux ont baissés aussi.
Et c'est là qu'est mon problème, car je m'inquiète de devoir baisser les doses
autant, ça ne me paraît pas normal. Depuis 13 ans, je faisais les mêmes doses :
- matin : 4 rapide et 28 intermédiaire (novo nordisk)
- soir : 4 rapide et 8 intermédiaire
Maintenant je fais :
- matin : 2 rapide et 26 intermédiaire
- soir : pas de rapide et 6 intermédiaire.
C'est écart important m'inquiète......avant j'aurais jamais pû faire ces doses,
j'aurais été haut. Qu'en pensez vous ??
Merci.
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Cher David
Le fait d'avoir une meilleure résorption de l'insuline du fait de l'absence d'injection dans
les lipodystrophies, est déjà un acquis important qui explique la diminution des doses.
Le taux d'HbA1c n'est pas mauvais mais améliorable. Parlez à votre diabétologue
d'une répartition optimisée de l'insuline (3 à 4 injections par jour).
Amicalement,
Pr. Leon PERLEMUTER
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Diabétologie : pas de progrès !.
le 4 Janvier 2003
: de Alexandre
Bonjour ,
Je fais régulièrement des visites sur les sites qui parlent de ma maladie (DID).
Je vois combien les laboratoires sont fiers de communiquer sur leurs progrès
réalisés depuis des décennies tant sur le plan de la
recherche que sur celui de l'équipement des malades. Pourtant voyant d'une manière
globale et scientifique les causes du diabète de type 1, je me demande toujours pourquoi avec
les capacités actuelles, non pas
encore de la thérapigénie, mais de l'électronique, les laboratoires pharmaceutiques
et même l'état qui financent les traitement n'ont pas mis au point un système de
pompe à insuline intelligent capable de délivrer
l'insuline dans l'organisme selon les besoins du patient. En gros il s'agirait avant de trouver une solution
définitive au diabète de type 1, de donner aux malades une vie plus sereine. Or, la raison
me paraît évidente, un tel système entraînerait moins d'insuline vendue, moins
de tests, moins de testeurs... Je crois pour ma part que le frein essentiel d'avancées en
matière de recherche sur le diabète est économique : quoi de plus
séduisant qu'un client, pardon, un malade, aussi dépendant pour des firmes comme Lilly
ou Novo ? Guérir du diabète mais cela ferait une manne en moins pour ces laboratoires !
Je me souviens, il y a de cela 1 an environ, à la Maison des sciences à Paris, ayant
participé à une tribune sur le diabète avoir entendu la responsable commerciale de
Novo dire, je cite : " En France, les malades ne consomment pas assez d'insuline ". Très bien, je
demande alors à cette personne et autres s'il nous considère vraiment comme des
consommateurs ? En tous les cas je suis prêt pour ma part à défendre mon point
de vue avec ces personnes qui ont à tort tendance à considérer les diabétiques
comme des consommateurs heureux de pouvoir s'injecter
leurs produits. Personnellement si je vous dis cela c'est que depuis 15 ans que je suis malade peu de
progrès ont été faits et je crois que cela va durer
Merci.
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Cher Alexandre
Heureusement pour vous que vous n'êtes pas né avant 1922 : votre diabète vous
aurait rapidement tué faute d'insuline ! Heureusement pour vous, vous êtes à
une époque où les progrès, grâce aux firmes
pharmaceutiques, ne vous en déplaise, sont constants et remarquables. Et je ne suis
aucunement inféodé à une quelconque firme, non plus que notre Association !
Les progrès ? Nouvelles insulines parfaitement purifiées et permettant à chacun
de vivre normalement (avec ses contraintes), nouveaux médicaments antidiabétiques,
nouvelles façons de faire ses injections avec le maximum de confort, nouvelles façons
de se surveiller. Ces progrès sont spectaculaires : demandez à n'importe quel
diabétique ancien, très ancien. Le procès que vous intentez concernant
un éventuel " blocage " de la recherche sous prétexte de vendre ce qui
existe déjà ne peut être retenu. Bien au contraire les compagnies sont à
la recherche constante de nouveaux produits plus perfectionnés et innovants que les anciens.
Et le moteur essentiel de cette recherche est... le profit ! Immoral ? je vous en laisse le jugement,
mais efficace, certainement ! Evidemment tout progrès se paie. A la société de le
contrôler, et croyez-moi, elle s'y entend fort bien ! Actuellement la recherche portant sur une
pompe implantable et automatique, bref un pancréas artificiel, est menée par la firme
US Medtronics, déjà fabricante d'excellentes pompes externes et implantables.
D'autres sociétés comme Disetronics sont sur les
rangs. Quant aux médicaments anti-rejet, en vue d'implanter des îlots de Langerhans
ils sont l'objet de recherches assidues de la part de firmes dont certaines fabriquent déjà
des produits utilisés dans le traitement
du virus du SIDA. Enfin, il est parfaitement exact que beaucoup de diabétiques en France,
qui absorbent des quantités trop importantes de médicaments devraient depuis
longtemps être traités par l'insuline, comme le montre la comparaison avec nos voisins
européens. Que la "commerciale" de Novo vous ait choqué est possible, mais elle a
certainement raison sur le fond : l'insuline est une hormone de vie, pas un médicament.
Alors ? Pas de progrès dans le diabète depuis 15 ans ?
Je laisse la parole aux visiteurs de notre site.
Amicalement,
Pr .Leon PERLEMUTER
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Pompes implantables
le 2 Janvier 2003
: de Yoann
Bonjour ,
Je m'appelle YOANN, je suis diabétique et je vais aux séjours AJD, et je voulais savoir
si on pouvait implanter des pompes à insuline ( celle qui a été implantée
chez un adulte à Montpellier et qui est électronique : elle mesure le taux de sucre et
distribue l'insuline automatiquement ) chez les enfants. Je pose cette question car j'habite à Aurillac
et il n' y a même pas de diabétologue ni de service dans ce domaine dans les deux
hôpitaux de la ville.Meilleurs voeux
Merci.
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Cher Yoann
L'implantation pratiquée à Montpellier fait partie d'un programme international d'essai
de " pancréas artificiel". Tous les problèmes ne sont pas encore résolus mais,
pour la première fois, la lumière est au bout du tunnel.
Actuellement, compte tenu de la nécessité de faire des études précises et
de durée assez longue, seuls des protocoles sont à l'essai. Quant au fait qu'Aurillac n'a pas
de diabétologue il me paraît que seule une démarche collective de patients et
d'Associations pourrait être efficace. Bonne année
Amicalement,
Pr. Leon PERLEMUTER
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Produits "light".
le 2 Janvier 2003
: de Ramina
Bonjour ,
Je suis diabétique de type 1 depuis sept ans, mon HBA1c est inférieur à 7,5.
Ces derniers jours j'ai des hyperglycémies et moi j'ai cru que c'est dû aux produits light que
je consomme, est-ce vrai? Et est-ce qu'il faut consommer les produits light avec modération
(comme ceux qui sont supposés être sans sucre mais on
mentionne leur apport en glucides comme les chocolats light.?
Merci et Bonne Année à tous
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Chère Ramina
Il
y a effectivement des produits "light "mais sucrés. La plupart du temps
ces produits contiennent moins de saccharose et le fructose (dont le
goût sucré est très puissant) remplace le saccharose. Ces produits, en
poids et quantité équivalents, sont moins hyperglycémiants que les
aliments "normaux" correspondants. Mais il s'agit d'une question de
quantité : 300 g. de chocolat "light" sucrent autant que 150 g. de
chocolat "normal". Alors ? Que faire ? Il faut attentivement lire la
composition du produit "light" et savoir qu'il n'y a pas de produit non
sucrant (sauf ceux à base d'aspartam). Tout est question de quantité et
d'intelligence.
Amicalement,
Pr. Leon PERLEMUTER
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